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mar, 10/03/2015 - 00:00 La synthèse est en cours de rédaction.

De quoi parle-t-on ?

Direction du numérique pour l’éducation
le 20/01/2015 - 00:00

Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives

Depuis quelques années, les enseignants sont de plus en plus nombreux à intégrer les usages du numérique à leurs pratiques et si 97% d’entre eux estiment que cela peut leur permettre d’améliorer la qualité de leur enseignement, en les aidant à diversifier leur pédagogie et à améliorer le suivi des élèves, en pratique, beaucoup ont tendance à utiliser le numérique essentiellement pour préparer leurs cours et reproduisent en classe des pratiques qui restent traditionnelles et peu innovantes. Les enquêtes nationales et académiques montrent que seulement 10% des enseignants organisent des séquences pédagogiques s’appuyant sur la manipulation d’outils numériques par les élèves et peu donnent des devoirs à la maison nécessitant l’usage d’un ordinateur et d’une connexion Internet. 83% des enseignants n’ont jamais recours à cette pratique (enquête Profetic 2014).

Les principaux freins repérés à la généralisation de ces usages portent sur les conditions matérielles, la connexion à l’internet, l’équipement des élèves, l’accès aux ressources numériques, ainsi que l’insuffisante formation des équipes aux usages pédagogiques du numérique.

Dans ce nouveau contexte, les questions posées sont :

  • En l’état actuel, comment le numérique peut-il contribuer au renouvellement et à la diversification des pratiques pédagogiques ?
  • Quels sont les besoins en termes d’équipement, d’accompagnement et de formation, d’accès aux ressources ?

Quels défis ? Les enjeux

Proposer un défi
Dan Lty
#1131, le 09/03/2015 - 18:27

Le numérique pour faire évoluer le travail en lycée

 >> « Numérique éducatif : faut-il désespérer des politiques publiques ? »
d’accord dans l’ensemble avec l’analyse de Jean-François Cerisier (Labo TECHNE, U. Poitiers)
sur la nécessité d’une dynamique collective, favorable à la prise d'initiatives, dans l’articulation entre programmes officiels et injonctions de l’inspection, travail au quotidien en classe et état de la recherche.
http://www.forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/debat/33/avis/971
Le CNNum a aussi rédigé un rapport Jules Ferry 3.0

Ce « forum » n’évite pas les défauts : une approche trop généraliste pour être vraiment efficace (utiliser un ordi en cycle 2, est-ce la même chose que de le faire en classe de première, scientifique ou littéraire ?), 200 contributeurs pour la question la plus populaire, une juxtaposition de points de vue plutôt qu’un dialogue entre acteurs sur le fond.

La question de l’informatique puis du numérique en Education est récurrente depuis plus d’une génération.
Avec une double dérive fréquente :
- Oublier ou dénigrer ce qui a été tenté par nos devanciers en fonction de la technique alors disponible (comment faire de la cartographie avec un écran en 40 colonnes !).
- Accorder trop de place aux communicants dont le métier repose en partie sur l’abus des superlatifs et des promesses intenables. Les discours maximalistes de rupture sont dangereux. Pourquoi laisser croire qu’une machine pourrait remplacer des professeurs ? Pourquoi exiger de l’informatique de remplacer tout ce qui marche en ce moment ? Veut-on faire de tous lycéens des programmeurs professionnels ?

A l’échelle des lycées, l’essentiel c’est de partir de ce que l’on veut enseigner et de ce qu’un ordi peut apporter au travail des élèves dans la classe.
Veut-on donner la priorité aux outils qui permettent de Traiter des données (cf la carto en géo) ?
Veut-on seulement exploiter la capacité de publication et de consultation en ligne ?
Pour les séries techniques et technologiques, la réflexion a été faite.
C’est moins simple pour les séries générales, surtout littéraires.

Si l’on veut se donner des chances de réussite, il faut partir des conditions réelles de travail en classe.
Dans les séries techniques, les effectifs sont adaptés à l’équipement des salles. En série générale, travailler avec des ordis dans une classe de 36 lycéens, c’est techniquement difficile et c’est un non-sens sur le plan de la pédagogie.
Salles équipées ou BYOD (matériel personnel), la question des machines a été évoquée par d’autres. Il paraît raisonnable de partir des usages développés par les jeunes avec les outils numériques d’aujourd’hui.
La gestion du temps est aussi essentielle : des programmes conçus pour être traités en survol speedé ne permettent pas une réelle appropriation par tous les lycéens. Faire des études de cas exige un temps précieux : ainsi concevoir, afficher et analyser une carte statistique prend davantage de temps que la paraphrase d’une carte déjà présente dans un manuel.

Deux pistes ont été mises en avant lors de l’arrivée des ordinateurs : l’écriture collective, la correspondance scolaire. Elles n’ont guère réussi.
La correspondance a été, avec l’imprimerie de textes écrits par les élèves, un des éléments forts de la pédagogie Freinet. Elle aurait pu se développer en bénéficiant de l’évolution technique. Pour l’instant, il n’en a rien été.

L’écriture à plusieurs mains était envisageable, même si les traitements de texte ne le permettent pas toujours. Dans un système scolaire fondé sur la compétition et la notation individuelle, la hantise du plagiat l’a emporté sur les promesses de la coopération et de la mutualisation.
Paradoxalement, c’est en dehors du lycée que l’écriture collective a connu sa plus grande réussite. Les articles de Wikipedia sont écrits par des milliers d’internautes passionnés par un sujet, chacun pouvait affiner, enrichir (voire contredire) le travail amorcé par d’autres.  Des versions spécifiques développées pour un public de collégiens ou de lycéens existent. Elles auraient pu tirer parti de l’intelligence collective des lycéens et des enseignants. A ce jour, elles sont peu fréquentées, et elles végètent, faute de contributeurs convaincus de l’intérêt d’un tel support scolaire. Une piste à explorer à la lumière de l’Ecole numérique ?

 

 

Conseil national du numérique - Rapport Jules Ferry 3.0
#1128, le 09/03/2015 - 17:51

Ecouter les professeurs pour construire ensemble l'école de la société numérique

Aujourd’hui on achète des équipements et on demande aux professeurs de s’y adapter. Pour développer le numérique scolaire, il faut changer de méthode, rompre avec la logique de l’offre et de l’assignation, étudier avec les professeurs leurs besoins réels, pour qu’ils travaillent avec aisance,
explorant leur liberté pédagogique et conservent le temps de la relation avec les élèves. “Nous allons vers un véritable design des formations, c’est-à-dire une conception de services numériques au plus proche des élèves. L’école acteur majeur du partage des connaissances via le numérique, c’est une chance pour une industrie vraiment créative. Professeurs et entrepreneurs peuvent “pousser” ensemble un véritable web de l’apprendre.”

Les recommandations complètes dans le rapport du CNNum "Jules Ferry 3.0, Bâtir une école créative et juste dans un monde numérique"

http://www.cnnumerique.fr/education-2/

AFDEL
#1124, le 09/03/2015 - 17:30

DEVELOPPER URGEMMENT L’EDUCATION GRÂCE AU NUMERIQUE A L’ECOLE

Plusieurs études montrent l’impact positif du numérique sur les résultats des élèves. Le numérique, dans le cadre d’un développement accompagné, est en effet porteur de plusieurs améliorations significatives pour l’éducation. Il peut faciliter grandement la personnalisation de l’enseignement et le suivi individuel des élèves par les professeurs (pendant et après la classe), le travail en autonomie (grâce à des outils « auto-adaptatifs » correspondant à l’âge et aux profils spécifiques de l’élève), mais aussi le travail collaboratif ; il permet de mobiliser, pendant les temps scolaires et en dehors, des ressources auxquelles les professeurs et les élèves n’auraient pas tous accès autrement (visite de musées virtuels etc.) ; il rend possible une grande interactivité et peut générer une hausse de l’attention (tableaux interactifs, quizz, usage des serious games à l’école etc). Il permet aussi une meilleure interaction entre la communauté éducative et les parents d’élèves afin de mieux les impliquer dans le processus pédagogique, et le suivi de la progression des élèves ou de leurs difficultés. 

Les effets positifs du numérique sur l’éducation ne sont donc plus à démontrer ; c’est pour toutes ces raisons que l’AFDEL appelle le gouvernement à donner, sans tarder, une impulsion forte en matière de e-éducation. 

Jonathan Tessé
#654, le 06/02/2015 - 12:14

Réussir l'accompagnement et la formation

La question de la formation, et de l'accompagnement est essentiel face à un domaine qui évolue très vite, peut-être trop vite en comparaison avec la capacité d'adaptation de notre institution.

Dans le premier degré, il existe des personnels reconnus pour leurs compétences pédagogiques et leurs capacités de veille et d'adaptation aux nouveaux outils, aux nouveaux services, aux nouveaux usages. Des personnels qui au quotidien recherchent les plus-values pédagogiques là où on ne les voit pas toujours.

Ces personnels ont des conditions d'exercices de leurs missions très différentes en fonction des académies, voire même des départements.

Il est difficile de nommer ces personnels car ceux-ci portent pas moins de 37 dénominations différentes sur le territoire.

Ce sont les ATICE, IAI, FTICE, ATUIC, MATICE, ATIC, FIP, CPTICE, etc.

Nous les appellerons les xTice, x comme variable, et x comme anonyme.

 

Le quotidien des xTice est fait de formation et d'accompagnement, mais bien des aspects de leurs missions seraient à améliorer.

 

  1. Au moins un xTice à temps plein par circonscription. C'est le minimum pour avoir le temps d'accompagner les enseignants, d'aller dans les écoles, dans les classes mais aussi auprès des élus. C'est également le minimum pour un travail en étroite collaboration avec l'équipe de circonscription, en particulier avec les conseillers pédagogiques.
  2. Des missions clarifiées. Une part importante du temps est actuellement dévolue à des tâches administratives. Ces tâches administratives reviennent aux xTice car il y a un manque de formation des autres personnels des équipes de circonscription ou des services départementaux. Le xTice ne doit pas être le seul à être capable de créer des fichiers « tableur ». De même que l'assistance à l'utilisation des applications administrative de gestion d'école ne relève pas de l'expertise technico-pédagogique des xTice.
    De plus, les missions attribuées actuellement aux xTIce sont extrêmement variables d'un département à l'autre alors même que les besoins sont similaires.
  3. Une place recentrée sur l'école. Les xTice sont amenés à accompagner les enseignants dans leurs classe, avec l'équipement existant, en mettant l'accent sur la pratique pour provoquer de nouvelles utilisations et faire évoluer les pratiques. Malheureusement, les xTice ne peuvent se déplacer suffisamment car les remboursements sont insuffisants. Trop souvent, les xTice doivent pallier au manque de budget en finançant de leur poche plusieurs centaines d'euros de déplacement. En conséquence, le risque que les xTice restent davantage derrière un bureau que sur le terrain est grand.
    Les xTice devraient aussi avoir les moyens de dynamiser les échanges entre les enseignants porteurs d'initiative au sein des écoles.
  4. Une formation spécifique. Bien qu'en situation de former ses collègues, le xTice ne bénéficie que trop rarement de possibilités de se former. Même la participation aux salons soutenus institutionnellement est difficile, voire impossible. L'auto-formation et la co-formation, bien qu'essentielles, ne suffisent pas à maintenir les xTice au niveau d'expertise nécessaire. Les formations sont des possibilités de prendre du recul sur sa pratique, de découvrir de nouvelles pistes, de se confronter à la théorie,...
  5. Une reconnaissance. En bonne voie, celle-ci est jusqu'à présent manquante. Occuper un poste qui sert de variable d'ajustement à chaque carte scolaire ne contribue pas à la reconnaissance du rôle essentiel des xTice dans l'évolution des pratiques. Un cadrage national, tant au niveau des missions qu'au niveau indemnitaire est impératif.

 

Dominique Arbieu
#870, le 16/02/2015 - 07:26

Indispensable formation (1er degré)

Il est devenu un lieu commun que de d’affirmer que :

  • l’intégration des TUIC dans l’enseignement scolaire est désormais une nécessité incontournable pour ancrer résolument l’éducation des élèves dans les réalités technologiques actuelles et à venir, et tendre vers une meilleure efficacité pédagogique.

Autre lieu commun ou autre affirmation établie par maintes recherches :

  • les facteurs formation et accompagnement de proximité sont déterminants dans l’évolution des pratiques pédagogiques chez les enseignants.

Il existe dans le premier degré une « organisation » qui s’est imposée par nécessité au fil des 15 dernières années dans les départements et qui repose sur l’affectation de personnels enseignants à des missions pour tout ce qui concerne le numérique.

Ces formateurs TICE œuvrent en particulier par des actions d’accompagnement et de formation auprès des collègues et au plus près des équipes pédagogiques, formations de celles qui sont les plus efficaces pour faciliter la transformation des comportements professionnels dans le sens d’une réelle utilisation des TUIC au service des élèves.

Le numérique prenant inexorablement sa place dans notre système au fil des ans la multiplication des « dossiers » à traiter par formateurs TICE devient telle qu’un éparpillement de leurs actions néfaste à leur efficacité en terme de formation est à redouter.

En l’absence de cadre national définissant leurs missions et les moyens à y consacrer dans chaque département, en période de pénurie (de postes) il est à craindre ces moyens soient menacés.

Ne faudrait-il pas, au contraire, à l’image de l’effort fait en son temps pour l’EPS (1 poste de formateur EPS dans chaque circonscription du 1er degré) et pour que les actes rejoignent enfin les discours accorder au minimum le même crédit au « numérique » ?

A l’heure où l’on parle de « fracture cognitive » ou s’affiche plus que jamais l’objectif permanent d’égalité des accès aux savoirs peut-on laisser se creuser cet écart entre le monde vécu par nos élèves et monde scolaire ? Fossé qui pénalise, avant tout, comme le démontre toujours enquêtes et recherches, les élèves issus des milieux « socio-culturellement défavorisés »

Jamais l’introduction de matériel dans une classe ne provoquera par je ne sais quel automatisme fantasmé, son utilisation pertinente en matière de pédagogie. C’est pourquoi l’entrée par la formation et son suivi me semblent indispensables à une réelle appropriation des outils numériques par les enseignants. Un embryon de structure formative existe pour le premier degré, il est à développer, repenser peut-être mais en tous les cas d’une existence indispensable.

 

 

 

Philippe TASSEL
#917, le 17/02/2015 - 16:24

Réussir le numérique !

 

Faire confiance aux professeurs des écoles
Le numérique oblige à faire confiance au professionnalisme des professeurs des écoles pour :

  • travailler en liaison avec les formateurs TICE,
  • explorer, débroussailler, avoir le droit de s’égarer, analyser leurs pratiques, les faire évoluer,
  • choisir les outils utiles à leurs intentions pédagogiques, y compris des outils non institutionnels, sans le frein des autorisations systématiques,
  • respecter la confidentialité de l’identité et des données des élèves sur les réseaux sociaux, les applications et services en ligne,
  • éveiller, chez les élèves, le goût du débat et de la mise à distance des contenus rencontrés.

Enseigner autrement
Le numérique, c’est chercher, produire, communiquer, échanger, collaborer, construire, se tromper, refaire.
Les enseignants d’aujourd’hui ont eux-mêmes appris avec une pédagogie magistrale. Une culture de la pédagogie de projet est donc à construire. Non par injonctions et par tableaux bord, mais en favorisant, chez les professeurs des écoles l’initiative, la recherche, l’échange, l’analyse, la réflexion personnelle permanente en lien avec leurs réseaux professionnels.

Former et accompagner
Depuis trente ans les formateurs TICE du 1er degré se sont construit une solide culture du numérique sans cesse actualisée, analysée et reconstruite. La pérennité de cette culture est assurée par un ensemble cohérent d’outils de confrontation d’idées et d’expériences, ainsi que de dispositifs pour en conserver la mémoire.
Ils connaissent les enjeux du numérique pour notre société et notre avenir.
Ils font une veille pédagogique, une veille technique et une veille citoyenne.
Ils connaissent les leurres, les intérêts et les difficultés du numérique.
Proches du terrain, ils forment et accompagnent les professeurs des écoles, suscitent des engagements, suggèrent des pistes, débloquent des situations, favorisent les échanges entre pairs et soutiennent les expérimentations.
Ils aident à la régulation des pratiques pour qu’elles respectent une éthique professionnelle.

Équiper
La première urgence est d’équiper chaque classe d’un ordinateur, ou d’une tablette, connecté à un réseau rapide, avec un vidéoprojecteur fixe.
Très rapidement, chaque classe doit être équipée d’un pôle de trois à cinq ordinateurs, ou tablettes, connectés, disponibles en permanence.

Hervé Lalimace
#36, le 20/01/2015 - 19:19

Mettre en place au niveau national une proposition d'environnement de travail basée sur les logiciels libres, adaptés à l'éducation.

Pourquoi n'impulserait-on pas la création et la mise en place d'un environnement basé sur les logiciels libres type GNU/Linux, estampillé "éducation nationale" qui permettrait, pour le primaire (mais pas seulement) de standardiser les offres logicielles et résoudre le casse-tête des mairies ne sachant pas forcément comment équiper les classes?

On pourrait imaginer l'offre logicielle de cette OS autour des suites comme LibreOffice, Sankoré pour les TBI, GIMP pour la retouche d'image, et bien d'autres...

En utilisant ces logiciels, et SEULEMENT ces logiciels, en faisant leur promotion à travers les formations et les vidéos de m@gistère, nous changerions pour le meilleur les habitudes de milliers d'élèves en les rendant actifs dans la participation au developpement de ces logiciels libres.

Sylvie Duczynski
#83, le 21/01/2015 - 09:41

Offrir aux enseignant des espaces de communication, de mutualisation et d'échanges de ressources et de moyens

L'accent, et les moyens, sont mis, trop et trop souvent, sur la communication descendante.

Favoriser le partage entre pairs, et doter ce poste de moyens suffisants, est non seulement un défi, mais aussi un devoir.

Privilégier le descendant, et oublier le collaboratif est à contre-courant de l'esprit de la communication numérique, qui est, qu'on le veuille ou non, l'esprit de notre époque.

Il faut encourager l'auto- et la co-formation, c'est à dire les accompagner, les doter, leur accorder toute l'attention qui leur est due, et les faire suivre de retombées concrètes, en terme de reconnaissance qualifiante.

 

Lilian BERNON
#102, le 21/01/2015 - 10:43

Gestionnaires réseaux

Je viens porter à l'attention de tous le fait que les gestionnaires des réseaux informatiques de nos collèges avaient jusque là des heures de décharge pour pouvoir entretenir une quantité de matériel sans cesse grandissante. A la prochaine rentrée, ces heures seront supprimées pour être remplacées par une prime annuelle. Il s'agira donc de faire du travail en plus non compris dans l'emploi du temps hebdomadaire. Beaucoup de gestionnaires parlent déjà de ne plus entretenir le matériel... Faut-il vraiment continuer à équiper les établissements si personne ne se charge d'en assurer la maintenance ?

jean-louis
#265, le 23/01/2015 - 10:58

Personnel TICE

L'outil informatique prend une place de plus en plus importante dans l'éducation.
Cependant, les établissements n'ont pas de personnel pour s'occuper de la maintenance des outils informatiques. Le responsable TICE ne peut pas avec les quelques heures de décharge s'occuper de la maintenance de tout un établissement et les équipes mobiles d'agents territoriaux ne sont pas suffisamment nombreux pour répondre aux besoins d'une académie. C'est bien d'équiper les établissements et d'informatiser tous les services mais il n'y à personne pour s'en occuper.
Je prendrais par exemple mon cas, je suis technicien informatique, je m'occupe de la maintenance dans un collège depuis neuf ans. Pendant ces neuf années j'ai eu deux contrats différents.
Je suis entré avec un contrat d'avenir, 1 an renouvelable trois fois, à vingt-huit heures par semaine. Après ces trois années, vu que je faisais très bien l'affaire, on m'a proposé un contrat d'A.E.D, 1 an renouvelable six fois, à 38 heures par semaine.
Cette année est la dernière pour moi et l'établissement va devoir chercher une personne pour prendre la suite.

Donc après neuf années je vais être remercié et me retrouverais sans emploi.

Je pense qu'il serait bien de créer un poste de technicien informatique dans chaque établissement.

Stéphanie de Vanssay
#9, le 19/01/2015 - 13:52

Le numérique un levier pour les pédagogies actives et inversement

Le numérique, parce qu’il est fondamentalement lié à la communication et à la contribution collective, remet à l’ordre du jour les pédagogies actives et de projet.

 

La pédagogie Freinet par exemple peut intégrer de façon naturelle le numérique pour s'exprimer, produire des écrits (ou des images, vidéos...), les publier et répondre aux réactions éventuelles qu'ils suscitent.

 

Et inversement le numérique, parce qu'il suppose des élèves acteurs par rapport aux contenus qu'ils doivent chercher, trouver, trier, valider, synthétiser, remixer ou même produire de bout en bout, suppose la mise en oeuvre de pédagogies actives et de projet.

 

De même le travail collectif est plus que jamais à l'ordre du jour : travailler ensemble, coopérer, collaborer, contribuer... doivent absolument être des modalités travaillées à l'école avec et sans numérique.

 

 

Vincent Dromby
#916, le 17/02/2015 - 13:28

Pas de développement du numérique sans équipements et formation de masse !

En préalable à tout débat sur le bien fondé de l'utilisation des technologies fondées sur le numérique il faut à mon avis distinguer deux choses essentielles, qui ne sont pas toujours clairement énoncées. L'utilisation du point de vue de l'enseignement et du point de vue des apprentissages.

En effet, les professionnels de l'école ont, par expérience, toujours du mal à différencier ce qui ressort de l'enseignement (point de vue du prof) et ce qui ressort des apprentissages (point de vue de l'apprenant). Sans aller plus loin dans l'étude ce cette dichotomie dont les éléments s'inter-pénètrent et qui sont en relation constante et complexe dans la classe... Il faut constater que les enseignants qui utilisent le numérique (pour faire court) pour leur travail de classe, sont de plus en plus nombreux. Pour ceux qui arrivent dans le système, les jeunes titulaires et les moins jeunes d'ailleurs, c'est quasiment une évidence : cahier journal, fiches de préparation, supports de travail (quand ils ne sont pas récupérés et réutilisées tels quels sur Internet)... Mais, dans une très forte majorité des cas, cet ambryon de culture numérique n'est pas transposé dans les processus d'apprentissages des élèves... ! J'ose espérer que lorqu'on parle de refonder l'école et de la nécessité d'y développer le numérique, on se place bien du point de vue des apprentissages sinon, quel en serait l'intérêt ?

Pourquoi ? Parce que c'est difficile ! Parce qu'également, ça s'apprend ! Même dans une école où les équipements sont suffisants, les enseignants sont rares à se lancer dans l'utilisation des machines (ordinateurs dans la plupart des cas). Certes il faut partir d'un postulat : l'utilisation des outils numériques, des logiciels...sont un levier, une plus value pour les apprentissages, notemment pour les élèves en difficultés...

Et puis...cela nécessite de se mettre en danger, potentiellement en échec, face à des outils dont on suppose une meilleure maîtrise de la part de ses propres élèves ! C'est ce manque de culture du numérique, de ce point de vue, qui manque cruellement. Il faut donc une formation de masse de tous les enseignants, même pour ceux qui sont à quelques années de la retraite ! Pas sur deux jours ou une semaine, mais plusieurs semaines, avec des allers et retours en classe pour mettre en place et tester des pratiques, des logiciels...Il faut donc créer une véritable "armée" de remplaçants pour former tout le monde. Et quand bien même, cela ne suffira pas... car toute formation destinée à bousculer des pratiques bien en place depuis des dizaines d'années nécessite un accompagnement une fois de retour en classe. Dans cette formation et cet accompagnement, les "x" tice jouent un rôle prépondérant. Car il s'agit bien de changer, faire évoluer des pratiques de classe, des habitudes fondées le plus souvent sur un enseignement frontal devant un tableau...

J'entends parfaitement bien les enseignants qui se seraient bien engagés dans de nouvelles pratiques mais qui ne le peuvent pas à cause du manque de formation, malgré la présence de matériels dans leur école. Les enseignants qui franchissent le pas, et qu'on peut encore considérer comme des pionniers se comptent encore sur les doigts de la main. J'entends aussi parfaitement bien les enseignants qui ne peuvent pas s'engager à cause du "manque de matériel" dans leur école. Et puis...

Tout cela pour en venir au problème des équipements. Nous dépendons à l'école du bon vouloir et des choix politiques des communes. Cela crée de très fortes inégalités entre les écoles de communes qui sont parfois très proches, voire entre les écoles d'une même commune, dont certaines seront très bien équipées et les autres pas du tout. Le vidéoprojecteur se généralise malgré tout en tant qu'outil d'enseignement, mais pour que les élèves puissent manipuler, il faut des ordinateurs ou des tablettes ! Le problème de la maintenance et de la mise à niveau n'est pas non plus à négliger. Des communes s'engagent maladroitement dans des projets d'équipements, sans prendre en compte ce facteur pourtant primordial. Là aussi le "x"tice est d'une aide précieuse dans la conception et le suivi des marchés.

Ainsi, toute volonté d'impliquer les enseignants dans le numérique sera mise à mal si l'état ne s'implique pas lui-même dans un plan d'équipement en concertation avec les communes (pour les écoles)... En évitant les affres du plan de 1985 bien évidemment !

Pour conclure il n'y aura pas de développement du numérique à l'école sans équipements judicieusement choisis et répartis de façon équitable et sans formation de masse destinée à changer les pratiques et habitudes des enseignants et l'organisation de la classe !

Association Pagestec
#691, le 07/02/2015 - 09:46

Pour la création d'un enseignement réel et cohérent de l'informatique et du numérique au collège

L'association Pagestec, association de professeurs de Technologie, a mené une enquête de grande ampleur (près de 1300 réponses) en janvier  2013 sur "l'enseignement de l'informatique et la Technologie" au collège.

Bien plus qu'un simple état des lieux sur l'apprentissage de l'informatique sur essentiellement les cycles 3 et 4, l'association Pagestec a souhaité à travers le rapport rédigé à l'issue de cette enquête, définir des pistes pour la création d'un enseignement réel et cohérent de l'informatique et du numérique au collège (rapport disponible sur le site de l'association), en adéquation avec le développement de l'option ISN proposée au lycée.

En conclusion de ce rapport se trouvent nos convictions :

  • les professeurs de Technologie sont à 71 % favorables à la réintroduction d'un enseignement de l'informatique dans leurs cours, à 80 % suivant les derniers chiffres de juin 2013 de l'enquête de Pagestec1 sur les nouveaux programmes attendus en 2015. Le succès d'un enseignement étant principalement lié à l'adhésion des enseignants aux contenus et finalités de son programme, nul doute donc que les collègues s'investiront et participeront à la réussite de cet enseignement d'informatique au collège.
  • Nous sommes assurément ceux qui globalement ont le plus de compétences et de connaissances dans ce domaine par rapport aux collègues des autres disciplines. Acquises certes principalement en autoformation, ces dernières n'en sont pas moins pédagogiquement adaptées au niveau souhaité pour nos élèves et révèlent un sens plus pratique et critique aux apprentissages et notions abordés.
  • Notre discipline est la seule à pouvoir se prévaloir d'une expérience de plus de quinze ans dans l'enseignement des TIC au collège. Nous ne parlons pas ici d'expérimentations sur l'utilisation pédagogique des TIC en classe, mais bien d'un enseignement avec des capacités et des connaissances définies et attendues dans nos programmes. Cette expérience sur les contenus et méthodes pédagogiques, sur l'utilisation et la maîtrise des outils numériques est nécessaire pour apporter un enseignement de qualité.
  • Nous possédons des salles déjà bien équipées, avec à 62 % de 10 à 15 ordinateurs et à 72 % avec des vidéoprojecteurs. Nous disposons aussi du matériel numérique nécessaire pour enseigner et promouvoir son utilisation dans les procédés industriels.
  • Dans le contexte budgétaire actuel, il convient de trouver la solution la plus pragmatique pour mettre en place un enseignement d'informatique de qualité au collège, et ce sans plus attendre. Créer un corps d'enseignants spécialisés à partir de formations initiales ou continuées doit être évidemment développé, mais uniquement pour subvenir aux besoins de la généralisation d'un enseignement de sciences de l'informatique au lycée et en CPGE. S'il nous fallait attendre que soit en partie pourvu les postes dans le cadre d'un enseignement généralisé de la 6° à la terminale, cela reporterait sa mise en place à long terme, sans aucune assurance de sa véritable création.
  • Suivant les futures décisions de notre Ministère concernant une possible généralisation d'un enseignement d'ISN au lycée d'ici quelques années, et en adéquation avec les prérequis qui seront dans ce cadre attendus en seconde, les concepts d'algorithme et de programmation informatique devront être développés à travers nos enseignements de Technologie.

Ainsi que nos propositions :

  • Réintroduire dans les cours de Technologie un réel enseignement de l'utilisation des outils informatiques sur la base des contenus qui étaient incorporés dans nos programmes de 1996 à 2006. Ceux-ci doivent bien sûr être revus en adéquation avec les avancées technologiques dans le domaine du numérique (tablette, smartphone, Cloud, ENT, etc.), les nouveaux modes d'utilisation (OS par applications type Androïd, wifi, etc.) et le développement du numérique dans les procédés industriels (CFAO, imprimante 3D, etc.).
  • Intégrer à nos programmes une initiation aux concepts inhérents à la programmation informatique.
  • Définir un plan national contraignant pour les collectivités locales, définissant et assurant un taux d'équipement informatique minimal dans les collèges, sa maintenance ainsi que son renouvellement ;
  • Définir des directives claires concernant l'équipement informatique minimal attendu dans une salle de Technologie et la réintroduction d'un apprentissage en groupes à effectifs réduits sur chaque niveau dans nos enseignements. Seule cette condition pourra assurer aux élèves des temps où ils pourront seuls se former à l'utilisation de ces outils numériques et apprendre réellement à maîtriser les logiciels.
  • Mettre en place une formation de présentation des finalités et des contenus de ce nouvel enseignement d'informatique au niveau national pour les professeurs de Technologie. Dans le cas où les concepts d'algorithme et de langage de programmation y seraient développés, une formation bien plus conséquente est à prévoir, en plus des formations spécifiques disponibles au PAF.
  • Donner la possibilité aux professeurs de Technologie de suivre la formation qualifiante proposée pour l'enseignement de l'option ISN en lycée. N'ayant toujours aucune solution d'évolution de carrière dans le cadre du système actuel, cette opportunité permettrait déjà, pour ceux qui le souhaiteraient, de pouvoir enseigner cette nouvelle discipline au lycée.
  • Continuer à promouvoir la formation aux usages des TIC dans les autres disciplines, afin de compléter, consolider les enseignements dispensés en cours de Technologie.

1Résultats consultation programmes : 7 Quels contenus pour de futurs programmes ? : http://www.pagestec.org/web2001/article.php?sid=1391

Direction du numérique pour l’éducation  Compte vérifié
#2, le 17/01/2015 - 10:13

Former au et par le numérique pour accompagner les enseignants dans le renouvellement de leurs pratiques pédagogiques

L’intégration du numérique dans les pratiques pédagogiques des enseignants est un élément fort de l’évolution des conditions d’exercice du métier de professeur. Dans cette perspective, la formation “au” et “par” le numérique semble être un levier pertinent pour donner aux enseignants des outils leur permettant de répondre aux défis de l’école de demain.

Avec l’arrivée de l’Internet, l’enseignant n’est plus seul à posséder les savoirs qu’il transmet aux élèves. Les informations sur ces savoirs existent et sont facilement accessibles. Aujourd'hui, pour l’élève, la question n’est plus d’accéder à l’information, mais c’est celle d’en connaître la pertinence et surtout d’être capable de la transformer en connaissance. Dans cette perspective, l’enseignant peut agir comme un médiateur qui permet  d’aider l’élève à : structurer sa pensée ; donner du sens à une information en fonction du contexte et d’en évaluer la pertinence pour pouvoir ensuite l’utiliser.

Des dispositifs mêlant formation à distance et formation en présence de formateur permettent aux enseignants d’en maîtriser les usages et les possibilités.  Ces formations “par” le numérique permettent de diversifier les moments d’apprentissages, de favoriser les échanges entre pairs. de maîtriser le rythme des apports de connaissances,  de multiplier les supports et d’adapter les parcours de formation. 

Michel Guillou
#33, le 20/01/2015 - 18:53

Engager sans tarder le chantier de la modification radicale des programmes, de la maternelle à la terminale, de l’évaluation et des examens

Le travail du CSP pour changer les programmes apparaît trop lent, à la remorque des évolutions sociétales ets surtout trop peu ambitieux.

On n’y perçoit pas clairement la volonté de prendre en compte les changements d’approche dans les modalités d’enseignement, dans la formation et la posture des maîtres, dans la nécessaire transformation de l’évaluation et des examens. Il devient urgent de prendre en considération les modifications substantielles de l’écriture et de soutenir et valoriser la créativité et la construction.

Publier doit, par ailleurs, nettement apparaître comme une nouvelle compétence fondamentale.

La place maintenant essentielle des sciences du numérique, des nouvelles humanités numériques et de l’éducation aux médias et à l’information dans toutes les filières n’apparaît pas clairement.

Enfin, il est nécessaire de changer les examens, DNB et baccalauréat, de fond en comble.

Jean RINEAU
#180, le 21/01/2015 - 22:51

Simplifier la vie des enseignants et faire gagner du temps à tous.

Le numérique, au sens large, peut être un vrai plus mais le temps finit par manquer.

Pour me faire mieux comprendre, voici un exemple de temps perdu en classe :

  • Allumer l'ordinateur en debut de séance (et parfois à chaque nouvelle salle)
  • Se connecter un première fois sur l'ordinateur (et parfois à chaque nouvelle salle)
  • Lancer l'application pour faire l'appel
  • Se connecter à l'application pour faire l'appel
  • Lancer l'application pour le livre numérique
  • Connecter sa clé usb (et parfois aller la chercher dans la salle précédente)
  • Finalement se connecter sur le site de son cloud personnel
  • En fin de cours, se connecter sur le site de l'ENT (parfois se reconnecter avec une clé OTP sécurisée pour inscrire des notes)

La liste est détaillée et pourrait l'être encore plus. La connexion du réseau retire aussi de la patience à chacun.

L'informatique devrait libérer de certaines tâches pour permettre d'avoir plus de temps à faire cours à une classe.

Quelques défis :

  1. Automatiser les tâches d'identification par une seule identification unique par jour et par machine.
  2. Prévoir de lancer les logiciels à l'ouverture et accompagner les enseignants pour le faire. Limiter le nombre de "clics" inutiles.
  3. Avoir l'accès à un "Nuage" digne d'une entreprise performante.
  4. Imprimer sur la photocopieuse de l'établissement de chez soi.
  5. Standardiser les outils pour faciliter l'apprentissage et l'entraide.
  6. Dernière idée : Pourquoi ne pas faire l'appel "sans fil" ? 
olivier fourrier
#98, le 21/01/2015 - 10:36

Du Numérique à la classe inversée, une Révolution intérieure

Le Numérique permet la classe inversée, une Révolution

Les besoins : connection, tableau numérique, vidéo projecteur, site du prof, ordinateurs ou tablettes élève individuels...

Nos élèves reçoivent toutes les ressources sur notre site (http://histographie.net/) spécialement conçu pour notre enseignement depuis 2008 : les cours, des fiches repères, des documents audiovisuels, des accompagnements Internet, des évaluations avec corrigés pour certaines, des cours enregistrés en MP3 pour les élèves dyslexiques par exemple, des QCM, des tests et des quizz en ligne pour s'auto-évaluer, des liens...

Les cours ne sont plus copiés en classe mais tous les savoirs et savoir-faire de l'enseignant sont consultables au domicile. Le temps libéré en classe permet d'organiser des activités, des projets et des échanges qui donnent un sens à l'enseignement et aux rapports enseignant-enseignés.

Beaucoup de possibilités sont ainsi offertes, ajustables en fonction des niveaux, des difficultés, des intérêts et même du temps scolaire : travaux dirigés, étude de cas, recherches, exposés, croquis, cartes mentales, tâches complexes… La finalité est de passer d'un modèle vertical centré sur le professeur à un modèle horizontal centré sur les élèves et leur professeur (classe modulée en îlots) afin de répondre aux besoins individuels tout en permettant de travailler avec et en groupe selon les activités.

L’enseignement en classe inversée et par compétences offre une plus grande liberté d’enseignement, plus ciblée et ce qui permet d’individualiser le plus possible l’enseignement.

Les tâches complexes permettent aux élèves de penser par eux-mêmes et de développer leurs sens critique afin d’être autonomes. Ils mènent à bien un projet en équipe de sa conception à sa réalisation. Ils augmentent leur savoir et leur savoir-faire en le construisant avec d’autres. Savoir travailler en équipe de 2, 3, 4 voire 6 (exemple : une commission pour rédiger la VIe constitution française) est en soit une compétence à acquérir mais c’est aussi acquérir des compétences communicatives, inter-relationnelles, inter-réactionnelles, interculturelles et stratégiques. L’enseignement disciplinaire ne se suffit pas à lui-même. La créativité, l’autonomie, l’esprit critique générés par les tâches complexes font intervenir des compétences générales et transdisciplinaires. La réalisation des tâches complexes rend les élèves acteurs de leur apprentissage. Ils prennent plaisir à apprendre. L’apprentissage devient ainsi central dans le cours et dans bien des cas l’évaluation est intégrée à l’apprentissage. Apprendre à apprendre, apprendre à penser, en parallèle de l’enseignement des savoirs, il s’agit de développer chez eux la conscience de leur savoir, de leurs compétences. La réalisation finale d’une tâche complexe ou son échec permet d’observer ses erreurs et de les corriger. L’élève est donc évalué durant ses apprentissages, dans ses productions et s’auto-évalue également.

Michel Guillou
#6, le 19/01/2015 - 00:52

Transformer la formation initiale

C'est très compliqué de répondre à cette question par un défi, sachant que les pratiques risquent fort d’évoluer. Cependant, l’innovation doit d’abord être là, au cœur des dispositifs d’accompagnement et de formation.

Il faut prendre conscience que le cœur du problème est d’abord dans la radicale transformation de la formation initiale dont il convient de changer en profondeur les modalités, ancrées dans des pratiques d’un autre millénaire. Cela, je le crois, ne pourra se faire sans se préoccuper à aucun moment des ressources humaines.

philippe chal
#796, le 11/02/2015 - 20:54

Un vidéoprojecteur, un ordinateur et une connexion par classe "pour commencer par le début".

Nous pourrons développer le numérique à l'école quand chaque classe (de la petite section jusqu'à l'université) sera équipée d'un minimum de matériel pour que nos enfants puissent avoir à l'école des outils à la hauteur de nos ambitions.

Après plusieurs années de développeur au sein d'entreprises privées et travaillant maintenant depuis plus de 15 ans auprès des enseignants dans le numérique éducatif avec l'enseignement primaire et secondaire, il me semble que nous faisons souvent fausse route à mettre en avant ici ou là, des expérimentations qui ne se généralisent jamais et ne servent qu'à flatter notre égo. Qui pourtant coûte cher. (plan ENR, 1000 visios, expérimentation tablettes...)

Il me semble qu'avec les mêmes moyens nous devrions parvenir à équiper toutes les salles de classe d'une connexion Internet, d'un vidéoprojecteur, et d'un ordinateur portable. Pour qu'enfin nos enfants puissent découvrir des documents multimédias (comme support de cours) et surtout pour permettre de développer leur esprit critique sur les informations qu'ils regardent en boucle dans les familles sans y être accompagnés.

Je suis dans l'académie de Grenoble et le taux d'équipement des classes d'école et de collège en vidéoprojecteur est très loin de ce que l'on peut trouver dans la majorité des établissements du nord de l'Europe par exemple. Ce taux d'équipement est surtout très inégal selon les établissements. Il faudrait au nom de l'égalité des chances un équipement de base obligatoire partout en France. Au même titre que nous avons des programmes scolaires décidés pour l'ensemble des élèves.

Enfin il me semble que l'investissement pour ce type de matériel sera un peu plus durable et beaucoup moins honéreux en maintenance et installation que du matériel à disposition des élèves (tablettes, classes mobiles...). Cependant l'un empêche pas l'autre, il faut simplement prendre en considération que lorsque du matériel informatique entre à l'école il faut absolument prévoir une maintenance humaine qui représente un coût non négligeable pour que ce matériel soit opérationnel. Pour une entreprise privée nous considérons un poste de technicien pour environ 60 machines dans l'éducation nationale le taux doit avoisiner un poste pour 1000 machines...

Les enseignants que je cotoie quotidiennement sont prêt à relever le défit du numérique, sont pleins de ressources mais se heurtent systématiquement à des problèmes de configuration, paramêtrage, et maintenace de ce matériel conçu à l'origine pour un unique utilisateur.

Je suis prêt à faire partager mon expérience acquise durant ces 15 années d'exercices en inspection, ou établissement scolaire pour développer et défendre ce défi.

Philippe Chal

Chardon Eric
#657, le 06/02/2015 - 14:16

Définir des pistes pour pérenniser les utilisations

Avant de parler du service que peut rendre une machine dans une école, je voudrais témoigner de l'attention particulière qu'il est nécessaire de lui apporter, afin de préserver une utilisation pérenne. (Mes missions « d'A-TICE » 1er degré s'exercent dans des circonscriptions rurales.)

L'achat de matériels numériques par les collectivités n'a rien à voir avec celui d'une boîte de craies qui est déposée sur le bureau une classe. De plus, considérer que tous les enseignants et tous les directeurs vont avoir le temps, et les compétences, pour prendre en charge la maintenance des machines est une erreur. Compte tenu de la multiplication des matériels dans les écoles et leur mise en réseau, cette maintenance est un véritable travail qui implique des savoir-faire techniques complexes, de la cohérence et de la constance année après année.

Aussi je formulerais plusieurs recommandations :

  1. Des dispositions devraient garantir que les solutions retenues permettent, non seulement le fonctionnement et la sécurité des machines, mais aussi la stabilité dans le temps des contenus (logiciels, menus, bureau, espace de stockage partagé...) De plus, il faudra absolument veiller à la cohérence de ces éléments dans une classe, voire dans l'école. En effet, travailler avec des élèves sur des postes où tout nécessite des explications particulières, relève de la gageure.
     

  2. Les équipes pédagogiques et les collectivités définiront les articulations d'une maintenance. Son contour se dessinera entre la nécessité de faire évoluer les matériels - en liaison avec les nouveaux apports permis par la technologie ou les logiciels - et la conservation d'une cohérence des postes constitutifs du parc.
     

  3. Pour tenter de lisser les situations disparates constatées entre les communes, ou entre le traitement des écoles maternelles par rapport aux écoles élémentaires, je recommanderais de réfléchir à l'élargissement des financements liés au numérique de l'échelon municipal à l'échelon de la communauté de communes. Ces achats devront être budgétisés (garanties, mises à niveau, remplacements...)

Thierry Bonnafous
#465, le 28/01/2015 - 22:31

Un seul défi : celui de l'efficacité

Bonjour,

Je viens de participer à la consultation sur les usages du numérique et j'en sors assez ébranlé. Rien ne change donc ?... Depuis plus de dix ans que je fais des formations (qui ont changé entre temps de nom et de légitimité pour se regrouper sous le vocable numérique aujourd'hui), j'ai en face de moi le même public d'enseignants. Certes, désormais, ils ne prennent plus la souris pour une télécommande à pointer sur l'écran. Certes, aujourd'hui, ils ont moins peur de l'ordinateur. Mais, dans le fond, qu'est-ce qu'ils savent faire ? Du traitement de texte, lire un dvd, aller sur des sites internet, utiliser un manuel numérique. Ca ne va guère au-delà.

On peut proposer tout ce qu'on voudra (et de nombreuses propositions vont dans le sens le plus intéressant et le plus porteur pour faire changer les choses), rien ne se fera si on ne donne pas une chance à ces choses de se faire BIEN.

L'enseignant à convaincre ce n'est pas le geek. Lui, il a très bien compris ce qu'on peut faire en classe avec des élèves et globalement il se débrouillera pour arriver à le faire. Pour un résultat efficace ?... Pas sûr !... Parce qu'il aura toujours tendance à faire passer le côté technique avant le reste. Ca donne, par exemple, quelques serious games gratinés, jolis, mais qui n'apportent rien. Comme ces jolis dvd-roms d'il y a 10 ans totalement inutilisables parce qu'aucun établissement n'avait les moyens de s'en payer un par poste informatique d'une salle info et parce qu'ils excédaient les possibilités des machines. Eh oui ! Une guerre de retard !... Le geek, il va utiliser des plugs-in à foison, créer des trucs qui vont super bien tourner chez lui, peut-être dans son école, son collège, son lycée mais qu'un autre enseignant ne pourra pas faire fonctionner à moins d'être lui-même hyper-branché.

Or, la majorité des enseignants, ceux dont je parlais tout à l'heure, ils ont déjà du mal à lire un didacticiel et à savoir ce qu'est le suffixe d'un nom de fichier. Demandez-leur d'installer un plug-in (si c'est possible dans leurétablissement) et vous êtes sûr qu'ils ne feront rien. Donc, belles idées mais pas de résultats concrets sur le terrain.

Pour donner une chance à toutes ces idées, il faut penser hommes (et femmes) avant de penser matériel. Nous sommes lancés dans une course à la démesure. De plus en plus d'ordinateurs, ce sont des réseaux d'établissements qui saturent (et des élèves qui râlent et trouvent qu'au bahut l'informatique c'est ringard). Des plugs-in et autres trucs du même genre exotiques, ce sont des configurations d'ordinateurs différentes dans une même salle, ce qui fait que ce qui marche sur un poste ne marche pas sur un autre. Le collègue "labda" qui se lance dans une séance en salle info ne revient plus jamais s'il a dû passer plus de temps à chercher le comment du pourquoi qu'à aider ses élèves à avancer.

L'idée qui semble prévaloir c'est un approvisionnement de la base par l'élite en produits pédagogiques. Il y a plein de têtes chercheuses et brillantes qui cherchent. Cela paraît logique. Mais est-ce efficace ? Avant d'être adepte du numérique (ou non) nous sommes enseignants et, à ce titre, nous savons que toutes les classes ne se ressemblent pas (et bien sûr tous les élèves). Au nom de quel miracle technologique, des élèves d'un lycée de centre-ville de Rouen ou Nice se retrouveraient-ils au même niveau de capacités que des élèves de ZEP ? C'était déjà le cas avec des manuels papier, ça n'est pas mieux avec des ordinateurs et des logiciels. Faire de la tablette la solution à tous les problèmes est un non-sens !... Combien de fois avons-nous vu des collègues prendre une séance prévue pour des lycéens et présentée en stage pour la proposer à leurs collégiens et s'étonner ensuite que cela ne fonctionne pas ? Donc, ce qu'il faut c'est que le numérique soit mis au service des élèves par l'enseignant qui les a en face de lui. Qu'on ne lui donne pas des produits finis mais des canevas qu'il pourra adapter facilement aux réalités de sa classe ! Qu'on lui fournisse des ressources mais des pistes différentes pour les exploiter selon sa situation ! Mais pas de ces grandes usines à gaz, référencées comme RIP, et qui n'apportent rien. A part de douloureux échecs.

Le numérique doit transformer la manière de travailler et d'apprendre de l'élève (et je dirais également de l'enseignant car il travaille et apprend de son élève). Il ne s'agit pas de faire - avec un écran à la place du papier - le même travail qu'on effectuait avec un manuel. Il faut ouvrir les portes et que de l'air frais arrive. L'ordi a des plus, on doit les voir dans les activités. L'élève qui ne dit jamais rien en classe, ne pose pas de questions, vous appelle en salle info lorsqu'il est bloqué. C'est cette opportunité-là qu'il faut savoir saisir. Si l'enseignant n'est pas à la hauteur lors de cette demande d'aide, le contact qui se nouait est rompu. Or donc, n'hésitons pas à aller sous la table revérifier une connexion s'il le faut, on en ressort grandi (et un peu chargé en poussière aussi c'est vrai). Sur le fond du travail, le professeur sera d'autant plus à l'aise et légitime pour répondre que ce sera son propre travail. Pas un truc récupéré sur le web. Non, un travail dont il pourra expliquer qu'il l'a conçu en pensant à ceux qui sont en face de lui. Là, les choses pourront vraiment bouger. Sans quoi, cela aura le même effet, ou à peu près, que lorsque les enseignants se sont mis à faire faire à leurs élèves les doubles-pages de TP des manuels censées aider à se préparer au bac ou au brevet. Vu côté élèves c'est donner la même bouillie à tout le monde et ça n'apporte rien.

Lors de mon dernier stage du PAF, la semaine dernière, les participants ont été enthousiasmés de découvrir qu'ils pouvaient faire des choses simples mais efficaces avec trois fois rien. Certes, il y a un temps d'adaptation et de maîtrise qui parait interminable. Mais on leur dit qu'au bout des deux jours, ils partiront avec quelque chose. Et ils repartent avec quelque chose fait par eux-mêmes, qui fonctionne et qu'ils pourront tester. Mais c'est quoi deux jours ? Du bourrage de crâne. Sorti de la salle du stage, combien de choses vont s'évaporer avant de s'être vraiment ancrées ? Il faut donc plus de temps de formation, c'est plus qu'indispensable, c'est le besoin essentiel. Une formation pratique. Qu'est-ce que vous voudriez savoir faire pour l'utiliser dans votre cours ? Et pas "tout le monde le même truc que ça vous plaise ou non parce que moi, le formateur, je suis spécialiste de ça !"... Au bout des deux jours de ces vrais stages marathons, les formateurs sont épuisés, carbonisés... Ils sont payés 4h pour 12h de travail (sans compter la préparation) ; même avec la volonté de bien faire chevillée au corps, ça ne peut pas tenir bien longtemps. C'est donc là que doit être LA PRIORITE. Amener au numérique ceux qui pensent en faire parce qu'ils zooment sur le tableau grâce au couple orid+vidéoprojecteur pour voir un détail du manuel numérique. Les convaincre que le dialogue via le numérique avec l'élève va changer les choses, établir la confiance, renforcer l'efficacité. Le faire avec des formateurs ayant un certain état d'esprit, ouverts, généreux et pas là pour vendre des recettes soi-disant universelles... Donc, pas n'importe qui !

C'est une évidente révolution qu'il faut faire mais une révolution cela ne peut pas se faire sans que ses acteurs essentiels en soient convaincus et les fers de lance. Ce sont donc les profs qui feront le succès ou l'échec des évolutions que le Ministère veut encourager. La technique n'est pas si importante que cela. ON fait déjà beaucoup avec de la PréAO, des pages web et du traitement de texte. A condition d'avoir réfléchi à la meilleure utilisation par rapport au public en face (il conçoit ? il utilise ? il produit ?...)

A la lecture de la consultation, je crains cependant que cet aspect essentiel soit, comme toujours, laissé de côté. Par définition, l'enseignant s'adapte. Mais il s'adapte souvent lentement, mal, sans enthousiasme parce qu'on lui apporte du pseudo-clé en main généraliste, là où il aurait besoin d'un souffle adapté à lui (son niveau technique, sa façon d'envisager la relation à l'élève, son équipement informatique, les dynamiques au sein des équipes pédagogiques) et qu'on lui dise fortement qu'il peut le faire. Comme ce qu'attend un élève d'ailleurs. Car c'est tout ce qui compte finalement : REUSSIR... Mais pour cela, il faut être capable d'en définir précisément les bons MOYENS !!!..

 

 

AMMB2015
#212, le 22/01/2015 - 12:53

Embaucher les AED TICE qui valorisent l'utilisation des Numériques tout les jours

L'informatique est aujourd'hui une discipline dont l'école ne peut faire l'économie à la vue de la place prépondérante qu'elle occupe dans la vie quotidienne. Les établissements scolaires possèdent donc, depuis quelques années, d'importants réseaux informatiques. Or aucun moyen humain n'est fourni par l'éducation nationale pour administrer ce matériel et ces réseaux, et le manque de maintenance de ces ordinateurs entraîne des conséquences fâcheuses. Aussi, de nombreux établissements font aujourd'hui appel à des assistants d'éducation en informatique (AED-Tice) pour prendre en charge la maintenance du parc informatique. Tour à tour administrateurs de réseaux, gestionnaires, formateurs et techniciens, ceux-ci réalisent un travail considérable et apportent leur professionnalisme, leur aide, leurs connaissances et bien souvent leur passion aux enfants. Malgré cela, ces assistants d'éducation en informatique ne sont pas suffisamment reconnus et sont, bien souvent, touchés par la précarité. En effet, les AED-Tice disposent d'un contrat d'un an, renouvelable jusqu'à six fois. Ils sont rémunérés au niveau du SMIC et n'ont aucune perspective d'évolution de carrière. Qui plus est, la plupart de ces contrats arrivant à échéance, de nombreux assistants d'éducation en informatique vont se retrouver inexorablement au chômage et se verront remplacés par de nouveaux contrats précaires, et ce, en dépit de leur travail irréprochable. Aussi, il est impératif que l'éducation nationale prenne la mesure de la gravité de la situation. La situation professionnelle des AED-Tice se doit d'évoluer et l'éducation nationale doit envisager de se doter de personnel titulaire, voire de créer des postes d'informaticien lorsqu'une structure est composée de plus d'une centaine de machines. Elle lui demande d'indiquer quelles mesures concrètes et efficaces il entend prendre afin de veiller à la création et à la pérennisation de postes en informatique, ainsi qu'à la titularisation des assistants d'éducation en informatique.

DenisTuchais
#101, le 21/01/2015 - 10:41

Et l'éducatif dans tout cela? Quel après 7 janvier? Quelle éducation aux médias numériques?

Je suis très étonné de ne pas voir apparaître les enjeux éducatifs liés au numérique dans cette consultation comme si le 7 janvier et son après n'existaient pas. On le constate depuis si longtemps, l'usage non maîtrisé des réseaux par nos élèves mérite une éducation. Education aux médias et à l'information numérique qui met à l'oeuvre des enjeux citoyens considérables! Pourquoi faire comme si l'école était coupée d'une réalité vécue au quotidien par nos élèves alors même qu'on parle de réseaux, c'est à n'y rien comprendre. Fausse information , désinformation, rumeur, hoax sont des termes qui nécessitent une formation qui n'aura d'intérêt que si elle use des outils numériques en valorisant compréhension, créativité (le faire avec) et dialogue.

Les nouveaux programmes en cours d'élaboration, les positions de la ministre ("L'éducation aux médias sera comprise dans l'enseignement moral et civique que j'ai évoqué, à raison d'une heure par semaine." Réponse de madame la Ministre au sénateur David Assouline, le 15 janvier. http://www.senat.fr/cra/s20150115/s20150115_2.html#par_338 ) vont dans ce sens heureusement.

 

 

Caroline Murgue
#18, le 20/01/2015 - 13:03

Comment éviter les pièges psychosociaux du numérique?

Le numérique offre une panoplie d'avantages non négligeables, cependant comme toute technique, il comporte des effets indésirables dont les conséquences sont connues: isolement social, dépendance, repli sur soi (malgré l'impression d'être dans le monde), dédoublement de personnalité...

Je suis surprise que le questionnaire en ligne, auquel j'ai répondu, ne mentionne à aucun moment, ces pièges dans lesquels les enfants, les adolescents, les jeunes mais aussi les adultes peuvent tomber.

L'éducation est une affaire humaine avant tout, le numérique ne représente qu'un outil qui peut faire du bien et du mal. Prenons le marteau comme exemple, si on ne sait pas le manier on peut se faire très mal aux doigts.

D'où mon interrogation sur la façon d'encadrer ce nouveau lieu de manière éducative, tout en favorisant les échanges, l'innovation, la créativité, sans toutefois tomber dans la répression et le contrôle social.

Techno2A
#811, le 12/02/2015 - 22:17

Conception des outils numériques

Inviter les enseignants à participer à la rédaction du cahier des charges des outils numériques.

On retrouve trop souvent des outils numériques (ENT par exemple) où l'ergonomie et certaines fonctions ont été négligées.

Ces outils devraient simplifier les tâches de l'enseignant afin de faciliter l'apprentissage.

M.D.
#636, le 05/02/2015 - 21:25

Premier Degré : créer une vraie brigade de Conseillers TICE

Il faut créer dans chaque département une vraie brigade de conseiller apte techniquement, formés sous la houlette d'un CPC coordonnateur afin de diffuser les pratiques, accompagner leurs collègues et faire le lien avec les services TIC des collectivités locales responsables du parc matériel.

Pour cela il faut que de vrais postes soient créés avec la reconnaissance qui va avec.

Pour valider les compétences avant prise de poste validation d'un brevet informatique, et formation en pédagogie et approfondissement technique sur un an par exemple un jour par semaine.

De nombreux personnels du premier degré font preuve de ces compétences.

Les CPC actuels ne sont pas tous en mesure de diffuser les pratiques numériques et sont déjà débordés.

Yann Houry
#43, le 20/01/2015 - 21:38

Renouveler et diversifier les pratiques pédagogiques, oui, mais progressivement

Si j’en crois ma propre expérience, le numérique favorise une différenciation du travail, une autonomie des élèves qui sont invités à être plus actifs, et à ne pas seulement écouter ou recopier un cours. Par ailleurs, et bien que cela soit très certainement éphémère, l’introduction du numérique en classe favorise une certaine satisfaction chez les élèves, il leur donne le sentiment d’être en phase avec leur temps au lieu de s’en abstraire.

Mais j’ai aussi la certitude qu’on ne saurait aisément chambouler les habitudes de travail des enseignants. La seule injonction à passer au tout numérique ne suffit pas (le cours magistral a de beaux jours devant lui (et ce n’est pas nécessairement dommage)). Je pense, entre autres, au modèle SAMR, tel qu’il est généralement présenté aux enseignants, et qui ressemble souvent à une injonction impérieuse à changer de pédagogie de façon trop radicale, ce qui reçoit peu l’assentiment desdits enseignants à qui l’on explique qu’ils ne peuvent plus enseigner comme ils le font.

C’est pourquoi, me semble-t-il, l’introduction du numérique, dans un premier temps, doit simplement enrichir, augmenter les objets du quotidien : un élément en physique chimie vu en 3D, un monument historique reconstitué grâce à la réalité augmentée, la possibilité d’écouter ou d’enregistrer des mots en anglais, un tableau affiché en HD...

Ce n’est qu’ensuite que l’on peut espérer un renouvellement pédagogique et espérer tirer parti du potentiel immense lié au numérique. Ce n’est que lorsque l’enseignant devenu familier d’instruments qu’il utilisait peu ou pas du tout peut envisager de renouveler entièrement sa pédagogie, s’abstraire du centre qu’il représente quand il fait sa leçon pour permettre une réelle implication des élèves via des projets, des exercices de remédiation, des travaux en groupe, etc.

Cela demande une introduction progressive du numérique dans les écoles, des formations régulières et probablement une incitation à l'échange de pratiques permettant de piocher des idées là où on n'en a pas. Car, oui, il n'est pas toujours aisé de trouver que faire d'une tablette en classe quand le numérique vous laisse de marbre.

Gé-TICE
#761, le 10/02/2015 - 09:10

Collège Numérique - AED TICE - 14 ans de maintenance, d'accompagnement et de formation numérique ? Cas concret

PARLONS DE LA SITUATION DES LANDES, LE DÉPARTEMENT LE PLUS AVANCÉ DE FRANCE ? 

AED TICE - 14 ans de maintenance, accompagnement et formation numérique ? 

 

Depuis 2001 le département des Landes a mis en place l'opération "un collégien, un ordinateur portable" afin de favoriser l'émergence de nouvelles pratiques pédagogiques et d'assurer à tous les élèves de 4ème et 3ème une égalité d'accès à ces nouveaux outils. Ainsi tous les enseignants et les collégiens de 4ème et 3ème des Landes bénéficient d'un ordinateur portable en prêt sur l'année scolaire.

http://www.landesinteractives.net/college-numerique

http://cache.media.eduscol.education.fr/file/2013/08/3/R_2012-148_collegien_250083.pdf

Le plan « Un collégien, un ordinateur portable » dans le département des Landes - Rapport d' Inspection Générale 2012

 

De même tous les établissements scolaires du second degré sont dotés de la manière suivante : 1 salle -> 1 Tableau Numérique, 1 vidéoprojecteur, des bornes réseaux.

 

 

Pour assurer le bon fonctionnement de cette opération, des postes d'emplois-jeunes ont d'abord été créés en 2001, puis des postes d'assistants d'éducation TICE, dans tous les collèges Landais. En juin 2013, 11 assistants d'éducation ayant cumulés emploi-jeune (5 ans) + contrat d'assistant d'éducation (6 ans) ont été remerciés au bout de 11 années de service.

 

  • Ainsi recrutés à partir des années 2001 et 2002 dans une quarantaine de collèges Landais, nous supportons la gestion de tous les ordinateurs portables dotés par le Conseil général des Landes aux classes de 4ème et 3ème. Nous gérons seuls dans les collèges des parcs informatiques importants : jusqu'à 500 ordinateurs fixes et portables, les tableaux numériques, les vidéoprojecteurs, des dizaines d'imprimantes réseaux et des ressources pédagogiques sur serveurs dédiés. 
  • Nous sommes constamment sollicités par les élèves et par l'ensemble de l'équipe éducative, et sommes également de vrais référents numériques dans l'aide à utilisation de l'informatique et en matière de nouvelles technologies en assurant à la fois la maintenance du matériel, les choix d'acquisitions en informatique des collèges, et la formation de nombreux personnels dans les établissements d'enseignements, l'installation et la gestion de nombreuses applications de l'ENT (BCDI-ARGOS 2.0- GEPI- PRONOTE-TELESERVICES... ) Et pour nous il n'existe pas de prime TICE versée ! 
  • Après avoir débuté comme emplois jeunes en tant qu'aide-éducateur, nous sommes donc devenus en 2005, date de la fin du dispositif, des assistants d'éducation dotés d'un contrat de droit public avec l'Education nationale, mais rémunérés tous les ans par une dotation du Conseil général des Landes. Ces contrats, d'une durée d'1 an, sont renouvelables six fois maximum comme les assistants d'éducation qui assurent la surveillance.  Nous avons perdu de nombreux collègues depuis les dernières années, une dizaine d'entre eux ayant cumulé 11 années de service. Nous sommes les fantômes du rectorat, nous sommes "informatiquement" inexistant dans cette nouvelle ère du numérique ! Nous n'avons pas pu voter aux dernières éléctions professionnelles !

 

Les services de l'Etat et les collectivités territoriales se renvoient respectivement la responsabilité de notre statut et de notre avenir depuis 14 ans.

Ce débat numérique nous offre enfin la possibilité de nous exprimer aujourd'hui, et de vous rendre compte de notre rôle et de notre situation dans les collèges numériques des Landes.

 

Francis Beaubois
#251, le 22/01/2015 - 22:51

Ma classe idéale

Bonjour, 

Depuis cette année, je tente d'utiliser massivement les outils numériques dans ma pédagogie, ce pour une raison simple. J'enseigne la physique-chimie en lycée, et je suis confronté (cette année plus que jamais) à un désintérêt massif des élèves de seconde et une absence de travail personnel. Ma conviction est que 1- les programmes ne sont plus adaptés au profil d'élève qui nous arrive, 2- la manière dont on enseigne ne convient plus également. Face à ce constat ravageur, j'ai décidé de commencer à utiliser différents outils avec les élèves.

Le premier est l'ouverture pour chacun d'un compte sur l'application Evernote, qui permet un travail collaboratif, et surtout permet de continuer de travailler avec les élèves qui le souhaitent hors établissement. Mon point de vue étant de faire l'essentiel, si ce n'est la totalité, du travail pendant le temps scolaire. Ensuite, j'ai commencé à utiliser ma tablette reliée à un videoprojecteur pour diffuser images, video, animations... mais aussi écrire mon cours dessus avec un stylet. De cette manière, je peux revenir quand je veux, conserver ce que j'ai écris la séance précédente... De plus, si la tablette est connectée en wifi avec le videoproj via un boitier spécifique, alors je peux écrire d'où je veux dans la classe. Cela permet de casser le format habituel un bureau - des rangées de tables en face. Je peux donner la tablette à un élève pour qu'il puisse y écrire une réponse, prendre une photo d'un montage en TP et le projeter de suite, ou même de filmer un élève qui manip pour montrer ses gestes... Bref, il y a de quoi inventer pas mal de nouvelles pratiques.

Je ne suis pas en train de dire que c'est la panacée, mais cela me permet de me réinvestir auprès de mes élèves, alors que tout concourt à me lasser (34 élèves par classe, des programmes inadaptés, des salles trop petites pour disposer les tables différemment afin de faire du travail de groupe...). Mais il y a aussi beaucoup d'obstacles, notamment informatique, quand la région ou le rectorat impose des contrôles ou des contraintes incompatibles avec notre liberté d'enseigner (comme le blocage de certains sites) ou n'accepte pas de donner les droits à notre coordinateur pour installer des mises à jour, ce qui plombe une séance entière parce qu'il manque la nouvelle version de tel ou tel truc... et ça arrive souvent. Il faut dire qu'avec 2 TICE qui gère un parc de 600 PC, c'est compliqué... 

 

 

 

 

 

SNUipp-FSU
#914, le 17/02/2015 - 12:05

Numérique à l’école : ce qu'en dit le SNUipp-FSU

L'entrée du numérique à l'école ne se décrète pas. Elle se prépare et s'accompagne. En la matière, ce n'est pas l'outil en tant que tel qui permet aux élèves d'obtenir de meilleurs résultats mais l'usage qui en est fait, et ce sont les enseignants, professionnels, médiateurs, qui doivent avoir la main. Dans ce sens, il est indispensable qu’ils soient formés et fortement accompagnés, ce qui nécessite un effort sur le long terme pour les aider à s’adapter, à se familiariser avec les outils numériques puis à en intégrer les fonctionnalités à leurs pratiques.  Les supports

numériques ont toute leur place à l’école à condition que les objectifs et leurs modalités d’usage soient mis au service d’une activité réelle.

 

 

Dans l'absolu, les usages pédagogiques liés aux nouvelles technologies sont variés :

 

- L'utilisation des TBI et des classes mobiles permet d'enrichir le cours et d'accéder à des ressources riches, variées et de grande qualité (Ressources de musées comme celui du Louvres, utilisation de cartes, de tableaux pour les mathématiques...) Elle permet d'alterner des formes interactives, collaboratives avec des temps plus individualisés.

 

- Le numérique permet également aux élèves de se lancer dans des recherches documentaires, de s'exercer au traitement de texte, de travailler de manière individuelle sur des logiciels d'apprentissage ou de révision.

 

- Le recours à Internet et à un mode de communication de notre temps permettent des échanges à distance (journaux, blogs, sites, tweets ...) et facilite l'apprentissage des langues vivantes par exemple avec le E-Twinning.

 

- L'aspect multimodal de ces outils (son, image, texte) diversifie les entrées dans les activités et peut ainsi aider certains élèves pour un meilleur investissement scolaire.

 

- La mutualisation d'outils (comme par exemple sur le site INJA) permet de mieux adapter son enseignement aux élèves en situation de handicap. Les «jeux sérieux» peuvent aussi constituer des outils porteurs de savoirs.

 

Propositions pour que tous les élèves puissent bénéficier des effets positifs de l'utilisation du numérique.

 

  • garantir partout l’accès au très haut débit, donner la possibilité de s’équiper pour mener à bien des projets intégrant les outils numériques, assurer la maintenance… l’Etat prescrit, mais qui doit payer ? Réussir l’école numérique, c’est poser la question des financements. Il faut préciser et clarifier les responsabilités de chacun.

 

  • Quand les écarts de financement des écoles peuvent aller  de 1 à 10 en matière de fonctionnement  et  d’investissement, il faut réduire les inégalités en créant  un  fonds  de  péréquation  afin  d'aider  les communes qui en ont besoin.

 

  • Donner une possibilité d’accès à chaque enseignant, notamment sous forme de prêts, à tous les équipements (TBI, classes mobiles, vidéo projecteurs, tablettes…) et ressources utiles en fonction du projet ou des séquences pour lesquelles il juge utile le recours au numérique.

 

  • Pour gagner du temps et se repérer dans une offre pléthorique, les enseignants doivent avoir accès à des ressources « ouvertes et interactives, utilisables dans des conditions d’usage mobile et individualisé », organisées, gratuites et accéder rapidement aux bons liens, pour trouver la bonne ressource au bon moment.

 

  • Mettre en place un observatoire de l'équipement et des pratiques pédagogiques permettrait d'assurer de la transparence.

 

Les enseignants du premier degré, école qui fait l'objet dans le discours gouvernemental d'une priorité, ne se sentent souvent pas suffisamment soutenus dans les projets « numériques » qu'ils peuvent initier localement, que ce soit sur le plan matériel comme sur celui de l'accompagnement et de la formation. Trop souvent encore, l'attention se porte moins sur le premier que sur le second degré. Pourtant, les usages pédagogiques sont plus développés dans les classes maternelles et élémentaires alors que le second degré bénéficie d'un niveau d'équipement bien supérieur.

Les enseignants du primaire ont bel et bien la conviction professionnelle que le numérique a sa place dans les classes, qu'il peut jouer un rôle positif dans les apprentissages. Ils pensent aussi, à juste titre, que les élèves se doivent de maîtriser les nouvelles technologies, d'en comprendre les usages dans un monde complexe où le numérique prend une place prépondérante. Il est clair également que la polyvalence des enseignants du premier degré leur permet d'intégrer le numérique à tout moment lors d'une séance de travail.

La formation initiale doit former solidement aux TICE. On constate sur le terrain que si les maquettes de master intègrent cette dimension, toutes les universités ne dispensent pas cet enseignement. La formation initiale constitue une base sur laquelle les stages de formation continue devraient pouvoir prendre appui pour actualiser les connaissances et faire évoluer les pratiques.

 

Propositions pour contribuer au renouvellement et à la diversification des pratiques pédagogiques.

Sans formation initiale et continue, il n’y aura pas de révolution numérique. Les enseignants, acteurs de terrain, sont les réels leviers des changements.

  • Une formation au numérique  nécessite des temps de formation à l’utilisation et à l’intégration des outils aux pratiques pédagogiques. Elle passe notamment par des apports de la recherche et des temps d’échanges autour des pratiques, dans des cadres de formation en « présentiel ».
  • Un référentiel national de formation aux usages des TICE qui décline un contenu de formation et des modalités d’accompagnement des enseignants aurait toute sa pertinence, tant en formation initiale que continue, ainsi que l'élaboration d'outils et de dispositifs qui s'appuient sur les compétences et expériences de terrain.
  • Il faut donner plus de temps aux équipes d'écoles pour mutualiser et échanger.
  • Création d'un site web, protection du droit à l'image, protection des droits d'auteur, données personnelles, internet et responsabilités ... autant de questions importantes qui méritent aussi des temps de formation.
  • Animateurs formateurs TICE, conseillers pédagogiques de circonscription, cadres de l’Education nationale, doivent avoir les moyens et la formation nécessaire pour assurer l’accompagnement et la formation des enseignants. Ils doivent être reconnus et recrutés en nombre suffisant.
  • Les universités  doivent intégrer toutes les dimensions du numérique lors  de l’élaboration  des  masters  préparant  aux  métiers  de l’enseignement.
  • Nous connaissons l'importance de l'investissement individuel et personnel dans le domaine du numérique des enseignants. Ceux qui souhaitent travailler avec ces outils n'ont bien souvent pas d'autres choix. C'est souvent à partir de ces investissements qu'ont lieu des innovations et des pratiques pédagogiques les plus adaptés au besoin des élèves et des pratiques de classe. Le SNUipp-FSU réitère sa demande d'une prime d'équipement de 1500€ tous les 5 ans.

 

Or les offres de formation continue, la formation initiale, ont fondu voire disparu. Il serait illusoire de ne décliner à nouveau la formation aux pratiques liées au numérique comme une nouvelle priorité sans mettre en face des moyens. Avec 300 000 professeurs des écoles devant élèves et une semaine de stage pour tous, un plan de formation étalé sur 5 ans nécessiterait de créer 1400 postes de brigades pour remplacer les stagiaires : ce n'est pas irréaliste si l'on considère que la formation aux pratiques liées au numérique constitue une vraie priorité.

Michel Guillou
#267, le 23/01/2015 - 11:04

Modifier la loi et les règlements intérieurs des lycées pour la possession et l'utilisation des téléphones mobiles

La loi interdit l'usage des téléphones mobiles dans les écoles et collèges (article L511-5 du Code de l’Éducation). Cette loi doit être abrogée et la règle doit être l'autonomie et le choix des équipes de se servir ou pas de ces terminaux numériques.

Pour ce qui concerne les lycées, il devient urgent de modifier les règlemnts intérieurs. J'ai proposé, ci-dessous, un modèle qui peut, bien sûr, subir des adaptations : 

Règles de vie commune

L’usage des terminaux personnels mobiles numériques par les élèves est libre et autorisé dans l’ensemble des espaces du lycée, dans les couloirs et salles comme dans la cour. Il constitue, dans bien des cas, un apport non négligeable aux apprentissages qui doit être encouragé.

On distinguera cependant, selon les lieux, des conventions d’usage différentes.

En classe

Il va de soi que les enseignements en classe nécessitent attention et disponibilité qui ne sont pas compatibles avec l’usage personnel d’un téléphone mobile. C’est la raison pour laquelle les élèves s’abstiendront de la mise en œuvre de certaines fonctionnalités (musique, photographie, échanges téléphoniques ou par textos, échanges sur les réseaux sociaux, consultation du web, etc.) sauf autorisation expresse du professeur responsable.

Il en va de même des ordinateurs portables et tablettes dont l’usage en classe est réservé à la seule saisie de notes. De même que pour les téléphones mobiles, les élèves s’abstiendront avec ces outils de faire usage d’autres services, sauf s’ils sont autorisés à le faire à la demande du professeur.

Hors la classe

Dans les lieux de circulation et de détente, il est préférable que les appareils numériques de grande taille, tablettes et ordinateurs, soient rangés dans leur sacoche.

En revanche, il est permis de se servir des téléphones mobiles, des smartphones ou des baladeurs, y compris pour des usages personnels, dans le respect du voisinage et des activités pédagogiques en cours.

Formation des élèves

Dans la majorité des cas, l’ensemble des fonctionnalités offertes par l’appareillage numérique, quel qu’il soit, contribue à enrichir la pédagogie et les apprentissages. Néanmoins, dans certains cas, un usage excessif ou intrusif peut aboutir à dégrader sensiblement les relations dans la classe entre les élèves ou avec les adultes, professeurs ou personnels administratifs du lycée.

C’est pourquoi, avec l’aide des élus de la vie lycéenne et des représentants des parents, des temps de formation seront proposés chaque début d’année à tous les membres de la communauté éducative pour comprendre, expliquer et intégrer les règles de vie ci-dessus. Un moment particulier sera consacré aux responsabilités de chacun pour respecter et faire respecter un certain nombre de droits fondamentaux (image, intimité, lieux de silence et de calme, temps de concentration et de réflexion, santé…).

Mise à jour de ces règles de vie

En fin de chaque année scolaire, le bilan du bon fonctionnement de ces règles de vie commune sera fait, en liaison avec les représentants des diverses composantes de la communauté éducative, dont les élus lycéens de la vie lycéenne et des représentants des délégués. Des propositions seront éventuellement faites pour faire évoluer ces conventions, à la lumière des usages existants et des progrès techniques, les soumettre pour avis au Conseil de la vie lycéenne et à la commission permanente avant d’être portées au vote du Conseil d’administration.

Égalité

Pour respecter l’égalité des élèves quant aux enseignements qui leur sont dus, ceux qui en seraient dépourvus pourraient se faire prêter par le lycée, de manière non durable, des appareils numériques du type tablette leur permettant la saisie de notes et l’accès à des documents pédagogiques en ligne.

Sanctions

Contrevenir à ces règles de vie commune expose à des sanctions prévues par ailleurs au règlement intérieur.

 

Pôle médias éducation et citoyenneté des Ceméa
#681, le 06/02/2015 - 21:01

Sous le numérique, la pédagogie ?

Rêves technologiques, utopies pédagogiques, avec les technologies numériques de l’information et de la communication, tout se mélange. Une certaine pression du marché et les nombreux discours sur la modernité, emportent tout sur leur passage. Sans les TIC, sans les tablettes, point de salut, l’école resterait en dehors du progrès. Mais c’est là, entretenir la confusion.

S’il y a innovation technique, il ne va pas obligatoirement, y avoir innovation pédagogique ! Une fois surmontées les difficultés techniques d’interopérabilité et de maintenance, que fait-on des machines ou des espaces numériques mis en place ? Quelles sont leurs contributions aux apprentissages des jeunes ou au renforcement de la coéducation école-parents ? Ce sont les enjeux essentiels du numérique : la transformation des situations et des actes d’apprentissage et de formation des jeunes. Quoi d’autre pourrait légitimer les importants investissements financiers que nécessitent l’équipement des établissements en matériel et la mise au point des contenus multimédias ? Au-delà de l’innovation technique, c’est l’innovation pédagogique qui mérite de retenir l’attention. Et par innovation, il ne faut pas entendre seulement nouveauté, mais amélioration et transformation de la situation antérieure, avec une meilleure prise en compte des trois missions de l’école, la construction des savoirs, le développement de la personne et la formation du citoyen, en lien avec les autres espaces éducatifs.

LA PRIMAUTÉ DU PROJET

La première condition pour que l’innovation technique ne soit pas soumission à la vague moderniste et à une vision mythique des technologies et du numérique, mais se traduise en innovation pédagogique, réside dans l’existence d’un projet éducatif identifié, co-construit et problématisé. Dans bien des cas, le projet d’un usage isolé se heurte aux modalités de travail habituelles dans l’établissement. Le principe « un enseignement, une heure, une salle de classe » constitue un verrou. Aussi les projets impliquant le numérique, nécessitent-ils une articulation cohérente avec le projet global de l’établissement. Une gestion du temps et de l’espace, desserrée au profit d’emplois du temps plus modulaires, une globalisation de certains horaires des enseignants, des plages de temps dégagées pour des pratiques plus personnelles des élèves, des travaux transdisciplinaires : autant de facteurs qui favorisent une utilisation novatrice des TIC. La formation des personnels est bien sûr décisive. Très efficaces semblent les formations-actions distribuées sur un temps assez long et rassemblant l’ensemble d’une équipe porteuse d’un projet précis, dans l’établissement même et en alternance. Ces formations peuvent intégrer plus facilement les différentes facettes de la technique, du pédagogique, du culturel, de l’organisationnel. De caractère hybride, ce sont des formations à l’innovation et au changement, à la conduite de projets dans un environnement mouvant, par opposition à des stages centrés sur des aspects purement fonctionnels.

LES INTENTIONS PÉDAGOGIQUES

Lorsque l’on met en avant les outils numériques, on attribue à leurs potentialités techniques (interactivité, médiation, mise en réseau, ouverture, individualisation, dimension de communication...) des effets presque automatiques sur les pratiques pédagogiques et sur les apprentissages des élèves. Ces attentes sont rarement vérifiées. C’est dans l’articulation des intentions pédagogiques avec les usages des TIC que se joue l’innovation. Les technologies sont des atouts à saisir et des leviers à prendre, mais au service d’intentions pédagogiques et didactiques, préexistantes. L’utilisation des TIC va de pair avec une pédagogie du faire, de la création, de la production de contenus (web-docs, journaux, sites Internet...), à travers des activités d’emblée complexes l’ordinateur y occupe certes sa place, mais aussi les relations humaines, le rapport au sensible, l’émotion... L’utilisation des TIC permet aussi des démarches qui mettent l’accent sur l’activité du sujet apprenant en interaction avec des partenaires de travail, sur son autonomie, dont il faut renforcer l’apprentissage, et sur sa responsabilisation. L’utilisation des TIC s’y articule avec une pédagogie de l’entraide, du partage, de la coopération dans la classe ou hors de la classe, dans des lieux de pratiques collectives, et s’appuie sur des situations de communication authentique. À quoi bon utiliser des technologies en réseau, ouvertes si les partis pris pédagogiques de l’enseignant ou la gouvernance des établissements, n’intègrent pas ce choix de décloisonnement et d’ouverture aux autres ? Une éducation à l’actualité critique et distanciée orientée vers une compréhension du monde et de ses enjeux doit trouver ici des points d’appui efficaces, dans une finalité de formation citoyenne des jeunes, ouvrant l’école aux savoirs vivants et mouvants, à la culture d’aujourd’hui. Une réflexion sur les enjeux socio-économiques des TIC et du numérique, eux-mêmes, l’analyse de leur place et de leurs usages dans la société, font aussi partie d’une telle éducation. Ce travail contribue à une éducation aux médias et à l’information, articulant les médias de masse et les « self-médias », dans leur rapport à la construction du « vivre ensemble ".

La généralisation de l’accès au réseau Internet ne lui confère pas de caractère d’universalité. L’exposition à l’information, aussi diversifiée soit-elle à travers les médias numériques, n’est pas synonyme d’accès à la connaissance. Construire des connaissances nécessite un travail d’intégration qui s’appuie sur les savoirs antérieurs, et mobilise des capacités de métacognition articulant un travail sur l’autonomie et le collaboratif. L’interactivité des produits multimédias ne garantit pas un usage actif, en opposition aux usages passifs des autres médias ; ce serait confondre l’interactivité machinique (je clique et j’obtiens une action en retour sur mon écran) avec le sens que l’utilisateur construit grâce aux parcours prévus par les auteurs, pour lesquels on peut parler d’interaction cognitive, esthétique….

La modernité des techniques nouvelles ne renvoie pas aussi simplement l’ancien aux oubliettes du progrès social, éducatif et culturel. Face aux fausses évidences relayées par d’efficaces politiques de marketing, chaque éducateur doit rester vigilant, critique, lucide par rapport à la qualité des contenus éditoriaux véhiculés dans tous ces tuyaux et sur toutes ces plates-formes, et savoir y résister parfois. Les univers numériques et virtuels ne remplaceront jamais la confrontation au sensible et le vécu de la rencontre réelle, si importants dans la formation des personnes. Que, de l’immersion dans leurs mondes, naissent des projets d’agir sur le réel, il y a là un enjeu majeur d’éducation.

Christian Gautellier

Pole Education, média s et citoyenneté des Ceméa

@nnie
#639, le 05/02/2015 - 23:20

Quelle valorisation de carrière pour les professeurs pratiquants des expérimentations TICE?

Le principe d'avancement de carrière d'un professeur n'incite pas à expérimenter ni à utiliser les TICE.

Dans les évaluations rendues par les chefs d'établissement sur les notations individuelles. il n'y a aucune ligne faisant référence aux TICE (rayonnement , autorité...) Pour certains  corps d'inspection l'utilisation d'une feuille word videoprojettée reproduisant le "papier"  suffit pour être assimilée à la "mobilisation des TICE"...

La pratique pédagogique des TICE demande de l'investissement en temps mais aussi en logiciels et matériels non remboursé, sans remise ni solde.... Monter une séquence TICE demande une reflexion pointue en pédagogie.Le numérique n'exclue pas une reflexion pédagogique sur le plan cognitif et metacognitif. L'échec est présent, et fidèle au rendez vous avec le découragement à la clé. Dans une équipe disicplinaire, l'enseignant qui ose les TICE d'une manière non conventionnelle peut être taxé de "geek". On vient le chercher non pas pour lui poser des questions pédagogiques liées aux TICE....Mais pour réparer le videoprojecteur ou trouver le son sur un ordinateur+videoproj qui sert de lecteur DVD....

Un enseignant  qui ne modifie pas ses pratiques aura la m^me perspective d'évolution de carrière qu'un autre qui expérimente ou innove. Utiliser les TICE relève d'un "courage pédagogique" et d'une "volonté affirmée de progrès". Le système éducatif valorise de manière très insuffisante l'engagement des professeurs qui ose se lancer dans l'aventure des TICE.

Susciter l'expérimentation TICE dans la communauté enseignante ne passe pas nécessairement par du monétaire mais juste une reconnaissance et des encouragements à poursuivre pour ne pas abandonner.

Guillaume LEGUAY
#593, le 03/02/2015 - 20:18

Une aide plus personnaliser et un plus grand intérêt de la part des élèves

Bonsoir,

Je suis actuellement lycéen et je viens participer à ce débat afin de donner les envies des élèves sur cette question.

En effet, pour moi il est important que chaque élève possède son propre outil numérique, de préfèrence une tablette numérique, l'ordinateur portable étant à mon avis beaucoup trop lourd pour nous. Cependant, il est nécessaire de garder l'écriture manuscrite. La tablette aurait alors comme intérêt de remplacer les livres, qui pèse leur poids il faut bien l'avouer, et permettrait ainsi d'éviter les "j'ai oublier mon livre", et permettrait ainsi au professeur d'avancer plus rapidemment et d'éviter de perdre du temps inutilement. Ceci n'étant qu'un petit avantage.

Les professeurs ont leur intérêt dans cette réforme.

En effet, grâce à une correction automatique, la tablette permettrait de mieux localiser les difficultées des élèves. La tablette ne doit pas être perçue comme un outil qui va remplacer le professeur mais au contraire comme une aide qui va lui permettre de proposer à chaque élève des exercices personnalisés. Il pourra ainsi suivre la progression de chaque élève plus facilement. Ceci doit également renforcer la cohésion entre professeur et élèves en créant une messagerie où chaque élève pourrait joindre le professeur pendant et après les heures de cours. En effet, et ceci est surtout présent au collège ou au lycée, mais si lors d'une révision nous nous apercevons que nous n'avons pas comprit un point du cours, le professeur peut nous répondre plus rapidement. J'ai un de mes professeurs qui nous a donné son adresse e-mail, pour que nous puissions lui poser des questions du cours ou sur ce qui concerne sa matière. Le résultat est impressionnant, nous avons tous progressé et nous nous sentons plus à l'aise. Cependant des professeurs ne souhaitent pas la donner, voyant ceci comme une ouverture de vie privé ce qui est compréhensif.

Les élèves doivent aussi y trouver leur compte.

En effet, l'intérêt même de cette réforme est de diminuer le décrochage scolaire. Alors certe, ce n'est pas en distribuant des tablettes que tout le monde va se mettre à travailler. Cependant ceci permettrait de capter l'intention des élèves. En effet, un élève de Toulouse,par exemple, n'ira jamais au musée du Louvre ou de Versailles avec sa classe. Avec la tablette nous pourrions imaginer une visite virtuel du château au lieu de se limiter à une simple photo. Pourquoi ne pas imaginer de voir le lieu prendre vie avec les personnas de l'époque. Permettre de jouer intelligement avec l'Histoire, les sciences .... . La tablette ne doit pas remplacer le professeur mais illustrer son propos autrement que par de simple images. Ceci permettrait également à l'élève de refaire des exercices,qui corriger automatiquement, lui permettrons de prendre conscience de ses erreurs et de les corrigées. Il pourra ainsi s'exercer seul et plus facilement.

Je pense que cette réforme pourrait permettre de faciliter le travail des professeurs et de rendre celui des élèves plus agréable, cependant cela doit être bien exécuter et jusqu'à présent les quelques outils informatiques que nous possédons sont sous-exploités et mal utilisés ce qui empêche réellement cette Révolution technologique de montrer tout ce quel peut apporter.   

Anne-Cécile Franc
#496, le 30/01/2015 - 13:34

Proposer des formations au et par le numérique qui favorisent le questionnement sur la pédagogie et l'homologie pédagogique... dans toutes les formations

Les enseignants qui sont les plus réfractaires à l'utilisation du numérique ne sont pas forcément de mauvais pédagogues, mais ils passent à côté de cette génération des petits poucets et des petites poucettes et à côté de ce monde dans lequel l'enseignement doit profondément être repensé.

Une des manières d'aborder le numérique en formation pour favoriser cette évolution nécessaire peut être d'utiliser le numérique systématiquement, et surtout pour former aux compétences et aux connaissances qui intéressent tous les enseignants.

En d'autres termes, toutes les formations ne devraient-elles pas intégrer le numérique ? ou utiliser le numérique ?

En plaçant les enseignants dans une démarche réflexive où ils vont d'abord faire l'expérience de pratiques innovantes en situation, le formateur pourra mieux leur faire percevoir les enjeux pédagogiques de la modalité numérique en les rendant conscients de l'incidence que la pratique numérique a sur l'espace, le temps, le rapport au savoir, la motivation, et l'engagement personnel dans un apprentissage dynamique.

Aux pratiques uniquement transmissives de formation devraient donc systématiquement préférées la formation-action, la formation collaborative autour d'un projet pour favoriser l'homologie pédagogique. Et quoi de mieux que le numérique pour favoriser ces échanges et cette collaboration entre pairs ?

Allez, chiche, que toutes les formations soient numériques !

 

Jérôme G.
#487, le 30/01/2015 - 06:56

Et Pourquoi pas les « jeux sérieux » ?

Bonjour,

Pourquoi ne pas proposer aux enseignants des filières technologiques et professionnelles qui le souhaiteraient de se former à la création et l’animation de jeux sérieux (serious games) pour mettre les élèves en situation afin de réaliser des taches qu’ils retrouveront par la suite dans le monde du travail ?

Par la simulation, il est possible d’obtenir de très bons résultats en termes de compétences. Ce concept de jeux peut être considéré comme un outil pédagogique à part entière.

Les enseignants pourraient créer ces applications de manière collaborative à l’image des projets dits Open source et se les partager sur un site Internet dédiés à cet effet. Ils pourront les adapter et les faire évoluer suivant les besoins de chacun.

 

Eric Briys
#290, le 23/01/2015 - 14:53

Diversifier simplement sa pratique pédagogique via les bibliothèques numériques

J'ai enseigné l'économie pendant une quinzaine d'années.

Je me suis longtemps demandé comment sortir de ce que j'appelle la tyrannie du manuel unique, comment partager aisément mes lectures avec mes éléves, comment faire de ce partage un véritable objet de conversation pédagogique.

Ne trouvant pas d'outils satisfaisants, j'ai fondé en 2000 Cyberlibris.

Depuis, ce sont des centaines de milliers d'enseignants, d'élèves et d'étudiants qui ont pu accéder facilement (en classe ou au domicile) à la lecture numérique, partager leurs lectures en utilsant des bibliothèques numériques spécialement façonnées pour répondre à leurs besoins, telles KoobyVoxScholarVox CDIScholarVox.

Un professeur de philosophie, pour ne retenir que cet exemple, peut simplement convoquer auteurs et livres, baliser des itinéraires de lectures pour ses élèves et, ainsi, s'émanciper du rationnement pédagogique malhereusement inhérent au livre imprimé. Nous ne réinventons pas la roue, nous lui permettons de tourner plus vite. La bibliothèque, grâce à son extension numérique, demeure le lieu à partir duquel le pédagogue peut inviter ses élèves aux joies de la découverte et de la sérendipité.

Les briques existent, l'enjeu est de les agencer astucieusement dans un contexte respectueux des droits de chacun de l'auteur au lecteur.

Contributeur-débat
#651, le 06/02/2015 - 08:40

Replacer la pédagogie au coeur des décisions

L'école pour réussir sa mission première d'insertion professionnelle (ce n'est évidemment pas sa seule mission)  ne peut faire l'économie de s'emparer de la question du numérique dans le curriculum de formation et ce dès l'école primaire. Les pressions des lobbyistes pour placer leurs produits sont fortes. Il me semble pourtant essentiel d'inverser la démarche :  l'Education nationale doit rester le prescripteur.

Infrastructure :

  • Régler les problèmes d'infrastructure  : organiser et encourager au niveau local (avec les collectivités) la construction des réseaux câblés dans les écoles, collèges et lycées. Ce sont des investissements pérennes, bien plus que d'équiper toute une classe d'âge d'un territoire en tablette, par exemple.
  • Diffuser des guides à destination des collectivités pour les aider à mobiliser différents fonds (caisse des dépôts, Feder etc.).
  • Définir des documents à destination des élus/DSI des collectivités sur les priorités ciblées par le MEN. Les rassurer sur les choix qui sont faits.
  • s'interroger sur le BYOD (à condition que l'élève une fois dans l'établissement se trouve dans un environnement logiciel sécurisé). Les tablettes hybrides (à mi-chemin de l'ordinateur portable) peuvent être intéressantes à la fois pour "porter les manuels" mais également pour travailler avec des outils numériques. Dans tous les cas, cela permettrait d'amener le numérique dans les "murs de la classe".

Ressources humaines

  • Constituer rapidement un réseau d'expert Conseiller numérique :  ce serait un nouveau métier dans le M.E.N qui s'appuierait sur le réseau existant des conseillers tice (atice, ctice etc) qu'il s'agirait de  former, professionnaliser, stabiliser et structurer pour en constituer un réseau reconnu et pérenne à l'échelle nationale (Faut-il un cafipemf, peu adapté à mon sens ? basculer vers un métier ITRF, type ingénieur d'étude/de recherche, pourquoi pas, sachant que la question du numérique est encore en phase exploratoire ?) .
      Le numérique touche plusieurs aspects. Cet expert viendrait conseiller les cadres du 1er et 2nd degré, auditer des établissements (aspect pédagogique et technique) sous l'autorité des IEN/chef d'établissement, dialoguer avec les collectivités (par exemple dans les comités locaux de pilotage du numérique),  porter et communiquer sur des projets numériques, accompagner les enseignants (donc garder un ancrage local), faire de la recherche...

Concernant la formation des enseignants :

  • introduire et stabiliser la notion de plus-value, ie à quel moment l'introduction du numérique est pertinente dans une séance/séquence pédagogique. Ceci suppose une formation initiale et continue de qualité. Les résultats de la recherche pédagogique doivent être connus et doivent se diffuser dans les pratiques. Pouvons-nous imaginer également des documents d'accompagnement des programmes, qui sans nuire à l'innovation et à la liberté pédagogique de l'enseignant, donnent des clés d'exploitation des programmes avec des outils numériques (ex: nous connaissons tout l'intérêt d'utiliser des logiciels de géométrie dynamique par exemple lorsque l'on construit les concepts géométriques et ce dès l'école primaire ! etc.)
  • renforcer la formation sur la pédagogie de projet. A mettre en relation avec l'introduction dans le parcours de l'élève de réalisation de projets complexes
  • prise en compte des formations extérieures au MEN (ex :MOOC) dans leurs formations continues.

 

Pour les élèves :

  • rencontrer régulièrement des projets faisant appel à des taches complexes mais pas compliquées tout au long du cursus (même en primaire), Ex: un projet média  faisant appel aux mathématiques, aux arts, à la langue française etc. Cette modalité de travail est fréquemment rencontrée aujourd'hui dans le monde professionnel.
  • une éducation aux différents médias et à la citoyenneté numérique, dès le primaire
  • la prise en compte

Ressources :

  • continuer la structuration des ressources numériques et la construction des partenariats avec les autres acteurs (musée, site.tv etc.)
  • travailler  avec les éditeurs à la création de manuel numérique (ayant une vraie plus-value ;) dans des coûts raisonnables (reporter le coût de l'impression à la modernisation des manuels)
  • encourager la création d'ENT 1er et 2nd degré interfacé avec le système d'information des académies.
  • imposer l'interoperabilité des fichiers et des ressources (Ce n'est pas normal que tel fichier pour un T.N.I ne fonctionne pas avec un logiciel d'une autre marque)

Je n'ai pas interrogé ici les places des autres acteurs de la communauté éducative. La problématique est vaste et sans doute quelques pistes évoquées ici peuvent se retrouver dans d'autres problématiques en débat.

Christian Gautellier Président du collectif Enjeux e-médias
#802, le 11/02/2015 - 22:15

La référence à la refondation de l'école, pour penser le numérique à l'école

Une mise en œuvre appuyée sur le cadre de la Refondation. La double logique de la participation et de la consommation est une réalité à prendre en compte, dans ce nouveau paradigme qui est déjà au cœur des pratiques et des usages de jeunes et qu’il convient d’accompagner par la médiation pédagogique sans les démoraliser et sans créer de l’anxiété inutilement (nous ne sommes pas particulièrement en retard et tous les pays, petits ou grands, sont confrontés au passage à l’ère numérique). Dans le cadre de l’école, cette logique peut s’appuyer sur les propositions du socle commun des connaissances, des compétences et de la culture, à peine sollicité dans le rapport. Tout plan pour faire entrer l’école dans l’ère numérique doit être construit en synergie avec les 5 piliers du socle qui constituent les orientations du ministère de l’Education nationale : les langages pour penser et communiquer, les méthodes et outils pour apprendre, la formation de la personne et du citoyen, l’observation et la compréhension du monde, les représentations du monde et l’activité humaine.

Vincent Frammery
#629, le 05/02/2015 - 15:45

La formation des professeurs des écoles aux nouveaux outils pédagogiques : un lieu avec des formateurs experts​

Pourquoi un lieu ?

Il est essentiel de former les professeurs des écoles à l'apprentissage du code aux outils pédagogiques accessibles sans être programmeur, et sans coder. 
Nous ne parlons pas ici de l'apprentissage du code mais de l'apprentissage des concepts fondamentaux de la programmation, et cela sans obligatoirement utiliser un support numérique (ordinateur, tablette...). Des outils pédagogiques existent.

Il n'existe pas de lieu en France fédérant ces connaissances.

Il faut que les semaines de stages des instituteurs / professeurs des écoles qualifiées d'«insuffisantes et pas assez ciblées» selon l’association Enseignement public et informatique, soient enseignées dans un lieu dédié à ces technologies et encadrés par des experts.

Il faut que ces professeurs des écoles puissent "tester" leur connaissance en situation réelle en accompagnant l'encadrement d'activités d'une classe de maternelle ou primaire dans un lieu dédié.

Solution possible : site du projet les Ateliers du Code et de la Robotique

Matthis-
#956, le 21/02/2015 - 11:38

Et si on faisait parler les jeunes? Les concernés...

Bonjour à tous, je suis en classe de 3ème et j'aimerai pouvoir m'exprimer sur ce qui m'entoure au quotidien.

Donc ce que je pense c'est que les méthodes utilisées sont décalées avec notre temps.

Je vous expliquer un peu tout ça:

Alors qu'en cours de physique on prend 6 heures pour comprendre qu'est-ce qu'un atome, la constitution d'un atomes... Avec des youtubeurs français j'ai pris 20 mins ( de vidéo) pour tout comprendre, c'était une vidéo ludique, amusante et compréhensible. La vidéo était réalisée ainsi: 

- Pratique (démonstration)

- Théorie (pour une fois que la théorie n'est pas ennuyante)

- Et re pratique avec diverses expériences

Et le plus amusant dans tout ça c'est que le vidéaste en question n'est pas un prof mais un jeune étudiant à croire qu'on c'est les jeunes qui feront aux... moins jeunes.

Avec les 20 autres minutes j'ai regardé une vidéo pour comprendre comment se faisait les accords du participe passé, donc c'est un gain de temps formidable du français et de la physique en moins d'une heure, c'est fou non ? On pourrait donc finir plus tôt... Mais ça c'est un autre débat ;)

Donc à la base l'apprentissage à l'école est censé être ludique, pédagogique.La pédagogie: l'art d'apprendre, le 8ème art. Que je ne trouve pas très présent actuellement dans la manière d'enseigner de mes profs' (abréviation de jeune vous pouvez pas comprendre ;) )

Au final, je n'accuse pas les profs' d'être des moins que rien, ou autre chose  mais je pense que leur formation n'est plus d'actualité.

Pour finir je remercie mes lecteurs, donc vous, et j'aimerai vous mettre en exemple diverses vidéo qui m'aident et qui sont très attrayantes.

Merci d'avoir écouter l'avis d'un collègien ( à savor qu'il y a encore beaucoup de jeunes qui aimeraient parler de tout ça...)

 

PS: J'ai surement fait une multitude de fautes d'orthographe, de conjugaison etc... mais c'est pas de ma faute c'est celle des méthodes ;)

Qu'est-ce que le son?  https://www.youtube.com/watch?v=QhwuYDfATLc

Les accords du participe passé https://www.youtube.com/watch?v=938C_wkW2oM

Les équations du seconde degré https://www.youtube.com/watch?v=9PGzmy02qdQ

La première Guerre Modiale https://www.youtube.com/watch?v=Ldd8Kkw5rSo 

Un total de 28.25 pour de la physique, du français, des maths et de l'histoire.

Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#355, le 24/01/2015 - 19:03

Renouvellement / déversification ou pratiques pédagogiques, ou bien, des programmes pédagogiques ?

"En l’état actuel, comment le numérique peut-il contribuer au renouvellement et à la diversification des pratiques pédagogiques ?"

Et si on énonçait : comment le numérique peut-il contribuer au renouvellement et la diversification des programmes pédagogiques ?

Prenons les mathématiques au collège  : comment se fait-il qu'avec une élite professorale et universitaire réconnue, des enseignants dévoués, des éditeurs compétents, on se soit retrouvé avec les résultats de PISA 2012 ?

Eric.Fouzari
#903, le 17/02/2015 - 09:45

Le numérique, les apprentissages et la réussite de tous, oui mais !!!

Je viens de lire l'ensemble des défisCela fait maintenant plus de 15 ans que l'informatique est dans les établissements scolaires.Je pense qu'il faut se poser plusieurs questions:

Les collectivités ont-elles les moyens:

a) de mettre un mode de connexion internet qui fonctionne normalement sans mettre en difficulté ou perturber le cours !!!

b) de mettre à disposition du matériel informatique (ordinateur- tablettes- imprimantes-tbi)

c) de mettre à disposition les techniciens pour la maintenance.

 

L'Éducation Nationale ne devrait-elle pas:

a) proposer un partenariat avec les collectivités afin de ne pas créer d'inégalité entre les communes.

b) Développer des applications ou des logiciels afin de réduire les coûts

c) proposer des formations et accompagner les enseignants

d) Sensibiliser et proposer une formation aux parents afin que l'informatique soient bien utilisé à la maison.

Je pense que cette concertation est indispensable , mais pour réussir ce projet il faut aussi:

retenir et analyser les idées qui sont proposées afin d'éviter un certain nombre de dysfonctionnements.

@nnie
#646, le 06/02/2015 - 00:40

Ne pas faire comme avant!(2/2)

Alors comment faire pour ne pas faire comme avant?

- le numérique renvoie à un moment donné ou à un autre à une véritable reflexion pédagogique: le statut de l'erreur, la co-écriture....

- un outils numérique doit faire l'objet d'une prise en main accompagnée avec un suivi au long cours

- le numérique demande une posture de recherche de l'alliance éducative : aller vers les élèves pour construire un partenariat éducatif

Dans le domaine du numérique il vaut mieux dépenser moins pour dépenser mieux: un outils numérique mi en place sans reflexions sur son accesssibilité, la maintenance, la formation, ou l'accompagnement ne présente que peu d'intérêt. ...Pour exemple un établissement doté de  2 TBI inutilisés......car les clés des salles pour y accéder ne sont dans un bureau ouvert que ....trois matinées par semaine

 

@nnie
#643, le 05/02/2015 - 23:31

"La e-éducratie" ou la démocratie participative au secours de l'école?

Organiser des plans nationaux d'équipements ou de formation n'est plus aujourd'hui la réponse  pertinente. On observe une hétérogéinité d'équipements et de niveaux de formation.

Le niveau d'équipement est variable d'un établissement à l'autre selon son positionnement géographique (rural urbain) et sa taille (collège avec 100 élève à un lycée métropolitain de 2000 élèves...). Selon les disciplines l'impregnation est elle aussi très différente. Les enseignants du professionnels sont plus habiles que leurs collègues de l'enseignement général. Les établissements REP sont plus avancés dans la reflexion que les lycées "ordinaires" des centres villes. Les disciplines scientifiques utilisent plus facilement les TICE que les littéraires qui y sont plus facilement refractaires.... (cliché? ou réalité? à vous de me répondre);

Aujourd'hui la méthode la plus adaptée pour répondre aux besoin de développement  est une reflexion intra muros qui ne peut se faire que par un diagnostic établissement sur le niveau d'équipement et les besoins de formations. Les diagnostics seront centralisés afin d'établir  des priorités académiques. D'une académie à l'autre les besoins seront certainement très différents.

Avec le numérique c'est l'echelon local qui devient le "décideur" des besoins par un circuit décisionnel "montant" alors que jusqu'à présent il s'agissait d'une commande "descendante" du centre parisien vers les académies. Le numérique va inverser les circuits de décisions. Cette concertation du numérique est un exemple d'une consulation prenant la forme d'un acte de démocratie participative interne relevant de la e-éducratie!!!!!

chrislaut68
#624, le 05/02/2015 - 09:25

DE LA FUMÉE !

Le numérique, c'est bien, c'est utile !

Utile comme l'était le stylo à encre face à la plume sergent major.

Utile comme doit l'être un outil; sans plus. 

Le défi est ailleurs : la perte de motivation de nos enfants face à l'apprentissage. 

Pourquoi ? Parce qu'ils veulent apprendre sans effort !

Pourquoi veulent-ils apprendre sans efforts ? Mais parce que tout est tellement plus facile dans le monde numérique : jeux, communications, recherches internet. C'est attrayant, ludique, divertissant ... 

Ma position est paradoxale car je pense que le numérique à l'école a sa place; mais il doit trouver sa vraie place et sûrement pas au détriment des méthodes d'apprentissages. On n'apprend pas le piano sur une tablette ... 

Certes, on peut découvrir énormément de choses à travers l'utilisation du numérique; mais le risque est de rester passif, superficiel dans l'apprentissage de son savoir, de faire du touche à tout et d'oublier d'être un véritable acteur de son apprentissage. 

Car c'est en forgeant qu'on devient forgeront ! Aujourd'hui, on dirait qu'il faut mettre la main à la pâte.

Pour conclure : oui au numérique, comme un outil merveilleux d'accès à la connaissance, un outil pour les TP de sciences etc. Mais, en revanche, n'allez pas croire qu'il résorbera d'un coup de baguette magique les problèmes actuels de l'école. C'est de la fumée ! 

Laurent Jeannin
#570, le 03/02/2015 - 12:19

Modifier des pratiques ? mais pour quelles modifications, quels usages, quels résultats, quels objectifs...

Pour une modification ou évolution des pratiques, l'outillage de celles-ci est nécessaire mais pas suffisant. Avant même de poser la question de l'évolution des pratiques, il est important de situer que le numérique ne sera pas l'unique levier de modification des pratiques. En effet, le personnel, l'organisation, le rapport au savoir, à l'autorité sont autant de points à lever pour modifier des pratiques. C'est pourquoi, penser cette transition de pratique doit se faire en accord avec les coprs de l'inspection pour travailler sur un contenu, un style d'enseignement et d'apprentissage, une évaluation. Plusieurs travaux montrent également l'importance de l'organisation de l'espace et du temps (cf l'article du jour sur Ludovia : http://www.ludovia.com/2015/02/quel-espace-temps-pour-le-numerique-en-ed...) et donc quand penser le mobilier (cf UGAP), l'organisation de l'espace et son pouvoir de créativité de pratiques ?

PierretteL
#388, le 26/01/2015 - 01:06

Comment donner envie d'utiliser le numérique ?

Tant que l'on n'aura pas réfléchi à la façon dont les uns et les autres s'approprient les dispositifs de formation en ligne, on n'avancera que très lentement. Combien d'inscrits terminent leur formation en ligne ?

Alain Arsane
#190, le 22/01/2015 - 10:00

De l'utilisation pédagogique des Quizz

Bonjour à tous,

Enseignant en BTS SIO (informatique) au Lycée La Martinière Duchère à Lyon, j'ai conçu une application me permettant de rédiger des Quizz et de les proposer à mes élèves (http://www.eduqcm.fr).

J'ai pensé cette application comme un outil pédagogique pouvant participer à l'évaluation formative ou sommative. Et j'ai bien dit participer et non se substituer aux autres formes d'évaluation et je vous propose de vous rendre compte de mon expérience ainsi que celle de mes collègues.

D'une manière générale on distingue deux types d'évaluation, l'évaluation formative et l'évaluation sommative.

L'évaluation formative

J'utilise des Quizz de type entraînement comme un moyen de pratiquer ce type d'évaluation. Tous les Quizz proposent un corrigé et selon l'objectif visé, on peut faire en sorte que les apprenants aient accès ou non à ce corrigé.

Un Quizz d'entraînement sans corrigé

On place l'apprenant en situation d'interrogation : où en suis-je par rapport à telle ou telle connaissance ou compétence ?

Dans ce cas je n'active pas le corrigé. Le but étant par exemple de placer l'apprenant en situation d'auto-interrogation et d'en tirer les conséquences en termes de révisions par exemple. Pour pouvoir répondre à telle ou telle question, il me faut travailler telle ou telle partie du cours.

C'est typiquement le cas d'une préparation d'un DS (Devoir Surveillé). Je propose un Quizz d'entraînement dont j'annonce qu'il s'appuiera sur tout ou partie des questions qui seront données lors d'un prochain DS, sans donner les corrigés, ce qui oblige l'apprenant à aller chercher lui-même les réponses aux questions dans les ressources à sa dispositions (cours, TP …).

Je ne fais pas non plus dans "l'angélisme", tous les élèves ne précipitent pas sur l'heure pour faire le Quizz, il faut parfois les rappeler à l'ordre pour qu'ils passent le Quizz avant sa clôture, mais globalement cela marche plutôt bien, les élèves adhèrent à ce genre de pratique.

Un Quizz d'entraînement avec corrigé

Cette situation permet à l'élève de se situer par rapport à l'état de ses connaissances. Ici j'ai donné la possibilité d'activé le corrigé soit après chaque question soit à la fin du Quizz.

Après chaque question

Cette approche est la plus formative, elle permet à l'apprenant de mesurer immédiatement l'état de ses connaissances et l'accès aux justificatifs des réponses peut participer à la réactualisation des connaissances sur le domaine étudié.

Après la fin du Quizz

Cette approche est plus normative, elle permet à l'apprenant d'effectuer une auto-évaluation qui n'aura pas de conséquence en terme de notation et lui permettra quand même de se situer.

Il faut préciser que j'ai fait en sorte que les Quizz de type entraînement ne soient pas "notés", à aucun moment le professeur n'aura accès aux résultats des élèves. La seule information accessible étant l'heure et la date à laquelle les élèves ont passé le Quizz. Cela permet aux élèves de faire le Quizz en toute quiétude, il n'est pas "jugé". De plus un élève peut refaire le Quizz autant de fois qu'il le désire, c'est à la fois très formateur et chose non négligeable très rassurant pour l'apprenant.

L'évaluation sommative

C'est la plus classique des situations, le but étant de situer des apprenants par rapport à un référentiel de connaissances. De façon très prosaïque, cela me permet d'avoir un panel de notes bien plus important qu'avec les classiques DS papier. Les élèves y trouvent aussi leur compte, car l'expérience montre que cela lisse quelque peu les résultats et permet de diluer un accident (après tout nous aussi nous ne sommes pas systématiquement tous au mieux de notre forme à tous moments !).

Je pratique des Quizz DS courts, entre 12 et 16 questions, au-delà les élèves ont tendance à décrocher, il ne faut pas oublier que la lecture écran est assez fatigante et puis l'exploitation pédagogique (corrigé, réponses aux questions) peut être faite dans la foulée, avec 30 question, c'est pratiquement impossible !

Maintenant que j'ai mis en ligne sur Internet mon application, on peut pratiquer les Quizz DS aussi bien dans l'établissement que hors établissement, même si la première manière est la plus courante (en BTS SIO on a des salles informatiques bien équipées, en tous cas dans mon Lycée).

Dans l'établissement

Evidemment il faut des salles avec un nombre suffisant de machines (une par élève), mais on peut aussi faire passer un groupe pendant qu'on fait autre chose avec un autre groupe.

Les élèves ont un temps limité pour répondre aux questions et ils ont accès ensuite au corrigé après que le dernier élève ait fini de passer le Quizz ou quand l'autre groupe l'a passé.

Après que chaque élève ait pu parcourir le corrigé de son Quizz et ainsi comparer ses réponses au corrigé, je projette au vidéoprojecteur le corrigé type du Quizz (donc sans les réponses des élèves, cela évite d'exposer les résultats d'un élève aux yeux de tous !), transformant ainsi une situation sommative en une situation formative.

C'est typiquement le moment des questions/réponses entre les élèves et moi. Cela donne parfois lieu à des discussions sur la pertinence de telle ou telle question, mais après tout cela aussi est formateur (aussi bien pour l'enseignant que pour l'élève).

Hors établissement

Typiquement les élèves effectuent le DS à leur domicile au moment où ils le désirent, dans le cadre bien sûr d'une plage de disponibilité définie par le professeur.

Ici on a tendance à réduire le temps de réponse de manière à éviter la tentation d'aller consulter des ressources (cours, internet …) pour répondre aux questions.

Dans cette situation le corrigé est soit activé lors d'un retour dans l'établissement soit plus tard, lorsqu'on se sera assuré que l'ensemble des élèves a bien passé le Quizz.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser l'écart entre les notes obtenues entre un DS passé hors établissement et le même DS passé dans le cadre de l'établissement est très faible, en tous cas non significatif.

La plupart du temps ces sortes de DM (Devoir à la Maison) n'ont pas le même poids que ceux réalisés dans les locaux de l'établissement. Mais c'est là une situation tout à fait classique, totalement identique à ce qui se passait déjà avec les DM papier !

On le voit, ce type d'application ne se substitue pas à l'évaluation classique, mais propose des outils plus souples, moins formels et qui surtout plaisent énormément aux élèves. Je peux vous garantir que lorsqu'ils passent un Quizz on entendrait voler une mouche (s'il y avait des mouches au Lycée La Martinière Duchère bien sûr !). Je ne dis pas non plus qu'il faille systématiser ce genre d'outil, mais c'est un complément dont j'aurais maintenant du mal (et mes collègues avec moi) à me passer.

Exploitation pédagogique

Evaluer, c'est bien, mais pour quoi faire ?

J'ai mis en place un outil statistique qui permet d'avoir entre autres les pourcentages de bonnes et mauvaises réponses à chaque question et quand je vois qu'une question a par exemple plus de 50 % de mauvaises réponses, du coup j'en tire des conséquences.

Par exemple que cette question était mal posée ou qu'elle arrivait trop tôt ou même qu'elle n'avait pas lieu d'être, bref que je m'étais "planté", moi et pas mes apprenants !

Du coup j'ai mis en place une fonctionnalité de neutralisation de la ou les questions posant problème. Les élèves apprécient beaucoup cette pratique, elle introduit une relation de confiance entre eux et moi et le sentiment que le professeur est attentif à leur situation vis à vis de la formation.

Et surtout, j'en tire les conséquences sur le plan de la formation, si une question essuie tant d'échecs, c'est peut-être que le sujet n'a pas été compris et donc qu'il faut revenir dessus.

Conclusion

Tout ça n'a rien de révolutionnaire et je ne prétends pas que cela change radicalement l'évaluation au Lycée ni même que cela soit systématiquement généralisable, mais c'est un outil (bien pratique) comme les autres au service de la formation.

Alain Arsane

mine971
#1022, le 03/03/2015 - 19:42

Du matériel pour les prof en formation

A mon sens, pour que les profs aillent vers le numérique pour enseigner il faut déjà que lors de la formation le matériel soit au niveau. S'il faut que les ESPE comptent sur l'équipement personnel des étudiants pour les former, les futurs enseignants continueront à travailler avec le tableau et la craie.

En stage au lycée, j'ai vu des élèves prendre des notes sur le notebook que la collectivité en charge leur a offert. De nombreux élèves travaillent également sur tablettes personnelles. Personnellement, je n'en ai pas encore et je manipule peu ce matériel. Si la formation ne s'arrête qu'à la proposition de séquences intégrant des TICE et qu'il n'y a ni manipulation des différents outils ou encore carrément des cours d'informatique, de remise à niveau (car il y a qui ne le sont pas(, le bon vers le numérique ne se fera pas seul. Chose bête: les soutenances avec diaporamas sont recommandées. Question: à quel moment du parcours universitaire d'un prof lui apprend-t-on à en faire un? 

Le numérique est nécessaire pour permettre à nos élèves d'être compétitifs au niveau national. Je ne le renie pas. Mais il ne suffit pas d'arriver avec une réforme pour régler un retard. Il faut financer cette avancée et faire en sorte que les futurs enseignants aient les moyens des ambitions du ministère. 

bonob0h
#1000, le 02/03/2015 - 09:47

Elliot dans le Web3D++

Imaginez

Elliot collégien rencontre le Web3D++

Par le hasard d’échanges sur des réseaux sociaux Elliot, un adolescent de 3ème se retrouve nez à nez avec un numérique d’avenir, le Web3D++(*), pour lequel il se prend de passion. Ni une ni deux, il fait participer deux copains de classe. Ensemble, ils commencent à prendre quelques premières photos de la façade de leur Collège, d'un couloir, d'une salle. Ils s'en servent pour reconstituer les bases de leu collège en environnement virtuel 3D. Ils commencent également à modéliser une transposition imaginaire/idéal de son collège.

Elliot propose

Puis Elliot, va voir le principal auquel il propose un projet qui pour chaque matière, explique comment on pourrait développer des activités pédagogiques enrichies et augmentées (2) de ce numérique d’avant garde, mais déjà en marche.

 

Elliot, fait aussi une première affiche puis en parle à quelques classes. Il fait aussi quelques copies d’écran de son travail, pour en faire une affiche proposant un Club Web3D++ pour l'établissement. Le club propose ses propres activités numériques, incluant l’entraide scolaire,  mais aussi celles qui pourraient être faites avec d'autres activités traditionnelles (2). Même au club de perle il es proposé de réaliser des développements associant le réel et le virtuel.

 

Au principal passionné d’aviation, il montre l’embryon d’un centre aéronautique permettant de faire découvrir l’histoire comme de se familiariser et utiliser les techniques du Web3D++. Il fait aussi une lettre à l'ensemble des enseignants pour leur expliquer ces difficultés à faire seul ses devoirs et proposer le projet d'entraide scolaire (4). Un projet destiné à ceux qui n’ont pas les moyens d’un soutien scolaire financé par leur parent. C’est aussi au travers de l'environnement 3D rendre plus attractifs l'entraide en même temps qu'apporter des compléments pédagogiques.

 

Elliot ne s'arrête pas là ! Il contacte les clubs de sa commune comme celui de photo pour faire participer les papys photographes en même temps pour que ces derniers transmettent leur savoir-faire en matière de photos (5). Il prend contact avec la maison des jeunes pour proposer des ateliers Web3D++ pouvant se marier avec ceux existants. Il va aussi voir l'élu du numérique pour un projet de commune faisant participer tous les habitants et monter des lieux numérique de proximité pour mutualiser les équipements d’avenir (3) pour les intérêts de tous : des établissements d’enseignement à la Gendarmerie en passant par les pompiers et artisans ou entreprises locales. (5)

 

A l'office du tourisme, il propose de mettre en place un système participatif pour reconstituer les patrimoines et développer un autre tourisme à la fois virtuel et interactif avec les visiteurs réels. Un des buts est le tourisme industriel pour qu’il serve pour les métiers, la sensibilisation à la formation tant passée, actuelle que future. (3)

 

Il va aussi voir la directrice de l'école primaire qui jouxte son collège pour que dès le primaire les enfants aussi puissent participer à tout un projet sur la commune, et bien sûr puissent apprendre avec des outils attractifs autant à l’école qu’en dehors.(1) (2) (5)

 

Au centre qui s’occupe des jeunes décrocheurs et en difficultés familiales, il propose de participer, pour leur offrir une autre pédagogie (1) en même temps qu’un autre avenir. A la Délégation Académique au Numérique, il parle du projet, pour le faire essaimer.  Il aborde également celui de l’apprentissage de la programmation qui se passe du code pur et qui dès le primaire permet de programmer visuellement dans l’environnement 3D pour l’électronique virtuelle associée à celle réelle. (3)(4)

 

  1. Le numérique, les apprentissages et la réussite de tous les élèves

  2. Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives

  3. Le numérique et les compétences de demain

  4. Le numérique et la réduction des inégalités

  5. Le numérique, un facteur d’ouverture de l’école à son territoire et à son environnement

Elliot interpelle

Ainsi de suite, de fil en aiguille, par les réseaux sociaux, il interpelle et tente de convaincre d’autres établissements d’enseignements, des communes, etc. Déjà plusieurs responsables d’établissements sont séduits et commencent à initier des développements. Plusieurs élus aussi s'intéressent. Il remonte ainsi jusqu’à la direction nationale au numérique de l’Éducation Nationale, et aussi auprès de secrétaires d’Etats et ministres.

 

Elliot ne s'arrête toujours pas, car il lui faut maintenant faire parvenir sa lettre ouverte. Il l’adresse au Président de la République et jusqu’à toute la nation pour dénoncer ce qu’il subit. Des mépris, diffamions, et autres insultes de ses camarades jusqu’à certains élus en passant par les parents d’élèves, les enseignants, etc, alors qu’il tente de faire avancer ce numérique d’avant garde tant technique qu’humain et pédagogique.

 

Cette lettre n’est pas inutile, car déjà il reçoit des soutiens et interventions au plus haut niveau.

Elliot existe

Non il ne s’agit pas d’une histoire imaginaire ! Tout ce qui est conté est véridique à un ou deux contacts pas encore pris ! Même sa lettre est disponible sur son blog et peut-être bientôt dans les médias.

 

Bien sûr il est accompagné par une association. A partir des orientations des développements à faire, elle laisse Elliot à l’initiative. Bien sur elle le conseille et l’accompagne à sa moindre sollicitation et rectifie d’elle-même ou fait rectifier les erreurs le cas échéant.

Laisser les enfant se faire enfermer ?

Le Web3D++(*)  est l’avenir d’un numérique libre, décentralisé et efficient. Mais cet avenir pourrait s’assombrir très vite, car alors que le Web3D++ avance péniblement depuis plus de 7 ans, des entreprises comme Facebook annoncent déjà un environnement virtuel de plus d’un milliard d’avatars captifs.  Un Facebook qui n’a ni plus ni moins comme ambitions que de devenir le Web en 3D de demain ! Et Facebook n’est pas seul ! Chaque fournisseur de technologies et services prépare ses armes concurrentes et quasi-incompatibles entre elles.

 

Allez vous laissez les enfants se faire enfermer ? Ou ne pas avoir droit à des outils et des apprentissages attractifs ?

 

Par ailleurs, alors que la nation entière n’arrive pas à se mobiliser, se reformer pour un futur humain, et où par exemple, il manque une vision claire diluée dans 34 grands projets d’avenir, le Web3D++ pourrait être l’objectif Lune. Global et transversal, il pourrait mobiliser toute la France comme un seul homme pour lui donner un élan sans pareil.

(*) Le Web3D++ en résumé

Le Web3D++ c'est déjà une base / plaque tournante constituée d'un Environnement virtuel en 3 dimensions, avec des territoires et objets. Par le biais d’avatars on se déplace et interagit avec les autres et les objets « Comme en Vrai » et en interaction avec le réel pour des usages dans tous les domaines ! Cette plaque tournante décentralisée est l’interface avec toutes les autres technologies allant des scanners 3D aux imprimantes en passant par le drones, objets connectés, robots, lunettes de réalités virtuelle et/ou augmentée, etc.

 

Il est porté l’association loi 1901 MEZA, un laboratoire de recherches, développements et enseignements en sciences et usages numérique. MEZA s'attelle particulièrement à développer son concept Web3D++ tant techniquement que sur les usages.

 

  • Techniquement il s’agit de réunir et enrichir les technologies Libres/Open source disparates pour les rendre plus accessibles et efficientes.

  • Pour les usages il s’agit d’initier des activités locomotives dans tous les domaines, et ce dans une vision globale et transversale. Ils sont conçus avec des blocs interactifs avec plusieurs domaines pour mieux les faire interagir.

Pour l'Education Nationale et Enseignement Supérieur, MEZA à un ensemble de propositions allant même jusqu'à ce que des équipes pluridisciplinaires d'étudiants de bac+8 jusqu'au CAP participent aux développements des outils et contenu nécessaires pour équiper, enseigner, apprendre et plus encore.

Alain DEVALPO
#976, le 24/02/2015 - 07:59

Le numérique, une aventure pédagogique

Le numérique au service d’une pédagogie active et transversale via une correspondance entre élèves et professionnels des médias. Notre association qui réunit enseignants, journalistes et concepteurs du web y croit.

Le numérique construit des ponts entre différents univers : francophonie, diversité culturelle, journalisme et éducation aux médias, culture numérique, développement durable et équitable comme le prouve l’aventure pédagogique Globe Reporters qui propose une correspondance numérique entre jeunes et journalistes.

Globe-reporters favorise la réussite scolaire en offrant un contexte d’apprentissages variés et mobilisant pour les élèves. Il est au service d’une pédagogie active qui conduit les élèves à s’approprier un environnement informatique de travail. Ils créent, produisent, traitent, exploitent des données. Ils s’informent, se documentent, échangent et communiquent.

Globe-reporters s’inscrit dans les directives ministérielles (priorité à l’éducation artistique et culturelle, ouverture à l’international, favoriser la démarche de projet en partenariat entre enseignants et l’accès aux ressources numériques).

Cette action éducative se développe dans le cadre d’une démarche de projet et permet aux enseignants de varier les approches en conjuguant connaissances, pratiques et rencontres.

Les reportages sont en cohérence avec les programmes des différents niveaux de classes du CP à la terminale (histoire, géographie, sciences, français, arts, éducation civique).

Un travail qui débouche sur productions originales ; livre numérique, carnets de route, diaporama, journaux, émissions de radio.

Ville ou campagne, une éducation sans frontières

Une fenêtre sur les cultures de la francophonie

Des élèves acteurs de leur formation

 

Véro50
#964, le 22/02/2015 - 17:09

La formation des formateurs.

Elle est à renforcer de manière à ce que les formateurs aient un plus qu'une leçon d'avance par rapport aux formés. Ceci doit s'inscrire dans un horaire de travail hebdomadaire repensé.

Trois points me paraissent importants. Premièrement, inciter les formateurs à connaître quelques résultats issus de la recherche (par exemple en leur faisant faire une fiche de lecture par an à partir de revues scientifiques telles que Alsic pour les langues vivantes). Deuxièmement, ouvrir les formations de l'ESEN à ces formateurs (par exemple la conférence de France Henri et Daniel Perraya sur les EAP des étudiants, à relier aux ENT mis en place dans les lycées pour faire la transition). Troisièmement, inviter les formateurs à suivre des moocs de manière collective (comme le mooc Itypa pour les outils ou du manager au leader 2.0 pour la réflexion sur le travail d'équipe)

Lepoussecaillou
#960, le 22/02/2015 - 14:09

L'exemple de l'ISN ...

Bonjour à tous,

Je vais tenter d'être concis. C'est la troisième année que l'option ISN a été ouverte en terminale S en concertation avec l'INRIA, option qui a pour but de donner les connaissances fondamentales sur la société du numérique aux élèves qui la suivent .

En effet, qui, parmi nos élèves bacheliers, connait le fonctionnement d'un ordinateur, la numérisation de l'information, des réseaux, est capable de faire un programme, sait comment fonctionne internet, etc ...

L'idée était de commencer par une option en terminale S puis de généraliser cet enseignement aux autres niveaux. Malheureusement, cette idée a été abandonnée faute de moyens, d'enseignants à former, etc ...

J'ai vu dans un sujet plus haut que les professeurs de technologie étaient favorables à l'enseignement de l'informatique au collège. Cette démarche allait dans ce sens.

Alors j'ouvre deux discussions: "Comment espérer faire évoluer l'enseignement, les élèves, en utilisant des outils numériques sans leur apprendre ce qu'est le monde du numérique???"

"Pourquoi dépenser un argent considérable pour équiper les élèves de collèges en tablettes numériques, si l'éducation nationale n'est déjà pas capable de financer la formation de ses élèves au monde du numérique, ainsi que ses enseignants d'ailleurs???"

@nnie
#645, le 06/02/2015 - 00:04

Ne pas faire comme avant!(1/2)

L'enjeux du numérique est de prendre conscience de son EPA (environnement numérique d'apprentissage) pour construire une démarche  d'apprentissage face à un environnement numérique évolutif.

Le danger est double:

- faire comme si le numérique n'éxistait pas

- faire comme avant avec de nouveaux outils, (utiliser word comme une machine à écrire)

L'enseignant qui met le numérique au service de sa conception de l'apprentissage ne changera pas de pratiques pédagogiques,  l'outils numérique ne revolutionnera rien, et l'acte pédagogique dégage des coûts supplémentaires sans rien apporter de plus.La simple introduction d'un outil numérique est donc vouée à l'échec. Les enseignants sont pour certains en situation de "fracture générationnelle". Ils considèrent que les élèves sont dans "leur" monde. Non , les élèves sont dans "le" monde, c'est l'école qui est dans "son " monde.

 

 

 

Thierry Marchand
#559, le 02/02/2015 - 22:04

Numérique dans l’enseignement : pourquoi tant de réticences

Le numérique ne prend pas la place qui devrait être la sienne dans l’éducation. Et au-delà de la longue liste des freins en tous genres, il y a deux (et seulement deux ?) raisons qui font qu’un enseignant refuse les solutions qui lui sont proposées.

La première est d’une évidence simplissime : pour s’intéresser à une solution, il est nécessaire qu’il y ait un problème !

Si je suis capable de faire mon cours efficacement dans un amphi de 200 étudiants attentifs alors que mon seul outil est la voix, pourquoi m’intéresserai-je à des outils tels que microphones, vidéoprojecteur, plateforme pédagogique,  boîtiers de réponses ?

Si je suis capable de suivre et aider les élèves de ma classe, de leur proposer des activités diversifiées, adaptées à chacun d’entre eux, avec un manuel scolaire, des fiches d’exercices et en circulant entre les tables, pourquoi m’encombrer de tout un tas d’écrans qui feront … écran entre les élèves et moi.

La deuxième raison du refus des éventuelles solutions numériques est tout aussi évidente : il ne faut pas que la « solution » apporte encore plus de problèmes.

Si je suis dépendant de la technique, de l’administrateur, du matériel oh combien peu fiable, du réseau, de la connexion internet, la probabilité que tout fonctionne est tellement faible qu’il est inutile de perdre son temps.

Si j’utilise des technologies pointues, je risque d’être désemparé si tout ne se passe pas exactement comme prévu. Et je vais me retrouver en échec devant mes élèves ou mes étudiants.  

Désolé si ma formulation comporte quelques éléments ironiques, mais c’est pour faire apparaître que, dans le premier cas, il arrive parfois qu’un peu de lucidité change la donne, et que dans le deuxième, c’est l’absence de compétences numériques, l’absence de formation, qui est souvent la véritable source du refus.

La réponse, c'est la formation avec bien sur des apports théoriques qui ouvriront l'esprit,  et remettront en cause les pratiques. Mais aussi avec de l'expérimentation pratique, celle qui permet de maîtriser les outils, au service de la pédagogie

Amandine leb
#514, le 31/01/2015 - 13:53

Des cours participatifs et collaboratifs

En l’état actuel, comment le numérique peut-il contribuer au renouvellement et à la diversification des pratiques pédagogiques ?

Il est primordial d'ajouter les nouvelles technologies aux supports de cours. A mon époque, on allait à tour de rôle sur un ordinateur pour utiliser Word et apprendre à manier la souris. Ceci permet d'apprendre la base. Aujourd'hui nous avons du numérique partout qu'on le veuille ou non.

Il serait temps de moderniser les cours en incluant des sessions mordernes : faire une présentation plus participative à l'aide de power point. 

Apprendre aux jeunes à faire des recherches sur internet et surtout, leur faire comprendre les enjeux et dangers d'internet. 

Je suis dans une génération où nous avons accédé aux réseaux sociaux en 2008, nous avons pas publié autant de contenu que les adolescents d'aujourd'hui.

Les 15-20 ans d'aujourd'hui n'ont pas été sensibilisés à cet atout, par conséquent il se trouve à chercher un premier emploi avec une e-réputation pas du tout maîtriser, déjà terni avant même d'avoir gagner un premier vrai salaire. 

La faute à qui ? aux enseignants qui n'ont pas assez sensibilisés les jeunes sur la protection de son image.

Par conséquent pour les nouvelles générations qui sont nées avec ça, il faut que leur cours soient intéractifs par différents outils et supports pégagiques( comme le font les pays du nord de l'Europe). Et les cours doivent être davantages participatifs, les solliciter dans une réflexion. Il faut qu'ils apprenent à chercher l'information et non pas attendre qu'on leur donne tout.

Quels sont les besoins en termes d’équipement, d’accompagnement et de formation, d’accès aux ressources ?

Pour fournir un enseignement morderne, il faut équiper les classes d'ordinateurs et de tablette (par des ipads mais des tablettes classiques). Ceci permettrait d'ajouter plus d'intéraction : tablette (réponse sur la tablette, exercice en ligne de calcul mentale etc...).

Pour les supports de formation, on pourrait très bien avoir des exercices supplémentaires, TD et supports de cours via des fichiers numérisés. Ces informations pourraient être accessible par n'importe quel ordinateur. 

Je sais tout le monde n'a pas un ordinateur chez soi, mais les foyers français sont de plus en plus équipés d'internet et de device différent (tablette, pc, laptop..). Et même si la personne n'a pas cet équipement chez elle, on a tous quelqu'un, un membre de sa famille, amis qui peut nous fournir cet accès.

Il faut absolument moderniser les supports pour fournir davantage d'intérêts à l'apprentissage des cours.

Je le vois dans le cadre de mes études, je suis en formation supérieur et on nous apprend à créer des blogs (exemple : Recettes actus by Insdigbord), pn utilise les réseaux sociaux.... Et les réseaux sociaux savèrent être un réel travail, il ne suffit pas de rédiger son post comme on le fait pour soi. Certes c'est pour un futur emploi mais l'usage des réseaux sociaux pour son personal branding est primordial : bien paramétrer la sécurité de ses données, les choses à faire et ne pas faire... Car qu'on le veuille ou non, on aura des informations sur nous sur Internet (tag d'amis, mention etc...).

Ainsi, je découvre les joies de tenir un blog qui passe par de la rédaction de texte,de la synthétise des documents etc.... Le fondement même de l'animation d'un site repose sur les bases de notre apprentissage : grammaire, orthographe, cours de français et d'expression écrite. 

N'importe quel individu peut devenir rédacteur web si celui-ci dispose d'une bonne orthographe et d'une bonne rédaction (compétences acquises au collège, lycée, pour ne pas dire primaire).

Donc il faut absolument apprendre aux jeunes à les utilliser et à les maîtriser pour le travail de demain, même être vendeur dans un magasin nécessite l'usage d'un logiciel internet et d'un smartphone (pour des tâches quotidiennes).

sophie
#441, le 28/01/2015 - 11:46

Et le travail des enfants dans tout cela?

Le numérique prend de plus en plus de place dans notre enseignement. De superbes idées sont proposées à nos élèves dans nos pratiques pédagogiques. Ex la vidéo en anglais, très bonne idée, mais où doivent ils se rassembler pour faire cette vidéo, quand doivent ils se rencontrer? Combien de temps doivent ils prendre pour "monter le film"? (plus d'une demi journée de travail...). où?

Autre exemple : Un travail de groupe pour faire la une d'un journal avec un article sur la déclaration de la 1ere guerre mondiale ; exposition au cdi, parfait! Et trois séances pour réaliser le travail. Toujours le même problème, les élèves n'ont pas le temps de se rassembler, c'est donc "toujours le même qui fait le travail", A quel endroit? Au cdi, pas de place, pas assez d'ordinateurs. A la maison? Et un travail de plus à faire le soir et le week end, et les parents (quand ils peuvent) qui aident...

Mais quand les élèves s'arrêtent-ils? Ils n'ont plus le temps de souffler pour ceux qui font leurs devoirs, j'entends... Et après on se demande qu'ils ne soient pas motivés pour l'informatique... Je crois que certains enfants font plus que les 35h....

Enfin, il faut savoir utiliser l'outil mais il y a une surenchère du travail à fournir. Nous, enseignants, devenons difficiles au niveau de la qualité, mais nous sommes nous interrrogés sur le temps de travail que l'élève doit fournir pour proposer un "bon travail"? je remarque que les enfants sont très critiques sur les vidéos parce qu'ils ont accès à de véritables chefs d'oeuvre sur le net...  

je pense qu'il faut un travail dont la qualité est au prorata du temps que l'on donne en temps scolaire et certains endeignants l'ont oublié, enfin c'est comme cela dans mon établissement....

Isabelle D
#399, le 26/01/2015 - 19:25

La diversification des pratiques pédagogiques et éducatives

C'est quand même très lié à la maîtrise de diverses applications adaptées ou adaptables à sa discipline, même si certaines se recoupent. Il faut donc trier, se les approprier, en créer soi même pour les plus « doués »(je ne me sens pas programmeur dans l'âme, c'est un vrai autre métier).

Un autre problème : certaines applications ne fonctionnent pas avec Open Office par exemple, il faut obligatoirement Microsoft Office, comment rendre ces logiciels compatibles.

Il faudrait donc que l'utilisation de ces applications aussi diverses et variées soient gratuites et compatibles aux différents systèmes d'exploitation, différents supports(téléphones, tablettes, ordinateurs...) pour utiliser, rentabiliser, enrichir les différents outils mis à notre disposition pour enseigner différemment. Je prends peut être le problème à l'envers mais je ne maîtrise pas suffisamment l'informatique pour permettre une réponse. L'harmonisation est-elle utopique ?

Gérard Marquié
#1110, le 09/03/2015 - 10:49

Utiliser les réseaux sociaux dans l'éducation

Une enquête réalisée auprès d'enseignants et d'acteurs de l'éducation en 2011, 2012 et 2013 a montré que l'utilisation des réseaux sociaux dans le cadre scolaire réinterrogeait la relation éducative, le rapport entre le scolaire et le hors-scolaire, entre le local et le "à distance". Ces enquêtes, réalisées par l'INJEP (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire) se sont appuyées sur l'usage de Twtter. Elles ont notamment permis d'éclairer sur les compétences développées par les acteurs (professionnels de l'éducation mais aussi jeunes et parents), les apports des outils numériques utilisés en termes pédagogiques mais aussi le développement d'un réseau et d'une co-formation. Ces constats sont réalisés dans un contexte institutionnel encore perçu par les professionnels comme peu favorisant.

La dernière enquête a notamment fait l'objet d'un numéro édité par l'INJEP inititulé : "Twitter : outil de transformation dans le champ éducatif" (C.Delesalle et G.Marquié, Jeunesses : études synhtèses, n°18, février 2014).

L'analyse des résultats de l' enquête montre notamment que :

- Les élèves sont davantage acteurs de leurs apprentissages :

- La enseignants interrogés parlent en priorité de la valorisation des activités des élèves et de leurs plus grandes motivations,

- L'utilisation des réseaux sociaux et du numérique permet de travailler sur l'éducation aux médias  et la gestion de l’identité numérique,

- Les enseignants développent de la compétence et de la confiance

Les professionnels qui innovent avec ces outils depuis longtemps insistent sur leur potentiel de lien social, dès lors que des objectifs clairs leur sont assignés. Twitter représente un exemple de ces outils versatiles et modelables qui sont performants dans les environnements complexes comme l’éducation. Ce type d’outil introduit de la transversalité entre les disciplines, entre les professionnels (coopérations inter-classes, binômes, projets montés avec le CDI ou la BCD), entre les niveaux hiérarchiques et également entre l’éducation formelle et non formelle. Il ne se substitue évidemment pas à la réflexion pédagogique, celle-ci doit primer, c’est la condition d’une appropriation pertinente de ces outils, en les mobilisant pour des objectifs bien identifiés.

Jean-Michel Perron
#1059, le 06/03/2015 - 18:44

Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives-Jean-Michel Perron-1425664199

Même si on peut penser que les esprits sont prêts, on assiste encore à  une implication mesurée, à une certaine méfiance de beaucoup d’enseignants envers l’innovation avec le numérique. Malgré une bonne connaissance à partir d’expériences nombreuses et réussies de déploiement technologique d’expérimentations pédagogiques et didactiques avec les outils, ressources et méthodes utilisés (108 projets remontés par les CARDIE pour la sélection des projets innovants avec le numérique en 2015), il semble toujours difficile d’impliquer de nombreux enseignants.  Pourquoi ?
Nous focalisons notre regard sur des aspects légitimes de l’innovation pédagogique avec le numérique. Nous abordons le numérique sous des angles pédagogiques, disciplinaires, didactiques et techniques  (avec des désaccords sur des visions jugées trop pédagogistes par certains et trop technicistes par d’autres, etc.). Nous informons assez précisément dans de nombreux documents institutionnels, associatifs et d’entreprises, sur les fonctionnalités, les plus-values et les méthodes à employer pour réussir une intégration dans les pratiques professionnelles.  Nous occultons malheureusement plusieurs des aspects que nous devrions aussi traiter si nous voulons construire une culture numérique dans l’éducation et par l’éducation.

Nous ne privilégions pas une vision plus complète axée aussi sur des aspects plus managériaux comme la gestion de projets complexe, la gestion du changement et l’accompagnement des acteurs du changement.
De plus, nous prenons peu en compte l’étude des représentations des acteurs du changement et leur perception de l’utilité de faire évoluer leur pratique professionnelle et leurs usages. Nous étudions peu l’utilisabilité (l’aspect fonctionnel et pratique) des outils, ressources et services lors des phases d’expérimentations ou de tests et enfin nous connaissons peu le niveau d’acceptabilité des usagers à qui on propose de nombreuses formes d’innovation avec le numérique à l’école.

Deux besoins qui méritent l’attention pour faciliter le développement du numerique : 1) travailler ensemble et 2) construire une culture numérique commune.

Pour développer le numérique, nous avons besoin de travailler sur cette vision plus globale citée plus haut avec les universitaires des sciences humaines et sociales et en particulier avec les spécialistes des ESPE et de l’IFE, avec les chercheurs en sciences de l’éducation,  en psychologie,  en sciences de l’information et de la communication mais aussi avec ceux qui professent dans les arts, les arts appliqués, la philosophie, l’économie, les sciences de gestion, l’informatique, les mathématiques et la physique, la biologie et les neurosciences, etc.. Nous avons également besoin de travailler avec les logisticiens, les gestionnaires de projets industriels, les collectivités et leurs différents services publics, les associations de parents, les associations d’éducation populaire, les espaces publics de médiation numérique, etc.

Nous devons élargir notre vision aux autres disciplines et aux autres métiers qui agissent pour l’éducation car les usages du numérique à l’école concerne la relation qui se construit entre des outils, services et ressources numériques, des techniques, des fonctions et des usagers et qui se mesure dans l’utilité, l’utilisabilité et l’acceptabilité des technologies.
Sans une vision large de tous les acteurs et sans une prise en compte de toute la chaine de valeurs et de compétences où aucun maillon n’est à négliger, il n’y a pas une traduction possible en enseignement et apprentissage.

Nous devons construire une culture partagée : Par exemple, pour acquérir cette vaste culture, nous devons nous questionner avec Michael Puech, philosophe à La Sorbonne quand il émet l’hypothèse que notre participation aux réseaux sociaux va nous permettre de construire une éthique des TIC[1] ou Milad Douelhi, philosophe et historien des religions qui défend un nouvel humanisme numérique tout en nous alertant sur les dangers du transhumanisme[2].

Nous avons besoin de réfléchir à comment obtenir l’adhésion et l’engagement de la communauté éducative (Enseignants, administratifs, cadres, parents, éducateurs, collectivités, industriels, etc.). Nous devons maintenant proscrire le travail en silo qui ne nous permet pas de prendre en compte la globalité des potentialités que nous avons à portée de nous.

 

[1] M. Puech, Une éthique de sagesse pour l'ère de la technologie : pourquoi et surtout comment ?, Revue française d’éthique appliquée, N° 1 (Février 2015).  http://www.espace-ethique.org/sites/default/files/RFEA_N1_WEB4.pdf

[2] M. Douelhi, Pour un humanisme numérique, Enregistrement de l’émission Place de la toile, (2011) http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-pour-un-humanisme-numerique-2011-10-29

 

patrick RICHARD
#1056, le 06/03/2015 - 17:35

Création d'un fond à l'innovation pédagogie du numérique

La création d'un fond à l'innovation "pédagogie du numérique" permettrait aux porteurs de projets numériques éducatifs de développer des expérimentations hors des sentiers battus. La création d'appels à projet soutenu conjointement par le ministère de l’éducation et le ministère du numérique faciliterait l'innovation dans une ingénierie pédagogique numérique naissante.

La création de se fond serait suivi par des Docteurs en sciences de l’éducation en formation qui signeraient un contrat trisannuel avec le porteur de projet. L’obligation serait faîte au porteur et au chercheur de publier des articles qui nourriraient la recherche sur ces sujets.

Je nourris ma réflexion d’expériences personnelles telles que  la Dématérialisation du classeur de Technologie filmé par l’agence nationale des usages TICE sur http://emartonne.lamayenne.e-lyco.fr/nos-projets/la-presse-en-parle/innovations-en-technologie/ et autres projets à découvir sur www.martonne.net...

jmr
#1046, le 06/03/2015 - 09:56

Le coût pour les Profs

Pour l'heure nous connaissons le blocage de nos salaires , 5 ans déja et ce n'est pas fini ( tout cela n'était pas dans le programmme)

Un salaire de certifié c'est en moyenne 2000 € par mois , le coût matériel + abonnement internet c'est au minimum 70 € par mois soit 3.5% du salaire.

L'éducation nationale est la seule entreprise à demander un tel effort à ses salariés , nous demandons au minimum une indemnité ou une réduction fiscale.

STOP au travailler PLUS pour gagner MOINS

marc plateau
#359, le 25/01/2015 - 11:28

Peut-on prendre en compte qu'avec le numérique et les diversifications des pratiques pédagogiques la quantité de travail des enseignants augmente ?

Convaincu de l’intérêt des outils numériques et de la nécessité de les utiliser avec discernement pour le bien des élèves, certain aussi que nous sommes à un tournant majeur de l’enseignement, je souhaiterais que l’éducation nationale prenne en compte que cela représente davantage de travail pour les enseignants et que cela s’ajoute au temps de préparation, de réflexion, de recherche et de correction. Cela permet aussi parfois d’en gagner mais il faut, je crois, que l’on se garde de certains dangers des outils numériques. Utilisés dans le monde de l’entreprise, ils ont parfois fait disparaître la frontière entre vie privée, temps de repos et temps de travail.

Cela dit je suis conscient que ce tournant de la transformation de l’école avec le numérique est un défi passionnant qui demandera des efforts indispensables et transitoires de la part des professeurs.

 

 

 

 

Thibault Cordier
#154, le 21/01/2015 - 18:47

Une utopie

On veut nous faire croire que le numérique va combler les inégalités sociales, mais n'est ce pas l'inverse qui va se produire? Comment demander à des élèves de faire un travail à la maison alors que certains ne disposent même pas d'une connexion internet?! Je travaille dans un petit collège de campagne et je peux vous assurer que tous les élèves ne sont pas égaux face à l'utilisation du numérique. Le gouvernement va-t-il payer des abonnements internet aux familles qui sont dans le besoin ou leur payer des ordinateurs? Arrêtons d'être hypocrites...

Syntec Numérique
#1116, le 09/03/2015 - 13:05

Former les enseignants, une priorité!

L’ensemble des préconisations ci-dessus nécessite une mobilisation d’un corps enseignant, compétent et formé à nos sujets. C’est une vraie difficulté qu’il convient de surmonter. Nous reprendrons ici l’essentiel des recommandations du rapport « Jules Ferry 3.0 » du CNnum.

A l’école primaire, l’enseignement de l’informatique doit faire partie du cursus des ESPE, avec un module dédié. Pour les enseignants déjà en fonction, une formation devra être mise en place grâce aux outils numériques existants : Moocs, eLearning …. Nous pourrions également mobiliser au collège, les professeurs de technologie, et au sein des lycées, les professeurs de mathématiques.

 

  • Créer la fonction de « professeur d’informatique », avec un concours spécifique

Cependant, les préconisations ci-dessus ne sont pas en soi satisfaisantes et ne permettent de relever l’ensemble des défis. Nous appelons ainsi de nos vœux la création de la fonction de « professeur d’informatique », avec un concours spécifique, un CAPES d’informatique, gage de compétences à la fois disciplinaire et pédagogique.

Par ailleurs, afin d’accélérer la formation des équipes pédagogiques au numérique à l’école, il conviendrait de soutenir la création d’un espace collaboratif en ligne pour toutes les équipes pédagogiques, s’intégrant à l’environnement existant (ENT) et intégrant les logiciels et technologies collaboratives. Sans cette impulsion de la part de l’Etat, le décloisonnement des pratiques et des expériences d’un établissement à un autre, d’une région à une autre ne se réalisera que difficilement.  Cet espace collaboratif pourrait constituer également utilement un point d’accès à la formation en ligne des enseignants.

Syntec Numérique
#1115, le 09/03/2015 - 13:04

Une pédagogie 2.0

Au-delà de l’enseignement du numérique, l’emploi du numérique révolutionne la pédagogie des enseignants, toutes disciplines confondues. Malgré l’engagement d’enseignants passionnés et les expérimentations nombreuses, une faible minorité ont aujourd’hui pu renouveler leur pratique pédagogique par le numérique, qui permet personnalisation de l’enseignement et suivi individualisé des élèves. Or, le numérique est un levier qui doit servir à l’école de remplir sa promesse démocratique, dans un contexte de massification de l’enseignement et dans un objectif de réduction des inégalités. (Cf. classement PISA)

Un bon enseignement informatique est fondé sur l’expérimentation, la pratique et la maîtrise des outils. Le rôle de l’outil devient le plus important, les innovations dans ce domaine naissent d’un niveau élevé de maîtrise des outils qui n’est rendu possible que par une pratique assidue. Il faut développer à l’école un apprentissage actif, collectif et pratique. L’Académie des technologies recommande de généraliser dès l’école primaire puis dans l’ensemble du cursus: collège, lycée, supérieur, un enseignement plus concret et plus engageant, une nouvelle pédagogie active apte à former des élèves qui seront des citoyens éclairés et des acteurs de l’innovation.

De ce point de vue, les cours en ligne ouverte et massifs (MOOC’s), qui ne sont pas de simples cours filmés en ligne, mais construisent un réseau social d’étudiants qui s’apprennent les uns les autres, constituent une formidable méthode alternative, qu’il faut développer, à l’instar de la Khan Academy, cours de mathématiques qui font partie de la culture pédagogique aux Etats-Unis.
Pratiquer l’informatique est une école de pensée et une école de vie. Il y a beaucoup à apprendre de la mise au point incrémentale, du cycle d’essais et de détection des erreurs. La pratique de ces notions est, pour les enfants comme pour les adultes, fondamentale pour assimiler des réalités et des concepts complexes, comprendre et raisonner, mesurer les risques et opportunités, toutes choses qui forment le socle de la responsabilité sociale, indispensable au progrès.

michele drechsler
#1107, le 08/03/2015 - 23:34

Renforcer les missions des corps d'inspection

Rôle des inspecteurs

La polyvalence des enseignants implique une vision large des potentialités du numérique au service des apprentissages dans toutes les disciplines et pour le développement de compétences transversales. Les Inspecteurs, dans le cadre de leurs missions statutaires doivent observer, évaluer les pratiques pédagogiques pouvant intégrer le numérique. Il est important de pouvoir disposer de repères et de guides d'entretien avec les enseignants autour du développement de situations d'apprentissage avec les TICE comme proposé dans le cadre du séminaire des IEN 1D de l'académie Orléans-Tours. Des modèles théoriques ont été présentés aux inspecteurs. Des outils d'aides ont été produits avec les IEN TICE pour observer, évaluer les pratiques des enseignants intégrant le numérique.

Le modèle TPACK 

Le modèle TPACK est un modèle pour mieux saisir l’intégration réussie des outils technologiques. Pour qu'un enseignant intègre l'utilisation des outils numériques dans sa pratique pédagogique, la simple maîtrise des outils est insuffisante. Mis au point par les professeurs Matthew Koehler et Punya Mishra de la Michigan State University, il présente une structure intéressante pour appréhender l'accompagnement des enseignants en présentant comment la technologie crée de nouvelles dynamiques dans le processus de l'enseignement et de l'apprentissage en dégageant la capacité de l'enseignant à articuler de manière pertinente et signifiante l'utilisation d'outils numériques, sa posture pédagogique et les objectifs d'apprentissage. 1

 

Le modèle SAMR 

Le modèle de SAMR a été développé par le Dr Ruben Puentedura dans le début des années 90 2

et offre une méthode pour voir comment la technologie éducative pourrait avoir un impact sur l'enseignement et l'apprentissage.

La taxonomie de Bloom est utile pour aborder le numérique dans les étapes d'apprentissage ( s'exercer, mémoriser, appliquer, créer, évaluer ....=

Le partage des pratiques autour du numérique

Les transformations induites par le numérique ne sont pas principalement d'ordre matériel mais et bien d'ordre pédagogique. La conception pédagogique avec le numérique (learning design) s'est développée comme un moyen d'aider les enseignants à faire des choix éclairés en termes de création de situation d'apprentissage qui sont pédagogiquement efficaces et utilisent efficacement le numérique. Pour Grainne Conole, la conception de l'apprentissage englobe à la fois le processus de conception de l’expérience d'apprentissage et de son produit, c'est-à-dire du résultat ou de l’artefact du processus de conception. Il est important de pouvoir partager les pratiques des enseignants. Comme nous l'indique la chercheuse, il est crucial de pouvoir représenter visuellement la conception de l'apprentissage, pour rendre le design explicite et partageable.3 Lors de la semaine 5 du MOOC REL 2014, un focus sur sa démarche a été proposé et nous montre l'importance des moments d'entretien, les regards croisés sur une situation d'apprentissage avec le numérique dans un contexte donné 4

Les cadres jouent un rôle essentiel pour développer une stratégie d’impulsion, d’accompagnement et d’évaluation des pratiques pédagogiques intégrant le numérique. Les espaces de partage et la mutualisation des pratiques ont une importance pour faciliter les échanges de pratiques. Il est important de pouvoir capitaliser les pratiques dans des contextes donnés.

Accompagnement et formation autour du numérique

Le numérique doit permettre de lutter contre les inégalités et améliorer les apprentissages comme nous l'indique le dossier de Presse du Ministère à la rentrée scolaire 2014. L’accompagnement des démarches innovantes ou expérimentations, le partage des savoirs d'expérience sont indispensables. Pour ce faire, il est important de renforcer les missions des corps d’inspection afin de les conduire vers l’accompagnement d’équipes, la construction de compétences individuelles et collectives et la valorisation des compétences à faire réussir tous les élèves via le numérique. Le développement d'espaces de travail collectif, de co-intervention , les parcours hybrides ,les activités collectives autour de la FOAD, les entretiens d'inspection, l'accompagnement et le suivi des projets numériques sont cruciaux pour accroître la réflexivité des enseignants autour des pratiques avec le numérique.

Importance des réseaux sociaux

Par le biais des réseaux sociaux, les enseignants peuvent développer leur « PLE » (personal learning environment) comme je l'ai noté dans ma thèse de doctorat. Le dispositif de socialbookmarking qui vise à archiver, mémoriser, partager des signets en groupes ou en communauté, peut être considéré comme un "dispositif processuel de la mémoire" fonctionnant sur le travail coopératif des usagers partageant leurs signets développant une mémoire collective. Mais ces bases de signets ne sont pas de simples "magasins" ou de "simples puits" à ressources et si on se réfère à la remarque de Pierre Lévy, l’enregistrement des données n’a pas de valeur en soi. Ce qui vaut, c’est "l’intelligence collective qui s’en nourrit, partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences."

 

Michèle Drechsler

IEN conseillère TICE

Académie Orléans-Tours

 

Son compte Twitter : https://twitter.com/mdrechsler

 

Bibliographie :

 

Drechsler, Michèle (2009, novembre). Thèse de doctorat en sciences de l’information et de la communication. Pratiques du socialbookmarking pour l’Éducation.: Affordances sémantiques, socio-cognitives et formatives. Université de Lorraine, laboratoire CREM

 

Liens : le modèle SAMR

http://www.hippasus.com/rrpweblog/archives/2013/09/25/SAMR_ContextAndApplications.pdf

http://www.hippasus.com/rrpweblog/archives/2013/09/30/SAMR_EdTechQuintet_21CLearning.pdf

http://www.youtube.com/watch?v=us0w823KY0g

 

 

1 Technological Pedagogical Content Knowledge

2http://www.hippasus.com

3 Travaux proposés dans le MOOC REL 2014 Representing learning designs - making design explicit and shareable. Article de Grainne Conole et Sandra Wills (2013) dans Educational Media International, 50 (1), 24-38. - See more at: http://rel2014.mooc.ca/semaine05M2A1.htm#sthash.KMe6g85H.dpuf

 

4 Représenter visuellement la conception de l'apprentissage  Pour rendre le design explicite et partageable. Activirés proposées par Michèle Drechsler : http://ecoledigitale.blogspot.fr/2014/04/clomrels5micheledrechsler-rendr...

michele drechsler
#1104, le 08/03/2015 - 23:10

Numérique et design pédagogique. Partage de pratiques et professionnalisation des enseignants.

          Représenter visuellement la conception de l'apprentissage                                                                     Pour rendre le design explicite et partageable                                Réflexion menée dans le cadre du MOOC REL 2014 autour des ressources libres et la pédagogie. http://rel2014.mooc.ca/semaine05M2A1.htm  Pour le déroulement de la  semaine n°5 du MOOC autour des ressources libres et la pédagogie, j'ai présenté les travaux de Grainne Conole, chercheuse qui travaille dans le domaine de l'intégration du numérique en pédagogie. S'il nous faut intégrer des ressources dans la médiation de son enseignement dans sa pratique quotidienne, il  est primordial de poser le focus autour de conception de l'apprentissage intégrant les ressources numériques, matières de base pour la scénarisation des situations d'apprentissage.  Comme le précise Conole et comme je l'ai présenté dans le module 5 du MOOC,  il est crucial de représenter visuellement la conception de l'apprentissage, pour rendre le design explicite et partageable dans une communauté d'enseignants.

Pour ce faire, je décris sa démarche ainsi que l'outil développé par l'open University et que j'ai présenté brièvement durant la semaine 5 : CompendiumLD

  L'enseignant « designer » ou concepteur, face aux ressources numériques   Le nouveau référentiel de compétences en France de Juillet 2013 ( Point 9) met en évidence le rôle central de l'enseignant qui doit savoir intégrer les éléments de la culture numérique nécessaires à l'exercice de son métier. On précise qu'il doit être capable de tirer le meilleur parti des outils, des ressources et des usages numériques, en particulier pour permettre l'individualisation des apprentissages et développer les apprentissages collaboratifs. Il doit aider les élèves à s'approprier les outils et les usages numériques de manière critique et créative. Comme le précise Grainne Conole dans son article en 2013, il n’en demeure pas moins qu’un écart demeure entre ce potentiel et l'utilisation réelle qui est faite des technologies. Les enseignants sont désorientés par la pléthore d'outils et n'ont pas les compétences numériques requises pour prendre des décisions éclairées en matière de design lorsqu’ils cherchent à créer des interventions d’apprentissage authentiques et engageantes. Un des principes clé de la conception pédagogique consiste à rendre le processus de conception plus explicite et partageable. En termes de recherche et de développement, la conception pédagogique peut être considérée comme un domaine qui comprend à la fois la collecte de preuves empiriques pour comprendre le processus de conception, ainsi que le développement d'une gamme de ressources, d’outils et d’activités de conception pédagogique. Conole (à paraître) définit comme suit la conception de l’apprentissage : « Une méthodologie qui permet aux enseignants et aux concepteurs de prendre des décisions plus éclairées quant à la manière dont ils se représentent le design des interventions et des activités d'apprentissage, une méthodologie qui est à la fois mieux étayée en termes de pédagogie et qui utilise de manière efficace les ressources et les technologies appropriées. Cela comprend la conception des ressources et des activités d'apprentissage depuis l’individu jusqu'au design du programme d'études ». La conception pédagogique (le learning design aussi traduit par conception de l’apprentissage) s'est développée comme un moyen d'aider les enseignants à faire des choix éclairés en termes de création d'interventions d'apprentissage qui sont pédagogiquement efficaces et utilisent efficacement les nouvelles technologies. Les représentations de la conception pédagogique permettent aux enseignants de documenter, de modéliser et de partager leurs pratiques d’enseignement. C'est approche est congruente avec la recommandation suivante de Keppell et al. (2011, emphase ajoutée) :« Les enseignants universitaires devraient être encouragés à modéliser et à partager les conceptions pédagogiques au sein de leur propre université, avec les institutions partenaires, les colloques et les conférences de l'enseignement supérieur (Recommandation 8). » La conception de l'apprentissage englobe à la fois le processus de conception de l’expérience d'apprentissage et de son produit, c'est-à-dire du résultat ou de l’artefact du processus de conception. La conception pédagogique peut représenter différents niveaux de granularité – d’un cours en entier jusqu’à une activité d'apprentissage individuel. Beetham définit la conception de l'apprentissage comme :« Un ensemble de pratiques mises en œuvre par des professionnels de l’enseignement… qui sont caractérisées par la conception, la planification et l’orchestration d’activités d’apprentissage faisant appel aux technologies dans le cadre d'une session d'apprentissage ou d’un programme » (Beetham, 2008).  Croix et Conole donnent un aperçu du domaine (Cross et Conole 2008). L'objectif de leur recherche était à la fois de mieux comprendre et représenter les processus de conception, ainsi que de développer des outils et des méthodes pour aider les praticiens à créer de meilleures conceptions. Plusieurs avantages de l'adoption d'une approche plus formelle et rigoureuse de la conception ont été identifiés (Conole, 2009). Conception de l'apprentissage  Grainne Conole distinque les 7 C  : la conceptualisation, la capture, la communication, la collaboration, la considération, la combinaison, la consolidation. 

La composition des 7 C qui peuvent être des éléments clés pour le partage des pratiques des enseignants intégrant le numérique.

  1. Conceptualiser – qui lance le processus de conception pédagogique et suppose d'imaginer, de concevoir et de préparer. Schéma à l'appui. 
  2. Capturer – qui couvre la façon dont les moteurs de recherche, les répertoires de REL et le partage de signets peuvent être utilisés pour trouver et rassembler les ressources et les activités pertinentes pour la conception 
  3. Créer – qui couvre à la fois la création de contenus et d’activités en prenant en compte la place de l'enseignant, la tâche de l'élève, les médias et interactions
  4. Communiquer – qui traite de la modération des forums synchrones et asynchrones autour des expériences menées. 
  5. Collaborer – qui examine comment des outils comme les wikis, les fils de discussions vocales, les blogues et autres outils similaires peuvent être utilisés pour favoriser collaboration et la façon de travailler au sein d'équipes virtuelles.
  6. Considérer – qui examine comment les outils comme que les blogs, les portfolios et les questions à choix multiples (QCM) peuvent être utilisés pour promouvoir la réflexion et des formes distinctes d'évaluation.
  7. Consolider - où les participants font le bilan de ce qu'ils ont appris et créent un plan d'action pour faire avancer les choses.    

 
Pour en savoir plus : 
http://fr.slideshare.net/witthaus/the-7cs-of-learning-design

L'activité réflexive et la  communication 

 Il est important que les enseignants puissent être amenés à faire un retour réflexif sur leur pratiques

- lors des observations de séances ( visite de classe, d'inspection, évaluation d'école)
- échanges entre pairs dans le cadre d'activités collaboratives et de partage
- lors des formations hybrides. Un temps pourra être consacré pour expérimenter le "design" que l'on aura prévu, imaginé, mis en place.
- Un temps de partage des pratiques pour mobiliser toutes les analyses réflexives et aboutir à une petite synthèse pour son portfolio, ou pour le "journal des pratiques". Un temps d'écriture ( storytelling ou autre maquette souple) même s'il est réduit pour produire un simple document A4 peut nous aider à formaliser des scénarios, à mener une réflexion sur sa pratique. L'écrit, dans ce contexte est un acte professionnalisant autour de l'usage du numérique dans différents contextes.

Un outil pour représenter la conception de l'apprentissage

CompendiumLD est un outil de conception pour la scénarisation pédagogique et a un intérêt pour visualiser la place de l'enseignant, l'activité de l'élève, la tâche qui lui est demandée. C'est un logiciel pour la conception des activités d'apprentissage en utilisant une interface visuelle flexible. Il est conçu comme un outil pour soutenir conférenciers, enseignants et autres personnes impliquées dans l'éducation pour les aider à exprimer leurs idées et tracent la conception ou de la séquence d'apprentissage. Les commentaires des utilisateurs suggère le processus de visualisation de conception rend leurs idées de conception plus explicite et souligne les questions qu'ils peuvent ne pas avoir remarqué autrement. Il fournit également un moyen utile de représenter leurs conceptions afin qu'ils puissent être partagés avec d'autres. 
CompendiumLD fournit un ensemble d'icônes pour représenter les composants d'activités d'apprentissage; ces icônes peuvent être glissés et déposés, puis reliés pour former une carte représentant une activité d'apprentissage.  Cet outil peut faciliter les travaux de partage des scénarii des enseignants, faciliter la mise en place de "catalogue" de bonnes pratiques, de mieux les analyser, les évaluer, les promouvoir.. Cet outil est utile pour la formation et l'accompagnement des enseignants, de rendre explicite les pratiques observées par les cadres, lors des visites de classe, par exemple.  Pour télécharger le logiciel:  http://compendiumld.open.ac.uk/ 

Pour en savoir plus : Graine Connole 2011 
http://fr.slideshare.net/grainne/conole-compendium-ld

 L'université de Genève sous la houlette de Daniel Schneider  propose un tutoriel intéressant autour de cet outil : http://edutechwiki.unige.ch/fr/Tutoriel_CompendiumLD 

               Formaliser et cartographier la situation d'apprentissage 
               Utiliser CompendiumLD                                       

Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#1096, le 08/03/2015 - 17:35

Adresser simultanément les besoins, les solutions et le financement.

"Quels sont les besoins en termes d’équipement, d’accompagnement et de formation, d’accès aux ressources ?"

Imaginons que les besoins soient identifiés. L'étape suivante sera de trouver les solutions et l'étape d'après de les financer.

Le numérique semble remettre en cause cette démarche séquentielle (cf Concertation nationale sur le numérique, thème "croissance, innovation, disruption").

Et si dans le contexte du numérique, on adressait simultanément les besoins, les solutions et le financement ?

 

Voici un exemple de projet pédagogique mené en quatre mois (de janv à avril 2014) et dont le résultat a été élu Trophée innovation numérique par une association professionnelle de 4000 responsables informatiques.

Sur la même consultation, la proposition 1074 : Témoignage de financement matériel et immatériel : le journal d'un projet pédagogique mené de janvier 2014 à avril 2014

 

Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#1091, le 08/03/2015 - 14:59

L'obligation de suivre le programme officiel tel qu'il est imprimé dans les manuels est-il un frein à des pédagogies innovantes avec le numérique ?

"Beaucoup [d'enseignant(e)s ] (...) reproduisent [sur numérique] en classe des pratiques qui restent traditionnelles et peu innovantes".

[selon l'enquête] Les principaux freins repérés [pour des pratiques innovantes]  sont 

  1. les conditions matérielles,
  2. la connexion à l’internet,
  3. l’équipement des élèves,
  4. l’accès aux ressources numériques,
  5. l’insuffisante formation des équipes aux usages pédagogiques du numérique."

Concernant les mathématiques au collège, ne faudrait-il pas rajouter également les instructions strictes imposées aux enseignant(e)s de suivre le programme officiel tel qu'il est imprimé dans les manuels scolaires ?

Pour illuster cette question, un exemple de pédagogie pour les maths au collège :

Exercice de calcul d'aire d'un triangle sur un "mini MOOC" (vidéo + quiz) : http://cell005.organic-mooc.eu

Jean-Michel Crosnier
#1088, le 08/03/2015 - 10:30

le numérique à l'Ecole, de nouvelles opportunités pour les élèves, de nouveaux rôles pour les enseignants. Vers une "Ecole fluide".

Commencer d'affirmer dans le 1er thème que le numérique favorise les apprentissages et améliore les résultats des élèves ne tient pas compte de la diversité souvent contradictoire des études menées à ce sujet. Cette question est également liée à l'attitude des enseignants face aux numérique et pourquoi celui-ci suscite chez eux à la fois enthousiasme et rejet. La révolution numérique en cours dans la société, dont nous vivons les prémisses, ne peut - comme toute révolution - que générer des réactions contraires. 

Si les professeurs restent des spécialistes de leur discipline, exigence incontournable pour continuer à éduquer, former les futurs membres de la société et les aider à comprendre le monde dans lequel ils vivent, de nombreux enseignants sont conscients de la révolution à l'oeuvre et peuvent se sentir démunis face à des pratiques et valeurs nouvelles qui pénètrent l'Ecole et qui remettent en cause leur savoir et leur autorité. Il est donc essentiel de former les futurs enseignants à une culture numérique qui ne peut d'ailleurs se réduire qu'au seul enseignement du code. 

Quant aux enseignants en place, il serait bon pour les motiver vraiment de les former en fonction de leurs besoins pédagogiques exprimés, quel que soit leur niveau de culture numérique. Engager les enseignants dans le numérique, c'est aujourd'hui les accompagner avec des acteurs compétents, à l'écoute de leurs besoins, et non les admonester parce qu'ils seraient dépassés. Une des critiques au livre-choc d'Emmanuel Davidenkoff, serait que l'auteur ne prend pas suffisamment en compte comment les multiples réformes décrétées dans l'EN ont pu déstabiliser le corps enseignant. Or le corps enseignant, c'est aussi ces nombreuses "petites mains" qui à la base de la pyramide EN expérimentent, communiquent, partagent. 
Un pilotage souple, incitatif et non vertical pourrait être le fédérateur de ces énergies vitales qui ont toute leur place aux côtés des pratiques traditionnelles qui n'ont pas vocation à disparaître, mais à se recomposer dans un ensemble plus adapté à ce que requiert la société numérique. 

En matière d'équipement, une seule exigence concernant la totalité du territoire, c'est l'accès au haut débit pour tous.

C'est ensuite aux équipes localement de faire connaître leurs projets pédagogiques, que les institutions (rectorats, collectivités territoriales, établissements) accompagneront et soutiendront. 

L'évolution des équipements plaide en ce sens : le matériel mobile actuel permet de rompre avec la lourdeur de la salle informatique issue de plans mobiliers pensés dans les années 80 du XXe siècle et qui ne répondent plus aux modes d'enseignement plus individualisés. Chaque équipe peut ensuite vouloir disposer de tel ou tel équipement, de faire utiliser les matériels personnels (le BOYD), de coupler la demande avec un mobilier et des salles ad hoc, de choisir des systèmes libres, et ce de façon ponctuelle (prêt de matériel tournant) ou pérenne.

 Cette simplification matérielle et logicielle facilitant les processus collaboratifs et individuels d'apprentissage est une opportunité réelle ; reste qu'elle risque de ne produire ses effets que si elle est accompagnée par des praticiens porteurs à des degrés divers de ce nouvel "humanisme numérique".

 

Nicolas Demengeon
#1085, le 08/03/2015 - 03:59

Apprivoiser et libérer les usages du numérique

Plusieurs modifications dans les usages et l'accès aux outils pourraient être proposées pour que le numérique améliore l'efficacité de l'Education Nationale. Je m'exprime sur le sujet en tant qu'enseignant.

  • Donner l'exemple

Pour enseigner aux usagers à utiliser efficacement les outils numériques, il vaut mieux être soi-même suffisamment compétent. Les cadres de tous niveaux, personnels administratifs, et enseignants, devraient être au moins capables de taper fluidement au clavier (sans le regarder!), afin de communiquer aisément. Viendrait ensuite, de façon plus générale, la maîtrise minimale du traitement de texte et de l'utilisation d'internet.  Il faudrait également sensibiliser chacun aux règles élémentaires de sécurité et de protection de la vie privée (scam, spam, déconnexion, sûreté de la navigation, protection des données, etc). Enfin, chacun devrait maîtriser les outils ou connaissances spécifiques à sa tâche : par exemple, un inspecteur doit savoir mettre en ligne un rapport sur Iprof, une secrétaire doit savoir cacher l'adresse mail des destinataires dans une mailing liste et ne pas transmettre de messages à caractère publicitaire, un enseignant doit être facilement joignable par mail,  savoir remplir un bulletin en ligne, monter un clip vidéo.

  • Former efficacement

Pour former massivement les personnels et s'assurer de l'homogénéité des compétences/connaissances diffusées, le plus efficace semble être... le numérique. Des formations certifiantes en ligne, sur le principe des MOOC ou des certifications Microsoft, seraient certainement plus productives et économiques que les formations en réunion dispensées dans chaque académie. Les contenus en seraient vérifiables, réutilisables, pourraient être améliorés, et donneraient lieu à de véritables évaluations.

  • Fournir des outils simples et libres

S'il est un domaine dans lequel l'EN devrait investir, c'est le développement par ses propres membres (programmeurs, informaticiens, enseignants) d'outils libres qu'elle mettrait à disposition de tous les établissements. Les besoins sont à peu près identiques sur tout le territoire : des outils de communication (horizontale) et de partage simples et intuitifs, sur le modèle de Google Doc et Google Hangout, des outils techniques de gestion (des élèves, des emplois du temps, des devoirs, des résultats, etc), et des modèles de site internet "prêts à l'emploi" à l'usage des établissements, regroupant tous ces outils. Pourquoi paie-t-on encore des licences à des logiciels privés? Pourquoi chaque informaticien de chaque établissement consacre tant de temps à l'élaboration du site de l'établissement? L'utilisation d'une messagerie Iprof doublée d'une messagerie académique est-elle pertinente? Les sites de gestion de mutation ou de carrière, d'affichage ou de saisie de résultats, et de communication verticale en général, ne pourraient-ils pas être refondés et relookés de manière à être plus accessibles et attractifs?

A leur tour, les enseignants sont parfaitement capables, aujourd'hui, de composer des manuels ou des supports de cours numériquees libres, de les diffuser, et de les améliorer constamment. L'EN doit s'affranchir des pressions du marketing et des concessions faites au domaine privé, en choisissant résolument d'utiliser des logiciels, systèmes d'exploitation, formats de documents libres. La qualité et l'indépendance de l'enseignement public sont à ce prix, sans doute plus bas que celui des choix actuels.

Pour aller plus loin, la loi pourrait évoluer sur la liberté et les modalités d'utilisation des modes de paiement ou d'encaissement numérique. Permettre aux établissements d'avoir un compte Paypal, par exemple, d'effectuer par ce biais des commandes et des paiements en ligne pour leur équipement, de collecter des fonds et de chercher des sponsors pour ses projets, serait un grand progrès.

  • Choisir des stratégies productives

Les freins actuels à une utilisation harmonisée du numérique dans l'EN sont de plusieurs ordres. La recherche d'une reconnaissance personnelle parmi ceux qui innovent les conduit à conserver jalousement ce qu'ils ont pu créer, au lieu de le mutualiser. L'absence d'une structure d'accueil centrale suffisamment libre et accessible conduit à la dispersion des initiatives et des contenus sur le net. Le manque de lien entre décideurs, experts, et enseignants peut conduire à des incompréhensions, à des décisions trop tardives, et à une dilution des propos en simples éléments de langage. Enfin, la tendance à croire que des outils (numériques) sont une fin en soi menace les enseignements de vacuité ou de détournement.

Les stratégies productives passent donc par la valorisation du partage et de la mise en commun, par l'unification et la simplification des interactions horizontales et verticales, par la confiance accordée aux enseignants sur leur capacité à se former, identifier leurs besoins, et créer. Enfin, la recherche de l'efficacité suppose de l'honnêteté sur les objectifs poursuivis à long terme : l'enseignement européen doit viser, au-delà de l'accompagnement vers le monde professionnel, à éveiller des consciences à la pensée critique, à l'art, et à tout ce qui permet à l'humain de se re-créer, et ré-inventer sa façon de vivre avec l'autre.

Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#1063, le 07/03/2015 - 11:28

Trouver un concensus pour une hiérarchisation des financements et aides publiques des moyens technologiques, du contenu pédagogique et de l'animation pédagogique

La liste de sources de financement de l'éducation est longue, notamment

  1. budget de l'éducation nationale,
  2. association à but non lucratif,
  3. mécénat privé
  4. mécénat d'entreprise,
  5. profits des entreprises privées de formation,
  6. bénévolat citoyen,
  7. bénévolat de compétences,
  8. projet de responsabilité sociale d'entreprise (RSE),
  9. projet d'investissement d'avenir (PIA),
  10. dons défiscalisés,
  11. apport en nature, 
  12. mécénat de compétences par les entreprises,
  13. ...

Quelles sources devraient être soutenues par le gouvernement en priorité pour une efficacité optimale des deniers publics ?

Pour aider à répondre à cette question, voici une enquête "collaborative" en ligne  où vous êtes invités à

  • deviner quels sont les sources de financement qui ont répondu présentes à l'appel (crowdfunding, projet responsabilité sociale d'entreprise, subvention Projet d'Investissement d'Avenir)
  • évaluer le potention des sources pour l'étape suivante

La première phase du projet a permis notamment de mettre à la disposition des 470 000 enseignants du secondaire un outil personnel gratuit pour auto-éditer et auto-produire des modules de cours en ligne (vidéo + quiz) en gardant l'entière maîtrise d'ouvrage de leur pédagogie (régime d'accès, de droits, de données et de traces personnelles).

gratuit : pour l'enseignant, les familles des élèves, les collectivités locales et l'Etat

patrick RICHARD
#1054, le 06/03/2015 - 17:32

Développer une application Espace Numérique de Travail unique écoles, collèges et lycées de France

Dans la continuité du GFU éducation, il reste à développer une application mobile Espace Numérique de Travail pour smartphone ou tablette en remplacement des ENT actuels du 20ème siècle.

La garantie d’égalité des chances sur l’ensemble de notre territoire passent par une unification des plateformes de services d’E.N.T. qui au delà de la diversité actuelle ne sont plus en adéquation avec les usages des élèves à quelques niveaux soient-ils.

Un socle commun des services pourrait être proposé pour chaque niveau, école, collège, Lycée avec la possibilité d’augmenter ce socle via l’agrégation de bouquets numériques proposés par les fournisseurs habituels. Fournisseurs de solution libres ou pas, de startups et autres qui devraient se connecter à l’E.N.T.socle via le connecteur universel « FranceConnect ».

L’identification des élèves pourrait relever d’une identité numérique native fournie à la naissance au même titre que le nom et prénom. Cette identité serait gérée par les services de l’état et inscrite dans son passeport ou sa carte nationale d'identité.

Cet E.N.T. pourrait devenir le Bureau Virtuel du professionnel de l’éducation, en y ajoutant des briques métiers et des logiciels adaptés à leur besoins propres. 

patrick RICHARD
#1052, le 06/03/2015 - 17:29

Créer un BigData #éducationFrance des professionnels de l'éducation technologique...

Dans la continuité du GFU écoles, collège et lycées nous pourrions observer comment des professionnels de l'éducation nourrissent un BigData éducation technologique.

Au delà des MOOC qui peuvent nourrir le BigData qui propose lui une autre approche de la construction des connaissances via l'usage d'experts numériques de type algorithmes de connaissances.

Le principe technique relève de la mise en œuvre des deux espaces de stockage français de type hubic.com/fr/ et deux types de contrat :

  • un personnel ou le professionnel dépose ses productions numériques qu'il ne désire pas partager
  • un professionnel en OpenData sous licence ouverte où les ressources nourrissent le BigData Éducation Technologique

Il ouvre aussi la possibilité de créer des places de marché des protocoles de formations où chacun à loisir de définir le mode partage de son travail, soit en CopyLeft ou soit en CopyRight...

Il pourrait s'intégrer nativement dans les maquettes de formation des futurs professionnels de l'éducation dans les Écoles Supérieures du professorat et de l'éducation  http://www.espe.education.fr/ ou être porté par notre association www.technologieéducationculture.fr

Le BigData Éducation au service d'une nouvelle ingénierie éducative...

patrick RICHARD
#1048, le 06/03/2015 - 17:18

L’éducation technologique pilier d'une co-éducation aux outils numériques

L’écriture numérique au service de la construction d’une sphère professionnelle de l’élève

Au-delà de l’expérimentation menée en 2006-2012 au collège Emmanuel de Martonne à Laval nous désirons proposer une extension de la problématique de dématérialisation des supports de cours via une clé USB/ENT puis les services collaboratifs temps réel multi écran dans le nuage.

Suite à l’étude du processus d'écriture numérique dans l’enseignement de la technologie au collège au niveau troisième, nous posons une question : en quoi le développement des ENT modifie le rapport à l'écriture dans les pratiques de classe en éducation technologique ?

Voir le film 31/01/2011 : http://www.cndp.fr/agence-usages-tice/temoignages/dematerialisation-du-classeur-de-technologie-1182.htm

Les TIC en liaison avec l’enseignement de la technologie

Les technologies de l'information et de la communication, apparues au début des années 1985, se sont largement développées, au collège, dans les enseignements pour tous les élèves, grâce à leur introduction comme une composante forte de l’enseignement de la technologie. Cet enseignement a intégré, notamment dans la version de 1995, tout un ensemble de contenus qui portaient explicitement sur les TICE en fixant une progression, des activités possibles et des compétences à acquérir lors des séquences de technologie. Cette discipline prend donc une part importante dans la diffusion et la généralisation des pratiques intégrant leur usage.

L’impact des TICE sur l’enseignement et les apprentissages

De fait, l’organisation des enseignements se trouve profondément modifiée et les dispositifs mis en œuvre par l’enseignant à destination des élèves s’inscrivent dans un nouveau type de rapport au(x) savoir(s). L’enseignant n’est plus celui qui détient un savoir qu’il transmet à ses élèves, il devient progressivement quelqu’un qui organise les situations permettant aux élèves d’accéder au(x) savoir(s). Ainsi, la construction des situations didactiques devrait refléter ce changement radical de posture.

Les possibilités offertes par les connexions à des réseaux provoquent des modifications de pratiques chez les utilisateurs en général, chez les élèves en particulier. Ils deviennent acteurs-auteurs de publications électroniques,  ils développent de nouvelles formes d’autonomie dans les apprentissages et dans leurs rapports au(x) savoir(s). Ils s’initient au travail collaboratif-coopératif. Ils organisent leur propre banque  de ressources numériques qui fonctionne comme une sorte de mémoire numérique toujours disponible.

Les objectifs du projet

Entre autres questions, ce travail permet d'observer de près :

  • en quoi le fait de travailler sur la réalisation individuelle et/ou collective d’objets médias numériques destinés à être publiés en ligne, et donc à être consultés par d’autres personnes, modifie la relation que l’élève entretient à l’écriture ;
  • en quoi le fait de constituer une base d’objets médias participe à la mémoire numérique d’un lieu matérialisé en premier par l’individu, en deuxième par la classe et en troisième par le collège ;
  • en quoi cette mémoire numérique participe à la construction de savoirs où les références sont mal définies et ne peuvent s’identifier spontanément à des corpus de savoirs savants.

Et donc, d’un point de vue des apprentissages, ce travail devrait permettre de regarder les processus d’élaboration des objets de savoirs, notamment au travers de la construction et la manipulation des artefacts.

Nous étudions, en adoptant une posture prédictive, une organisation de transmission-appropriation d’un savoir spécifique référencé auquel on enlève les outils de script classiques pour les substituer par des outils de script numériques. Nous regarderons les incidences produites sur cette organisation elle-même et sur l’économie du système en général.

Vaste ouvrage qui dans une actualité numérique toujours brûlante, devrait poser les bases de nouvelles formes d’écritures au service de l’acquisition des connaissances-compétences. Mais aussi, cet ouvrage pourrait nourrir la réflexion des groupes d'écriture des programmes de 2015 qui sous la présidence de Michel LUSSAULT   peuvent réintroduire une composante forte de cette éducation au numérique dans une discipline qui depuis longtemps participe activement à la massification des usages, seule à même de garantir à chaque élève l'égalité des chances dans l'école numérique d'aujourd'hui. 

 

En 2015, offrons à l'éducation technologique cette responsabilité !

Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#1047, le 06/03/2015 - 12:17

De quoi parle-t-on : de diversification des pratiques pédagogiques ou diversification des chemins d'apprentissage ?

Pour illustrer cette question, voici quelques exemples pour les maths au collège avec des "short MOOC" (vidéo + quiz) en accès libre sur le web ouvert :

Une définition du point mathématique sur un prélude de Chopin : http://cell001.organic-mooc.eu

Calcul d'aire d'un triangle : exercice N°1  http://cell006.organic-mooc.eu

Calcul d'aire d'un triangle : exercice N°2, http://cell005.organic-mooc.eu

Problème de calcul d'aire d'un triangle : problème N°1 http://cell007.organic-mooc.eu

 

La définition a été proposée à des enfants en 8ième.

Les exercices et problème sur le calcul d'aire ont été proposés à des collégien(ne)s en 5ième.

 

Ces short MOOC ont été produits dans le cadre d'un projet de responsabilité sociale d'entreprise visant à donner à chaque enseignant un outil individuel gratuit d'auto-édition et d'auto-publication de MOOC (vidéo + quiz). Cet outil est désigné par Personal MOOC et est d'ores et déjà disponible. Pour poursuivre le développement et la diffusion du Personal MOOC, nous réfléchissons à l'opportunité de la création d'une communauté open source et lançons ici un appel à contribution / soutien.

http://sens-et-gout-des-maths-au-college.blogspot.fr/

Avertissement : le nom Personal MOOC est réservé.

Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#1039, le 05/03/2015 - 21:55

Faire éclore et mettre à la disposition une multitude de pédagogies pour les maths au collège

Mes observations, limitées, m'amènent à croire que chaque collégien(ne) suit son propre cheminement pour progresser dans les maths de collège.

Dans cette hypothèse, comment faire éclore et mettre à la disposition des enseignant(e)s, des collégien(ne)s, des parents, une multitude de pédagogies pour les maths au collège ?

Marine Porte
#1030, le 04/03/2015 - 18:55

Allier pédagogie de l'enseignement et innovation numérique

Incontestablement, les technologies pédagogiques interactives transforment les méthodes d'enseignement et d'apprentissage en proposant des solutions efficaces pour améliorer l'expérience didactique.

Les systèmes d'évaluation instantanée aux tableaux interactifs en passant par les tables et tablettes  multitactiles permettent de créer un environnement pédagogique actif. De nos jours, les meilleures pratiques pédagogiques de l'ère numérique sont disponibles pour tous les environnements, de l'apprentissage en classe entière ou individuel à l'apprentissage collaboratif en groupe. Mais leur appropriation ne se fera que par un accompagnement, des formations soutenues des équipes pédagogiques comme le démontrent les pays européens qui ont vivement pris le virage de l'enseignement numérique.

Développer l'usage du numérique implique obligatoirement l'accompagnement et la formation, comme présenté dans de nombreuses études, et particulièrement celle de Marzano : 

  • Amélioration des résultats scolaires de + de 31%
  • Acquisition des connaissances + 30%
  • Les boîtiers d'évaluation favorisent la participation constante des élèves pour + de 26%
  • + de 35% d'amélioration des résultats grâce aux solutions d'évaluation.

Le numérique permet réellement de développer la motivation des élèves, leur implication, leur participation, leur écoute et leur collaboration. Il existe un réel impact positif de l’utilisation des outils numériques sur le développement des compétences des élèves.

Les solutions numériques dans l'éducation contribuent aussi à l'amélioration de l’environnement de travail des professeurs, l’épanouissement personnel de l’élève, en adaptant les pratiques pédagogiques collaboratives au monde d’aujourd’hui.

David Bourgeois
#995, le 01/03/2015 - 12:34

Le C2i2e pour former, valoriser et mutualiser

D'après le BO du 14 décembre 2010 qui explicite les modalités du C2i2e (lien vers le BO), les enseignants en poste, les formateurs peuvent s'inscrire au C2i2e dans une démarche personnelle.

Ce cadre ne permet pas à mon avis de provoquer une émulation dans la démarche d'inscription des enseignants et des formateurs.

Actuellement, des enseignants, des formateurs, qui ont intégré le numériques dans leurs pratiques pédagogiques, et qui n'ont pas la certification, ne sont pas incités de quelques manières que ce soient à la passer. Il n'y a pas de valorisation institutionnel, encore moins financière, pas de temps de formation spécifique qui pourraient permettre à l'enseignant de préparer le C2i2e, et enfin pas de structure ou de dispositif existant dans les académies. Combien d'enseignants en poste dans vos académies passent la certification ou l'ont passée ?

Cette certification est un très bon moyen pour valoriser le numérique dans l'éducation nationale. En effet, l'enseignant en poste qui passe la certification doit élaborer un dossier à partir de son expérience du numérique. On pourrait alors collecter ces expériences, les analyser et les mutualiser. Je suis persuadé qu'il y a beaucoup de richesses à en tirer. On croit souvent qu'intégrer le numérique dans sa pratique pédagogique est une affaire de spécialiste nécessitant beaucoup de matériel. Or, souvent, d'après mes observations, les pratiques les plus pertinentes sont celles élaborées par les non-spécialistes qui se débrouillent avec peu de matériels, en parvenant par le numérique à motiver les élèves et à donner du sens aux apprentissages.

Ne pourrait-on pas à la fois avec la délégation académique au numérique, la délégation académique aux actions de formations et les universités, mettre en place un dispositif qui permettrait aux enseignants et aux formateurs de s'inscrire à la certification avec des quotas, une valorisation et du temps pour se former ?

Ensuite, ne faudrait-il pas utiliser ces expériences pour cartographier, mutualiser et valoriser les pratiques de manière à élaborer une politique du numérique, en termes de formation et de besoin de matériels, qui soit cohérente avec le territoire ?

Véro50
#965, le 22/02/2015 - 17:10

La formation des enseignants.

Redonner un coup de jeune au C2i2e qui me paraît une certification pas si mal faite que cela. Mais en prévoyant deux niveaux. Le premier niveau serait consacré aux enseignants débutants et pourrait mettre l'accent sur les compétences du domaine A et sur les compétences du domaine B concernant la préparation des cours (ce dont ont besoin les stagiaires). Le deuxième niveau serait consacré aux enseignants confirmés et pourrait mettre l'accent sur la mise en oeuvre du numérique avec les élèves tout en rafraichissant le domaine A. Rendre ce C2i2e obligatoire.

Thierry Marchand
#899, le 16/02/2015 - 23:14

Enseignement et numérique : pour une formation initiale discordante

Il y a en matière de numérique toute une série de fausses oppositions entre les usages et les outils, entre les objectifs pédagogiques et les contraintes technologiques, entre la théorie et la pratique.

Pourtant, en matière de formation initiale des enseignants, l'objectif est clairement double : 

  • se contruire un bagage théorique permettant de choisir ses pratiques pédagogiques en fonction du contexte dans lequel on exerce ;
  • acquérir les compétences qui permettront de mettre en oeuvre les pratiques adéquates.

Il faut bien accepter une certaine discordance entre ces deux exigences mais il y a une évidence : si l'on admet que le numérique apporte des solutions, on doit aussi admettre qu'elles ne peuvent pas être figées, qu'elles sont appelées à évoluer. Ce qui est important, ce n'est donc pas de les enseigner, mais d'en permettre l'expérimentation.

Pour cela, il faut :

  • mettre en évidence les apports théoriques permettant de dépasser la simple reproduction des situations connues en tant qu'apprenant, et dégager quelques pistes où le numérique apparaît comme un levier pour l'innovation pédagogique,
  • créer les conditions de l'expérimentation de ces pistes (mise en place d'un environnement technologique, acquisition des compétences nécessaires à son utilisation)
  • provoquer la réflexion individuelle et collective sur les pratiques de chacun, faire la part suivant les contextes entre les apports réels et les gadgets contre-productifs.

Ce dispositif sera source de discordances car en fonction des contextes et des compértences de chacun, il créera plus de débats que de consensus. Mais il permettra à chacun d'initier une démarche d'utilisation des outils numérqiues qu'il pourra consolider par la suite.

Philippe STEGER
#788, le 11/02/2015 - 11:39

Le téléphone portable intégré à la classe au lieu de l'exclure

 

"2015 : L'année du téléphone portable dans la classe"

"L'école nomade, l'école en poche"

 

15 activités performantes avec les téléphones portables en classe

Comme l'ordinateur, le mobile peut-il favoriser le plaisir d'apprendre, la joie de comprendre ?

_______________________

Introduction

De nombreux articles exposent les bonnes raisons que l'on peut évoquer pour utiliser un téléphone portable au sein de la classe. On peut ainsi lire "50 Reasons It’s Time For Smartphones In Every Classroom", ou encore  "10 raisons d’utiliser les téléphones mobiles en classe".

Au-delà des justifications à utiliser ce qui est en fait un nano-ordinateur, on trouve peu d'expérimentations vécues en classe dont on pourrait suivre le déroulement et donc l'apport pédagogique.

Le téléphone portable commence à devenir ingérable en classe, l'un envoyant ses Sms et l'autre visionnant un clip musical...

Pourquoi ne pas l'intégrer à la pratique de la classe ?

Il est un nano-ordinateur et donc à la fois un outil de transmission, de communication, de fichiers (Bluetooth) et de collecte de l'information (WiFi). Le travail en groupe prend alors tout son sens.

Car c'est bien la question : le mobile peut-il être un "compagnon pédagogique" au sein même de la classe, peut-il avantageusement compléter les propos de l'enseignant et éclairer les savoirs et les concepts exposés ? Aurait-il la capacité de rendre l'élève acteur de sa propre progression et de l'appropriation de connaissances en le sollicitant davantage ?

Dans une classe de BTS "Management des unités commerciales", nous utilisons le téléphone portable en classe quotidiennement. La recherche de terminologie professionnelle et la consultation de notions ou concepts, en petits groupes, avec prise de notes, permet à l'étudiant de mieux s'approprier les nouveaux savoirs. Les prises de notes vocales ou les consultations sur www.wapeduc.mobi font du mobile un instrument hors-pair pour animer des cours très riches et dynamiques.

Dans le cadre d'une "Classe inversée", le mobile est un support de documentation en amont, pendant le déroulement et en aval du cours. La synthèse ou le compte-rendu écrits sont toujours associés à une collecte d'information sur support mobile.

Tous niveaux et toutes sections confondus, combien d'heures l'élève a-t-il accès à un ordinateur au cours de la semaine ? Une ou deux au plus ... Les tableaux blancs interactifs et caméras numériques sont très peu utilisés. Nous avons, en lycée, un niveau d'équipement très élevé et une sous utilisation des matériels et logiciels.

Et pourtant, à partir de la 6ème, tous les élèves sont dotés d'un petit matériel d'une grande puissance : le téléphone portable.

Les Mooc (Massive Open Online Courses) seront bientôt accessibles sur supports mobiles.

Essayons d'envisager les usages et pratiques pédagogiques avec le mobile dans la classe.

____________________

Les activités

Accompagnement pédagogique avec le mobile en classe

1.Recherche d'informations par moteur :

La recherche sur mobile est certainement l'activité la plus transversale, celle qui peut se pratiquer dans toutes les disciplines, suivie de prise de notes et d'un travail à 2 ou en petits groupes. On propose la définition ou l'article qui paraissent être les meilleurs: le professeur joue alors le rôle d'expert et de modérateur.

2.Prise de notes audio par enregistreur

Pratique évidente en langues, l'enregistrement de sa voix permet une prise de notes audio rapide. De plus, on peut s'écouter et apporter des perfectionnements au ton, accentuation, articulation ... On peut enregistrer un exposé, prendre des notes verbales ou s'entraîner à l'interview ou au questionnaire par sondage...

3.Prise de notes photographiques lors de visites et présentation PPT

Dès que la classe sort de l'établissement, on peut révéler des regards différents sur une même réalité, organiser des projections en classe, constituer un portfolio par sujet ou par chapitre et ainsi garder une mémoire de son travail ... De plus, la révision est vivante et illustrée.

4.Révisions sur www.wapeduc.mobi (voir à la fin de l'article)

Ce site, développé pour les mobile, permet la révision de cours sous forme de synthèses, la réponse à des questionnaires évalués, la recherche interne de notions parmi 1200 cours, l'écoute de nombreux cours audio (podcasts), ainsi que la collecte d'informations dans le domaine de la santé et de l'orientation.

De plus, l'élève peut déposer ses ressources dans son "Espace perso" et avoir cette matière dans sa poche toujours accessible. Le professeur dispose également d'une "Espace perso".

5.L'élève consulte Twitter pour un fil de discussion en relation avec le cours. Le simple fait, au cours d'un TD, de taper #sujetétudié nous envoie un flot de données en temps réel. L'enseignant a préalablement identifié les sites potentiels et éduque les élèves à la prudence et à la vigilance.

6.L'élève se connecte à un site mobile préalablement identifié par son professeur. Nombreux sont les sites de contenus qui proposent une version mobile de leur application. Nous allons assister à l'émergence des "Mini-Mooc", qui permettront de consulter des cours de haut niveau sur support mobile.

7.L'élève gère son agenda sur son smartphone, la pose d'alertes est efficace et permet de ne plus "oublier" un contrôle ou un évènement important.

8.Echange de fichiers avec Bluetooth

Tous les smartphones sont équipés en Bluetooth : cela marche avec n'importe quelle marque, (sauf Iphone qui exige de communiquer avec un appareil de même marque)

9.Repérage coordonnées GPS en SVT : Une fois les photos prises, le repérage géographique de sa position permet ensuite de retrouver le lieu du sujet. Il faut y ajouter l’utilisation des nombreux capteurs présents dans l’appareil : accéléromètre, gyroscope, capteur de champ magnétique, caméra et microphone qui peuvent être utilisés pour de nombreuses activités scientifiques.

10.J'ai manqué un cours: je prends quelques clichés du cours de mon camarade et je les récupère sur mon ordinateur par l'application Camscanner sur Googleplay (Gratuit)

11.J'utilise la calculatrice simple de mon smartphone et je passe à la calculatrice autonome pour les calculs complexes.

12.Je photographie le tableau pour recopier plus tard chez moi les schémas et  informations (tableaux, listes, cartes etc)

13.  Je mémorise un texte, un schéma, une carte mentale, etc., à partir du support d’un autre élève, puis je m'envoie par mail ces nouvelles ressources pour les exploiter chez moi.

14.  On utilise Twitter comme plate-forme d'exercice à l'orthographe et à la concision, la consigne étant de proposer un commentaire structuré et sans fautes en 160 caractères.

15.  J'utilise le lecteur de QRcode de mon smartphone pour suivre flasher le code 2D d' un site que le professeur propose en l'ayant affiché sur un espace-mur prévu à cet effet.

 

Les sites :

Le site http://www.wapeduc.net

Sur mobile : http://www.wapeduc.mobi

Les articles :

http://www.educavox.fr/innovation/pedagogie/wapeduc-l-ecole-en-poche

 http://www.cahiers-pedagogiques.com/Le-nomade-l-institution-et-les-industriels

 

 

Laurent Blanquer
#569, le 03/02/2015 - 12:31

5 défis pour le numérique

Le numérique cristallise le débat sur la transformation de l'école. Il révèle le conflit entre les usages, la culture des élèves et le milieu scolaire. Il souligne la profonde mutation du métier d'enseignant, sa place dans la classe et dans l'institution. La transmission d'un savoir disciplinaire n'est plus sa fonction première, puisque les savoirs sont disponibles et accessibles pour (presque) tout le monde, en tous lieux. Cela interroge le travail demandé à l'élève: mémoriser et restituer par coeur n'a plus de sens.

Ces quelques évidences maintes fois répétées heurtent de front la représentation que se fait de l'école l'enseignant, mais aussi le parent, et plus généralement la société . Pour l'enseignant, il s'agit également de se déssaisir d'une partie de son pouvoir: son expertise peut être constestée dans sa classe où il n'est plus le seul producteur et évaluateur.

Quels défis, donc?

1 - Les programmes 

  • Ils doivent s'affranchir d'une logique disciplinaire. L'éducation, c'est d'abord enseigner des capacités et des compétences, dans des situations où les connaissances sont obligatoirement convoquées.​ Réécrire les programmes, c'est aussi repenser l'évaluation qui constitue un levier majeur de changement des pratiques pédagogiques.

​2 - La formation

  • Le coeur et les modalités de la formation des enseignants doivent être la pédagogie de projet et le développement des méthodes agiles. La didactique disciplinaire ne doit plus constituer la majeure partie de la formation.
  • Opérer une révolution culturelle: favoriser la prise de risque, valoriser l'erreur, et passer comme le dit fort justement Marcel Lebrun, "d'une culture de la réponse à une culture de la question".
  • Impliquer et former davantage les personnels de direction dans l'usage des TICE pour un meilleur pilotage pédagogique
  • créer à l'échelle nationale une chaîne TV en ligne dédiée aux expérimentations pédagogqiues et proposant des reportages sur le terrain (voir Teachers TV au Royaume-Uni)

​3 - L'organisation du temps de service et les missions

  • Développer la pratique réflexive en incluant dans le temps de service de l'enseignant une à deux heures de co-observation
  • Créer pour assurer la transition vers le numérique la fonction d'ingénieur pédagogique à l'échelle d'un établissement ou d'un bassin. Il s'agit d'accompagner les enseignants à la scénarisation de leurs cours. Cet accompagnement aurait le mérite de décharger dans un premier temps l'enseignant de la contrainte technique, ce qui est souvent un frein à un changement des pratiques pédagogiques. Cela aurait aussi le mérite de créer rapidement du contenu.
  • favoriser et valoriser les créations de contenu par les enseignants volontaires

4 - Les matériels et les locaux

  • Favoriser le BYOD
  • Libérer les choix pour les investissements matériels  qui doivent être au service d'un projet pédagogique local (ne plus - ou moins -  être soumis aux cahiers des charges de la collectivité)
  • A l'échelle d'un bassin, créer un Lab/incubateur d'idées et de pratiques pédagogiques, où l'on pourrait venir tester avec une classe de nouveaux matériels et de nouvelles pratiques.
  • Supprimer les salles informatiques dans les établissements
  • Développer les partenariats public/privé pour créer une véritable chaîne de valeur tant au niveau matériel, que logiciel et également dans la création de contenu

5 - La collecte de données

  • développer l'usage des datas collectées à l'échelle de l'établissement et du bassin pour mieux faire réussir les élèves. Il convient au préalable d'engager une réflexion sur la préservation de la vie privée et d'obtenir toutes les garanties de transparence dans l'usage de ces données. 
  • Créer de nouveaux outils pour l'exploitation de ces datas et former les personnels à leurs usages
JACQUES MUNIGA
#551, le 02/02/2015 - 14:17

Le numérique à l'école, quels freins ? Des solutions pour débloquer ?

Les principaux freins repérés à la généralisation de ces usages portent sur les conditions matérielles, la connexion à l’internet, l’équipement des élèves, l’accès aux ressources numériques, ainsi que l’insuffisante formation des équipes aux usages pédagogiques du numérique.

 

De l’insuffisante formation des équipes aux usages pédagogiques du numérique à la généralisation de ces usages.

Les freins sont, dit-on, nombreux. C’est probablement vrai. Mais, depuis que le numérique a eu droit de cité dans nos établissements, nous avons également pu compter de nouvelles générations de professeurs que l’on pourrait appeler « la génération web » tant elles sont « branchées ».

Du matériel ? Il y en a également souvent en nombre plus que suffisant.

La volonté d’emboiter le pas au numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives existe elle aussi.Alors pourquoi ne peut-on pas encore rivaliser avec les pays qui sont loin de nous ?Deux raisons majeures à mon avis que je tire de ma propre discipline, la géographie, et de ma propre expérience.1)La première raison c’est que le numérique en tant que renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives demande invariablement que des équipe se penchent sur la question et proposent des travaux et des pistes. Des pionniers ont existé, notamment en géographie. Mais les uns se sont fondus dans des structures qui ne produisent guère, les autres publient toujours sur des sites personnels devant une hiérarchie sourde et aveugle.2)Les grands éditeurs de manuels notamment, hésitent à se lancer dans cette voie parce que le retour sur investissement ne semble pas être au rendez-vous dans l’immédiat. Et pourquoi ? Justement parce l’Education Nationale gère maladroitement cette affaire comme souligné au point 1.En conclusion, je parle pour ma discipline principalement, l’enseignant se trouve face un grand dilemme : utiliser le numérique ou ne pas l’utiliser ? La réponse est souvent je ne l’utilise pas, c’est plus prudent.Le défi serait donc de casser ce cordon ombilical qui relie tous les enseignants de terrain, parfois pionniers dans le numérique, avec leur hiérarchie directe (Inspecteurs…) et de créer une structure au niveau national. Une structure qui devrait dans un premier temps, faire le recensement de tous les travaux existants (souvent des sites perso) dans toutes les disciplines. Une structure qui devrait dans un deuxième temps rassembler physiquement ces pionniers pour les faire travailler ensemble. Une structure qui devrait dans un troisième temps proposer des travaux et des pistes au niveau national. Une structure enfin, qui devrait restée ouverte pour accueillir de nouvelles personnes et de nouvelles idées.Ainsi, je crois, le numérique en tant que renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives ne sera plus un vœu pieu mais une réalité de laquelle la France pourrait s’enorgueillir.A titre d’exemple, je cite ma propre expérience :Pionnier depuis plus de 15 années dans le numérique en tant que renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives (géographie) j’ai conçu des logiciels, proposé des exercices avec corrigés en version numérique comme :Les croquis de géographie décomposés comme suit :-Une fiche de travail : http://geographie-muniga.org/files/Croquis_SDLV_MAROC_Lycee.1275.pdf-Un logiciel de cartographie automatique pour répondre aux questions de la fiche de travail : http://geographie-muniga.org/MAROC.html -Un logiciel de correction assistée : http://geographie-muniga.org/MAROC_Croquis_Contrastes.html

 

Les compositions de géographie décomposées comme suit :-Une fiche de travail : http://geographie-muniga.org/files/Sahara_Composition_SDLV.1281.pdf -Un logiciel de correction assistée : http://geographie-muniga.org/SAHARA_COMPOSITION_CORRIGE.html

 

  Mes travaux sont consultés/téléchargés par des millions d’internautes. Mes travaux sont référencés par de nombreux sites institutionnels tant en France qu’à l’étranger (Belgique, Canada, Suisse…) et pourtant je reste seul dans mon coin ( !) alors que mon souhait le plus cher serait de partager pour innover toujours plus.Le site académique d’Aix-Marseille ignore encore et toujours mon existence !La preuve ? Un tout nouveau site académique notamment consacré à la cartographie et pourtant… nul n’est prophète en son pays….http://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_43559/accueil  Jacques MUNIGAhttp://geographie-muniga.org/  

 

 

jilpat
#461, le 28/01/2015 - 22:31

donner aux espaces numériques de travail les extensions modernes qui facilitent le travail

donner aux espaces numériques de travail les extensions modernes qui facilitent le travail

je pense en particulier aux modules pour de la video directement dans moodle
création de quiz à partir de vidéo

j'ai fini par trouver le site educanon  ( libre ) qui permet de créer des vidéo avec questionnaires intégré. Cette fonctionalité devrait être intégré aux espaces de travail en ligne.

http://www.educanon.com/welcome

en tant que professeur de langue, je pense aussi à l'extention  laboratoire de langue libre poddll
http://poodll.com/

Je demande en vain depuis plusieurs années qu'on active cette fonctionalités dans moodle..

mais aussi des modules de correction pour l'annotation des copies élèves  pour les correction
A ce propos le temps de téléchargement des copies corrigée pdf est inacceptable. Une solution de type cloud ( dropcanvas...) est beaucoup plus rapide ( 5mn pour 30 copie corrigées au format pdf )

 

patrick RICHARD
#1053, le 06/03/2015 - 17:29

Créer un Groupe Fermé d'Utilisateurs réunissant dans réseau unique les écoles, collèges et lycées d'Europe

Relier les écoles, collège et lycées au niveau Européen via un réseau unique filaire en fibre optique serait un symbole fort à donner aux générations futures, aux citoyennes et citoyens d'Europe en construction qui nourrissent tous nos espoirs.

Cette idée fait suite à mon expérience de maire adjoint Communication et Démocratie Numérique, 2008-2014 de la ville de www.changé53.fr et élu de l'agglomération Lavalloise, membre du groupe de pilotage de LAVAL 100% THD  où nous avons acté en 2012 une couverture à 100% en fibre optique de notre territoire. Nous laissant ainsi, la possibilité à l'aube de 2018 de relier entre elles les écoles. C'est dans cette esprit que j'ai personnellement rencontré Les membres du cabinet de Fleur Pellerin, alors secrétaire d'état à l'économie numérique, afin d’échanger sur ces sujets.

Mais aussi, d'expérimentions personnelles, en 1997, comme l'action d'Etwinning de la Communauté Européenne publié surhttp://technologieeducationculture.fr/REvolution12/article.php?sid=356&archive= nous initions un projet d'échange via courrier électronique entre la France et la Pologne, vous trouverez la version polonaise et française du  projet PolFrahttp://martonne.pagesperso-orange.fr/pol-fra/ et, en 2000, dans l'esprit de OPEN EDUCATION EUROPA un plus petit projet de collaboration/coopération entre professeurs de technologie français www.pagestec.org suivi de www.technologieéducationcultrue.fr

Le projet de GFU augmente ces projets du point vue de la simplicité des liaisons, afin de permettre toutes les coopérations possibles, imaginables ou encore inimaginables, car, à inventer !

Michel Guillou
#1004, le 02/03/2015 - 15:55

Mettre au défi l'État et les collectivités territoriales de modifier réellement les pratiques en classe

Il s'agit de toucher à la sacro-sainte liberté pédagogique qui donne le droit aux nostalgiques de l'école du dernier millénaire de ne pas s'engager et de freiner l'engagement numérique des autres. Proposer un enseignement qui intègre une démarche numérique ne peut pas être un choix. Je propose donc à l'État et aux collectivités locales :

  1. de ne plus donner un centime pour l'achat de manuels scolaires papier ;
  2. de ne plus donner un centime pour l'achat et l'entretien de photocopieuses.

Ça devrait être un signal fort et un levier pour faire bouger les choses. Voilà des décisions à signifier aux EPLE d'abord, aux écoles du 1er degré ensuite.

Quelques explications : http://www.culture-numerique.fr/?p=2766

 

Bac Pro Sécurité Prévention
#202, le 22/01/2015 - 10:56

Vous dites fracture numérique ?

Vous savez ce qui est agaçant dans tout ça ?

Combien de personnes sont employées, utilisées, rémunérées pour mener ces fichues enquêtes ? Parce que je pense que sur le terrain, ici, on ne les verra jamais... Ah oui, c'est vrai, les routes en Ardèche profondes ne permettent pas vraiment le passage des camions régie TV qui les suivent de partout pour bien montrer au bon peuple que la fracture numérique se réduit..... Fracture numérique... mot pompeux invencture numérique ?té par les Parisiens pour désigner ces trous campagnards où vivent les ploucs qui n'ont même pas la 3G ou le câble...

chrislaut68
#986, le 26/02/2015 - 11:19

Un pavé dans la mare !

Je constate : 

  1. Les disciplines, depuis quelques années, ont perdu beaucoup d'heures d'enseignement au profit d'heures dont l'intérêt n'est pas démontré (par exemple, les enseignements d'exploration en seconde).
  2. Le numérique demande et demandera énormément d'investissement horaire, donc encore des heures en moins dans nos disciplines.

Et je m'interroge :  pourquoi, dans le même temps, le niveau niveau scolaire est si bas en France ?

Quelques exemples en physique de terminale S : 

  1. Il y a 100 s dans une minute ! 
  2. 5 fois moins que 5€ fait : je ne sais pas ? Zéro ???
  3. a*b/c  n'est pas la même chose que (a*b)/c ???
  4. plus technique : 1/a = 1/b + 1/c donc a = b + c !!!
  5. Et je vous passe les fausses simplications de fractions avec les puissances de 10, ou les produits en croix désastreux ...
  6. Bref, tout ce qui est calcul et qui depasse (ou pas) une demi-ligne est généralement faux !!! EN TERMINALE SCIENTIFIQUE !

Le débat sur le numérique m'apparaît surnaturel tant les lacunes de nos élèves sont criantes ! 

Conclusion :

Il faudrait d'abord leurs réapprendre à apprendre et redonner du corps aux disciplines en arrêtant de les amputer en heures!

Comment faire ? Proposition des parties prenantes

Proposer une solution
Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#1074, le 07/03/2015 - 17:45

Témoignage de financement matériel et immatériel : le journal d'un projet pédagogique mené de janvier 2014 à avril 2014

Projet réalisé de janvier 2014 à avril 2014 (première étape)

"Donner le sens et le goût des maths au collège en permettant à chaque enseignant un accès libre et quasi-gratuit à une technologie de MOOC organique à base de composants exclusivement grand public"

 

Sources sollicitées pour un apport financier, de compétences ou d'image lors des différentes phases du projet

Phase de lancement de la première étape (janvier 2014)

  • appel à des dons en numéraires (5560 euros) sur un site de financement participatif (Ang : crowdfunding)

Phase de réalisation de la première étape (janvier - avril 2014)

  • opportunité pour une entreprise de concrétiser une posture de responsabilité sociale (projet de responsabilité sociale d'entreprise)
  • motivation personnelle pour participation bénévole au projet (bénévolat de compétences)

Phase d'opportunité de développement d'une seconde étape (septembre 2014 -décembre 2014)

  • dossier déposé à un appel à projets permanent dans le cadre des projets d'investissement d'avenir (appel CSTI / PIA), financement demandé de 24 000 euros sur un coût global de 49 000 euros

Phase de bilan de la première étape (janvier 2015)

  • candidature à un concours d'innovation organisé par une association professionnelle de responsables informatiques

En phase de lancement de la seconde étape (en cours)

  • appel aux grandes écoles d'ingénieurs pour contribuer au développement de fonctionnalités supplémentaires dans le cadre de mini projets d'étude donnés aux étudiants

Résultats en fin de la première étape (avril 2014)

  • Quatre modules sur le site "Le point, la règle et la droite" en accès libre sur le net ouvert : Une définition du point mathématique sur un prélude de Chopin, exercice N°1,  exercice N°2 et problème N°1 sur le  calcul d'aire de triangle)
  • Un outil personnel gratuit pour auto-éditer et auto-produire des modules de cours en ligne (vidéo + quiz) en gardant l'entière maîtrise d'ouvrage de leur pédagogie (régime d'accès, de droits, de données et de traces personnelles).
  • deux modules (vidéo + quiz ) pour expliquer le design de l'outil (http://cell003.organic-mooc.eu) et la démarche d'ingénierie frugale ayant abouti à l'outil (http://cell004.organic-mooc.eu)
  • L'outil élu Trophée Innovation Numérique par une association professionnelle de plus de 4000 responsables informatiques (janvier 2015)

Pour

  • connaître le résultat des sollicitations de financement matériel et immatériel
  • examiner directement et immédiatement les traces du parcours qui a été réalisé en démarche d'innovation ouverte, le site du journal du projet

Site du projet

 

Avertissement : Le nom du projet et toutes adaptation est réservé pour la sauvegarde du projet.

Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#1040, le 05/03/2015 - 21:59

Développer un outil personel gratuit d'auto-édition et d'auto-publication de modules de cours en ligne (vidéo + quiz) à partir de la souche du Personal MOOC

Le Personal MOOC est né du projet de responsabilité sociale d'entreprise "Donner le sens et le goût des maths au collège".

Grâce au Personal MOOC, les 470 000 enseignants du secondaire disposent dès à présent d'un outil personnel gratuit pour auto-éditer et auto-produire des modules de cours en ligne (vidéo + quiz) en gardant l'entière maîtrise d'ouvrage de leur pédagogie (régime d'accès, régime de de droits, régime de données et de traces personnelles).

L'innovation frugale qu'est le Personal MOOC a été élue Trophée Innovation Numérique par une association professionnelle de 4000 responsables informatiques.

Néanmoins la frugalité des fonctionnalités du Personal MOOC peut rebuter certains enseignants ou porteurs de contenu pédagogique.

La création d'une véritable communauté "open source" pourrait mettre à la portée du plus grand nombre un outil d'auto-édition et d'auto-publication de pédagogies en ligne qui serait gratuit, transparent, sûr et indépendant des intérêts privés.

 

Avertissement :

  • Le nom du projet "Donner le sens et le goût des maths au collège" est réservé.
  • Le nom du Personal MOOC est réservé.
SE-Unsa Syndicat des enseignants
#280, le 23/01/2015 - 12:30

Former les cadres de l’Education Nationale

Enfin, l'entrée de l'école dans l'ère du numérique ne pourra se faire dans de bonnes conditions que si les cadres entrent eux aussi dans la culture numérique pour en comprendre les richesses, les enjeux, saisir les avantages du travail en réseau et se garder de toute tentation de maîtrise et de contrôle absolus.

 

Ceci est une des 10 proposition du SE-Unsa pour une école connectée au XXIème siècle

 

SE-Unsa Syndicat des enseignants
#277, le 23/01/2015 - 12:19

Reconnaître le travail des enseignants qui produisent des ressources et des scénarios pédagogiques

Quand un enseignant produit et met à la disposition de ses collègues des ressources et des scénarios pédagogiques, cela doit être reconnu  et valorisé par l’institution. 

 

Ceci est une des 10 proposition du SE-Unsa pour une école connectée au XXIème siècle

Stéphanie de Vanssay
#10, le 19/01/2015 - 14:07

Passer de M@gistère aux MOOCs

Former les enseignants par le numérique est pour moi un levier essentiel, M@gistère a ouvert la voie mais il faudrait encourager la participation des enseignants à des formations en ligne ouvertes comme les MOOCs (cours massifs et ouverts en ligne) et pour cela reconnaître le temps de formation qu’il y consacre. Cela pourrait se faire via un portfolio professionnel où tout cela serait consigné et valorisé. À ce propos le Clemi propose par exemple des MOOCs fort intéressants sur l'éducation aux médias ici : lc.cx/MOOCclemi

 

Par ailleurs, M@gistère devrait être plus ouvert, chaque enseignant devrait avoir accès librement à tous les contenus (même si bien entendu il ne bénéficie de l'accompagnement d'un formateur que sur quelques parcours auxquels il est inscrit) cela lui permettant de choisir les parcours qui lui conviennent le mieux et de pouvoir accéder à tout moment à un contenu dont il a besoin.

 

Il me semble qu’un enseignant qui a appris via le numérique est plus enclin à en saisir les enjeux et à le mettre en oeuvre ensuite pour ses élèves.

 

Benjamin DE MEDTS
#309, le 23/01/2015 - 18:16

BDP : le logiciel des pédagogies innovantes

J'enseigne par compétence depuis 10 ans aidé du logiciel que j'ai développé :

                                      Le Bureau du professeur en vidéo

BDP est rapidement devenu un projet « contributif » : les utilisateurs proposent des améliorations qui sont au fur et à mesure incorporées à l'application.

Aujourd'hui BDP est utilisé dans plus de 100 établissement dans des contextes très variés : classes sans notes, remédiation, évaluation par compétences, classes inversées, auto-évaluation des élèves sur tablettes...

C'est la flexibilité de son interface qui a permis une telle diversification des pratiques pédagogiques. « Avec ou sans notes : telle n'est pas la question » notait M. François Muller. En effet, BDP permet de renouveler ses pratiques en limitant les contraintes de gestion de classe.

BDP c'est le couteau suisse des compétences.

Selon moi, le but de cette concertation est de faire remonter de la « base » des projets de terrain comme le Bureau Du Professeur. Mon objectif est que le ministère de l'Education Nationale puisse prendre le relais d'un projet aussi avancé que celui de BDP. Je crois sincèrement que avons le devoir de montrer que les enseignants, mes collègues, nous nous mobilisons pour améliorer notre métier et la réussite de nos élèves.

SE-Unsa Syndicat des enseignants
#279, le 23/01/2015 - 12:26

Former et surtout accompagner

Il est essentiel que les projets numériques comprennent des formations adaptées (techniques si nécessaires mais surtout pédagogiques) ainsi qu’un accompagnement des enseignants et des équipes tout au long du projet. Chaque fois que possible, y associer des chercheurs.

 

Ceci est une des 10 proposition du SE-Unsa pour une école connectée au XXIème siècle

SE-Unsa Syndicat des enseignants
#278, le 23/01/2015 - 12:24

Organiser des formations “horizontales”

Prévoir du temps et des espaces de co-formation entre enseignants intégrant le numérique dans leurs cours, lors de forums en présentiel et aussi sur des espaces en ligne dédiés permettant échanges et mutualisation. Ces temps de formation doivent être reconnus et ne pas exclure d’autres temps de formation initiale et continue plus “classiques”.

 

Ceci est une des 10 proposition du SE-Unsa pour une école connectée au XXIème siècle

SE-Unsa Syndicat des enseignants
#274, le 23/01/2015 - 11:56

Rejeter le contrôle et la fermeture

Le numérique ne doit pas être un outil de contrôle des élèves mais s’utiliser dans un souci d’éducation à la responsabilité. Les équipements choisis doivent permettre un accès à Internet aussi ouvert que possible et les applications ou logiciels aller dans le sens d’un élève créateur et auteur, plutôt que simple utilisateur sous surveillance.

 

Ceci est une des 10 proposition du SE-Unsa pour une école connectée au XXIème siècle 

Philippe STEGER
#205, le 22/01/2015 - 10:43

De la formation plutôt que du matériel

Trois préconisations

La véritable révolution des technologies de l'information a été, pour nous (lycée), l'installation d'un vidéo-projecteur couplé à un ordinateur connecté près du bureau de l'enseignant. Il était proprement extraordinaire, à plusieurs reprises dans le cours, de montrer de courtes séquences vidéo, ainsi que des schémas, des cartes mentales, des tableaux ou des images préalablement sélectionnées. C'est, pour nous, l'apport essentiel des 10 dernières années.

Mais si les lycées sont bien équipés, il n'en est pas de même pour les collèges, et encore moins pour les écoles.

Ma première proposition serait donc de généraliser le vidéo-projecteur dans toutes les salles de classe à tous les niveaux d'enseignement.

D'autre part, si une des composantes de la révolution numérique est d'être "un acteur du Web" et de créer des contenus, la tablette nous apparaît avec toutes ses limites pour manipuler de la matière numérique : 

- Difficile de créer sans clavier (essayez de créer un blog ...) : la tablette n'est pas adaptée à une collecte fluide d'informations ni à une intervention graphique.

- Fragile dans le cartable (même constat que les ordinateurs offerts par les départements)

- Absence de logiciels résidents (bien sûr il y a le Cloud : gratuit ?)

- Relativement onéreuse surtout au niveau de la maintenance (ingérable pour la gestion de version et les pannes).

- Davantage un "Ecran connecté" sans logiciels et sans clavier qu'un ordinateur.

De plus, les expérimentations départementales d'équipement des élèves en ordinateurs portables n'est pas une réussite, par manque de contenus et de véritable pédagogie adaptée.([1Institut Montaigne, ''Pour un "New Deal" numérique'', février 2013.; [2Robert W. Fairlie, Jonathan Robinson, Experimental evidence on the effects of home computers on the academic achievement among schoolchildren, NBER Working paper n°19060, mai 2013.)

Enfin, puisque le téléphone portable commence à devenir ingérable en classe, l'un envoyant ses Sms et l'autre visionnant un clip musical, pourquoi ne pas l'intégrer à la pratique pédagogique de la classe ? Il est un nano-ordinateur, et donc à la fois un outil de transmission de communication, d'échange de fichiers (Bluetooth) et de collecte de l'information (WiFi). Le travail en groupe prend alors tout son sens.

En conclusion :

- Pas de tablettes, on utilise un nano-ordinateur (Smartphone) qui, vu la taille des écrans actuels, y ressemble à s'y tromper. Et TOUS les élèves et les étudiants en possèdent déjà un.

- Un vidéo-projecteur connecté par classe (au plafond et l'ordinateur de l'enseignant sur le bureau)

- Une très sérieuse formation continue qui permette à nos collègues sortant des ESPE d'utiliser les ENT de façon optimale, d'expérimenter une pédagogie ouverte et différenciée (lutte contre l'échec scolaire et le décrochage), de comprendre la réalité augmentée, les puces RFID et les imprimantes 3D, (avant d'être dépassés) et qui leur ouvre les portes des riches apports des théories des sciences de l'éducation.

SE-Unsa Syndicat des enseignants
#272, le 23/01/2015 - 11:53

Interroger la pertinence de l’équipement individuel

Mettre en place l’école connectée du XXI ème siècle ne peut pas se résumer à équiper individuellement chaque élève d’une tablette. Mesure coûteuse, elle n’est pas forcément adaptée à tous les projets. Travailler à plusieurs autour d’un même outil numérique, qui se rajoute à la palette de supports plus classiques (dictionnaires, manuels…), peut également être riche, inciter et former au travail collaboratif. 

 

Ceci est une des 10 proposition du SE-Unsa pour une école connectée au XXIème siècle 

SE-Unsa Syndicat des enseignants
#271, le 23/01/2015 - 11:46

Favoriser la variété des équipements

Afin de permettre aux élèves d’apprendre à utiliser tous types de matériels et de logiciels, nous demandons à ce que les équipements proposés ne soient pas uniformes et correspondent aux besoins des élèves et aux projets menés.  Développer les politiques de prêt de matériel aux enseignants pour leur classe leur permettrait d'affiner au mieux cette adaptation avant achat.

 

Ceci est une des 10 proposition du SE-Unsa pour une école connectée au XXIème siècle 

SE-Unsa Syndicat des enseignants
#276, le 23/01/2015 - 12:03

Donner le temps aux enseignants

Il faut donner le temps aux enseignants d’intégrer progressivement ces outils numériques dans leurs stratégies pédagogiques et leur garantir des conditions d’utilisation suffisamment fiables sur le plan technique. 

 

Ceci est une des 10 proposition du SE-Unsa pour une école connectée au XXIème siècle

 

Allan Wauters
#146, le 21/01/2015 - 17:41

Offrir une vision claire du travail accompli et des progrès accomplis

Comment former à l'élève à l'autonomie (numérique ou pas)?

  • On peut déjà lui donner les moyens de se former selon ses besoins en lui offrant une gamme de contenus didactiques qui lui conviendront. Je développe un site où je propose tous mes cours /exercices/vidéo/images afin que les élèves aient la possibilité de soutenir leurs progrès et de pérenniser mon travail. Il est libre d'accès afin que tous les collègues puissent profiter de mon travail, car leurs élèves méritent aussi le meilleur.
  • On peut lui indiquer quels sont ses acquis et les progrès qui lui restent à accomplir afin qu'il sache comment progresser.(en savoir plus)
  • On peut donner aux enseignants les moyens d'évaluer par compétences et de différencier leurs pratiques sans y passer leurs nuit, c'est la vocation du logiciel Maestria, en cours d'élaboration.

Bref, des solutions existent, et ce genre de consultations est une excellente nouvelle pour ceux qui pensent qu'on peut faire mieux si on le fait ensemble.

 

 

Igor MICHON
#220, le 22/01/2015 - 15:33

Accès aux numériques en classe

Il faut un logiciel de contrôle d'accès à internet, au réseau du lycée, aux logiciel, etc... Sinon les élèves s'éparpillent.

C'est primordial de canaliser l'accès aux numériques. Je le vis au quotidien avec mes élèves. Il y a un souci d'efficacité qui ne peut passer que par le contrôle.

Corbeille

Les messages se trouvant dans la corbeille sont des arguments ou des propositions signalés abusifs par les utilisateurs ou le Ministère de l'éducation nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les contenus signalés sont examinés par le MENESR afin de déterminer s'ils enfreignent le règlement. En cas de non-respect de la charte, les comptes concernés sont pénalisés et des infractions graves ou répétées peuvent entraîner leur fermeture.

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