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mar, 10/03/2015 - 00:00 La synthèse est en cours de rédaction.

De quoi parle-t-on ?

Direction du numérique pour l’éducation
le 20/01/2015 - 00:00

Le numérique et la réduction des inégalités

En donnant accès à tous les élèves, quel que soit leur lieu de vie ou leur origine sociale, à des informations variées et des ressources culturelles et pédagogiques de qualité, en permettant l’adaptation de l’enseignement aux besoins et aux rythme de chacun, le numérique pourrait être un facteur important de réduction des inégalités et d’inclusion scolaire. Encore faut-il que les conditions techniques, matérielles et intellectuelles soient réunies pour que cette démocratisation de l’accès au savoir et cette inclusion aient véritablement lieu. Le déploiement du très haut débit dans les établissements, par exemple, l’équipement et l’aménagement des espaces et des temps scolaires, l’éducation des enfants à la recherche et au traitement de l’information… doivent y contribuer.

Selon une étude PISA, en France, le milieu familial explique 28 % de la variation dans les performances scolaires des élèves, faisant de l'hexagone l’un des pays où l’environnement familial a le plus d’impact dans la réussite d’un enfant.

Pour autant, la fracture numérique ne semble plus de même nature qu’il y a 20 ans. Si elle était due avant tout à des inégalités d’équipement ou de connexion, il apparaît maintenant que ce sont les différences en termes de culture numérique et d’usages qui sont plus importantes.

Dans ce nouveau contexte, les questions posées sont :

  • Quels moyens faut-il mettre en oeuvre pour réduire la fracture numérique ?
  • Quelles sont les conditions pour que le numérique contribue à la réduction des inégalités ?

Quels défis ? Les enjeux

Proposer un défi
Hervé Cassagne
#1134, le 09/03/2015 - 23:49

Lutter contre les fractures induites par le numérique...

Je suis convaincu que le numérique porte de nombreuses promesses : mieux apprendre, selon une pédagogie mettant l'enfant au centre de l'apprentissage ; renforcer l'égalité des chances... Belles et nombreuses promesses, comme celles présentées en introduction :

  • Quels moyens faut-il mettre en oeuvre pour réduire la fracture numérique ?
  • Quelles sont les conditions pour que le numérique contribue à la réduction des inégalités ?

Mais aujourd'hui, il faut bien constater que nous sommes encore dans une période de transition, où le numérique n'a fait que creuser les inégalités : d'accès à internet a "bon débit" ; disposer d'un matériel performant ; d'enseignants formés...

AFDEL
#1127, le 09/03/2015 - 17:37

LE NUMÉRIQUE, OUTIL DE LUTTE CONTRE LES INÉGALITÉS ET MOTEUR INTÉGRATION

L’AFDEL souhaite souligner le rôle que peut jouer le numérique comme moteur d’intégration sociale en France.  Tandis que l’école française est décrite par les classements PISA successifs comme l’une des plus inégalitaires au monde, le numérique, secteur d’avenir et qui recrute, peut et doit être mis au service de la lutte contre les inégalités et de l’intégration sociale des jeunes.

Il permettra de faire de l’école un lieu d’apprentissage plus juste et plus divers, facilitant la prise en compte par les enseignants des différents besoins des élèves en termes de modalités d’apprentissage, de niveau de départ en début d’année scolaire etc., en faveur de la réduction du phénomène de décrochage scolaire.

Par ailleurs, l’éducation aux métiers du numérique peut apporter également la solution à un double problème : elle permet de lutter contre le chômage des jeunes, tout en proposant des réponses aux difficultés de recrutement de nos entreprises. Cela passe notamment par un rapprochement entre le monde de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur et celui des entreprises numériques. L’AFDEL, s’appuyant sur ses entreprises adhérentes, a engagé en ce sens des partenariats et actions concrètes, notamment avec la web@cadémie (école de formation d’ex-décrocheurs scolaires aux métiers du numérique), avec l’IUT de Villetaneuse, ou encore récemment avec le lancement du « Numérique Egalité Tour », dont la première édition a été organisée avec le soutien du Conseil général de Seine-Saint-Denis et en présence de la secrétaire d’Etat Axelle Lemaire, pour faire découvrir aux collégiens nos métiers et nos entreprises, qui sont dynamiques, innovantes, et qui recrutent.

L’AFDEL soutient également le projet de lancement d’une « école du numérique », annoncé par le Président de la République en février 2015, dont la forme reste à préciser mais qui devrait valoriser les écoles délivrant des formations accélérées à nos métiers, notamment pour les publics éloignés de l’emploi. Nous sommes pleinement disposés à contribuer aux travaux de la mission de préfiguration.  

 L’AFDEL souhaite également souligner l’intérêt du numérique pour l’éducation des élèves en situation de handicap.

Eutelsat
#1119, le 09/03/2015 - 16:49

Inclure activement le satellite dans la réflexion sur l’accès au très haut débit des collèges

Eutelsat se tient à la disposition des pouvoirs publics pour accélérer la réflexion avec eux autour de solutions hybrides « satellite broadcast – réseaux broadband » capables de répondre dans l’avenir aux besoins en débits des collèges, plus massifs que ceux des écoles élémentaires. Eutelsat souhaite faire partie de toute forme de réunion de travail à ce sujet entre l’Etat et les opérateurs de communications électroniques, de manière à présenter ces solutions et à ce qu’elles soient analysées et prises en compte dans les décisions futures.

Ce type de solutions présente l’avantage multiple de rendre homogène rapidement l’accès à Internet des collèges, que ceux-ci soient localisés en zone denses ou moins denses, pour leur permettre de bénéficier, à égalité, du potentiel offert par les tablettes. Les performances seront équivalentes à celles de la fibre optique, dans des territoires où le déploiement de la fibre optique n’est pas programmé avant longtemps. De plus, il s’agit de faire appel à une combinaison de technologies complémentaires selon une équation économique optimale pour le contribuable.

Association Pagestec
#693, le 07/02/2015 - 09:50

Pour la création d'un enseignement réel et cohérent de l'informatique et du numérique au collège

L'association Pagestec, association de professeurs de Technologie, a mené une enquête de grande ampleur (près de 1300 réponses) en janvier  2013 sur "l'enseignement de l'informatique et la Technologie" au collège.

Bien plus qu'un simple état des lieux sur l'apprentissage de l'informatique sur essentiellement les cycles 3 et 4, l'association Pagestec a souhaité à travers le rapport rédigé à l'issue de cette enquête, définir des pistes pour la création d'un enseignement réel et cohérent de l'informatique et du numérique au collège (rapport disponible sur le site de l'association), en adéquation avec le développement de l'option ISN proposée au lycée.

En conclusion de ce rapport se trouvent nos convictions :

  • les professeurs de Technologie sont à 71 % favorables à la réintroduction d'un enseignement de l'informatique dans leurs cours, à 80 % suivant les derniers chiffres de juin 2013 de l'enquête de Pagestec1 sur les nouveaux programmes attendus en 2015. Le succès d'un enseignement étant principalement lié à l'adhésion des enseignants aux contenus et finalités de son programme, nul doute donc que les collègues s'investiront et participeront à la réussite de cet enseignement d'informatique au collège.
  • Nous sommes assurément ceux qui globalement ont le plus de compétences et de connaissances dans ce domaine par rapport aux collègues des autres disciplines. Acquises certes principalement en autoformation, ces dernières n'en sont pas moins pédagogiquement adaptées au niveau souhaité pour nos élèves et révèlent un sens plus pratique et critique aux apprentissages et notions abordés.
  • Notre discipline est la seule à pouvoir se prévaloir d'une expérience de plus de quinze ans dans l'enseignement des TIC au collège. Nous ne parlons pas ici d'expérimentations sur l'utilisation pédagogique des TIC en classe, mais bien d'un enseignement avec des capacités et des connaissances définies et attendues dans nos programmes. Cette expérience sur les contenus et méthodes pédagogiques, sur l'utilisation et la maîtrise des outils numériques est nécessaire pour apporter un enseignement de qualité.
  • Nous possédons des salles déjà bien équipées, avec à 62 % de 10 à 15 ordinateurs et à 72 % avec des vidéoprojecteurs. Nous disposons aussi du matériel numérique nécessaire pour enseigner et promouvoir son utilisation dans les procédés industriels.
  • Dans le contexte budgétaire actuel, il convient de trouver la solution la plus pragmatique pour mettre en place un enseignement d'informatique de qualité au collège, et ce sans plus attendre. Créer un corps d'enseignants spécialisés à partir de formations initiales ou continuées doit être évidemment développé, mais uniquement pour subvenir aux besoins de la généralisation d'un enseignement de sciences de l'informatique au lycée et en CPGE. S'il nous fallait attendre que soit en partie pourvu les postes dans le cadre d'un enseignement généralisé de la 6° à la terminale, cela reporterait sa mise en place à long terme, sans aucune assurance de sa véritable création.
  • Suivant les futures décisions de notre Ministère concernant une possible généralisation d'un enseignement d'ISN au lycée d'ici quelques années, et en adéquation avec les prérequis qui seront dans ce cadre attendus en seconde, les concepts d'algorithme et de programmation informatique devront être développés à travers nos enseignements de Technologie.

Ainsi que nos propositions :

  • Réintroduire dans les cours de Technologie un réel enseignement de l'utilisation des outils informatiques sur la base des contenus qui étaient incorporés dans nos programmes de 1996 à 2006. Ceux-ci doivent bien sûr être revus en adéquation avec les avancées technologiques dans le domaine du numérique (tablette, smartphone, Cloud, ENT, etc.), les nouveaux modes d'utilisation (OS par applications type Androïd, wifi, etc.) et le développement du numérique dans les procédés industriels (CFAO, imprimante 3D, etc.).
  • Intégrer à nos programmes une initiation aux concepts inhérents à la programmation informatique.
  • Définir un plan national contraignant pour les collectivités locales, définissant et assurant un taux d'équipement informatique minimal dans les collèges, sa maintenance ainsi que son renouvellement ;
  • Définir des directives claires concernant l'équipement informatique minimal attendu dans une salle de Technologie et la réintroduction d'un apprentissage en groupes à effectifs réduits sur chaque niveau dans nos enseignements. Seule cette condition pourra assurer aux élèves des temps où ils pourront seuls se former à l'utilisation de ces outils numériques et apprendre réellement à maîtriser les logiciels.
  • Mettre en place une formation de présentation des finalités et des contenus de ce nouvel enseignement d'informatique au niveau national pour les professeurs de Technologie. Dans le cas où les concepts d'algorithme et de langage de programmation y seraient développés, une formation bien plus conséquente est à prévoir, en plus des formations spécifiques disponibles au PAF.
  • Donner la possibilité aux professeurs de Technologie de suivre la formation qualifiante proposée pour l'enseignement de l'option ISN en lycée. N'ayant toujours aucune solution d'évolution de carrière dans le cadre du système actuel, cette opportunité permettrait déjà, pour ceux qui le souhaiteraient, de pouvoir enseigner cette nouvelle discipline au lycée.
  • Continuer à promouvoir la formation aux usages des TIC dans les autres disciplines, afin de compléter, consolider les enseignements dispensés en cours de Technologie.

1Résultats consultation programmes : 7 Quels contenus pour de futurs programmes ? : http://www.pagestec.org/web2001/article.php?sid=1391

Benjamin LARCHER
#628, le 05/02/2015 - 15:19

Fournir du matériel informatique à bas coûts sous Linux et Logiciels Libres

Il existe de nombreuses structures de récupération de matériel informatique proposant du matériel à bas coûts.

Celui-ci provient d'entreprises, d'institutions et de particuliers. Un programme français (ordi 2.0) promeut par ailleurs cette pratique.

L'utilisation de ce réseau permettrait d'équiper des écoles n'ayant que peu de moyen et devrait être privilégier.

Les avantages seraient divers :

-Réduction des coûts de matériel informatique (d'environ 90%)

-Aucun coût de licence (car on peut privilégier Linux et les Logiciels Libres qui sont très accessibles)

-Sécurité augmentée (contre les spywares, malwares, virus...)

-Matériel homogène (Les ordinateurs étant donnés par lots)

-Réduction de l'impact environnemental

-Matériel performant (Les dual core avec 2 Go de RAM sont fréquents, sans compter les 2 Go virtuels à l'installation de Linux)

-Système d'exploitation plus léger et donc, des ordinateurs qui sont performants plus longtemps

Les administrations privilégient de plus en plus Linux et les Logiciels Libres, pourquoi pas les écoles à travers du matériel reconditionné ?

Direction du numérique pour l’éducation  Compte vérifié
#4, le 17/01/2015 - 10:17

Réduire les inégalités en donnant la possibilité aux élèves de bénéficier d’un enseignement différencié

L’École a pour mission de faire réussir tous les élèvesPour ce qui est de l’équité scolaire, la France figure dans les derniers rangs des pays de l’OCDE (PISA 2012). Aujourd'hui, afin de favoriser l’égalité d'accès aux compétences et aux savoirs, l’École doit s'efforcer de mieux tenir compte des particularités de chaque élève, qu’elles relèvent de son niveau scolaire, qu'elles soient culturelles, cognitives sociales ou territoriales

Si la différenciation pédagogique n’est pas nouvelle, elle demeure une pratique assez peu répandue du fait de la complexité de sa mise en œuvre. L’usage des outils et services numériques peut y aider. En équipant les élèves d’appareils numériques mobiles (ordinateurs portables, tablettes, etc. inutile de spécifier, enlever la parenthèse), en mettant à leur disposition des ressources numériques adaptées aux besoins de chacun, l’enseignant peut plus facilement personnaliser les apprentissages et varier les activités. 

CBoureau
#232, le 22/01/2015 - 18:34

Gestion des établissements scolaires : création d'inégalité d'apprentissage

Qui dit numérique, dit "outils", donc "dépenses" en investissement matériel. Nous pourrons nous questionner, apporter des solutions, le financement restera toujours un problème. Il y a un grand écart entre les dotations du 1er degré (géré par les communes) et le 2nd degré (géré par le département et la région). Dans le 29, les collèges montent des projets pédagogiques pour obtenir du matériel numérique. Dans le 1er degré, tout dépend du bon vouloir de la commune. Des communes riches équiperont toutes leurs écoles en TNI, tablettes,…Mais qu’en est-il des petites communes au budget serré. Ceci est un constat. Pourquoi séparer la gestion financière des écoles, des collèges et des lycées ? Cette gestion crée une inégalité d’apprentissage.

Michel Guillou
#8, le 19/01/2015 - 01:07

Il est de la mission régalienne de l'état de tout mettre en oeuvre pour que chaque enfant et chaque adulte puisse exercer sa citoyenneté numérique

En confiant, dans le domaine du numérique éducatif, un certain nombre de missions et de compétences aux collectivités territoriales décentralisées, l’État a contribué de fait à ajouter de l’inégalité à l’inégalité. Il est de sa mission régalienne que de tout mettre en œuvre pour que chaque élève, chaque étudiant, chaque citoyen puisse accéder aux moyens techniques, sociaux et intellectuels permettant de mettre en œuvre sa citoyenneté numérique.

Outre l’effort qu’il porte à sa stratégie numérique pour l’école, l’État doit renforcer les dispositifs d’accompagnement numérique du citoyen dans les quartiers, les villages et les villes.

bNach
#135, le 21/01/2015 - 16:58

Apprendre à chercher

Il y a un changement majeur avec le numérique, c'est que l'information et le savoir sont accessibles à tous.

La mission de l'école ne devrait plus être seulement "d'enseigner des choses" mais aussi "d'enseigner à chercher des choses". Savoir se servir d'un moteur de recherche, juger de la pertinance des résultats puis affiner jusqu'à trouver exactement ce que l'on cherche n'est pas quelque chose d'instinctif.

Avec un modem 56K je peux consulter Wikipedia ou télécharger un cour du MIT gratuitement.

Nicolas Rismann
#82, le 21/01/2015 - 09:33

harmoniser l'équipement dans le primaire et le secondaire, développer rapidement partout le très haut débit

Les plans informatiques concernent essentiellment les collèges et les lycées. Les écoles ont beaucoup de mal à suivre pour s'équiper, entretenir les matériels. Les enseignants fournissent encore trop souvent sur leurs deniers scanner, netbook. Il serait souhaitable qu'un fond de péréquation soit mis en place pour permettre à toutes les écoles d'avoir un égal accès aux nouvelles technologie. Les communes devraient pouvoir recevoir des subventions de l'Etat pour permettre l'équipement des écoles.

Les départements ruraux sont encore loin d'avoir partout le haut débit .... alors le très haut débit n'en parlont pas. Comment permettre  l'accès à des ENT dans le rural si les élèves sont encore en 56k sur leur modem ?

Les objectifs proposés sont intéressants mais reposent, selon moi, essentiellement sur une vision urbaine de l'accès aux nouvelles technologies et ne visent pour l'instant en moyens financiers et matériels surtout que le second degré.  Ne risque t-on pas de créer de nouvelles inégalités entre l'urbain et le rural, entre le primaire et le secondaire?

Hervé Lalimace
#38, le 20/01/2015 - 19:31

Créer une "licence globale" enseignant/élève permettant l'accès, numériquement, à des oeuvres du patrimoine universel.

Les offres commencent à arriver au compte goutte, mais il faut encore trop aller à la pêche aux informations.

Pourquoi ne pas avoir dans chaque groupe scolaire un serveur avec des films des musique, etc. Que chaque élève pourra consulter dans un cadre pédagogique ou de "culture humaniste"?
 

mle-baleur
#35, le 20/01/2015 - 18:41

Eduquer avant tout

Aujourd'hui, tous les foyers, quelque soit leur niveau social, ont accès au numérique : internet, tablette, PC, ... Mais tous n'ont pas le même accompagnement. Libre accès sur tablette personnelle contre ordinateur familiale avec contrôle parental ; jeux, réseaux sociaux, streaming, youtube, ... ou applications éducatives, wikipédia, écrits collaboratifs, ressources institutionnelles ... La réelle inégalité n'est plus dans l'équipement des familles mais dans son utilisation.

L'enjeux actuel n'est plus d'apprendre à utiliser un outil que les élèves maîtrisent parfois mieux que les enseignants, mais de connaître son potentiel éducatif. Il y a peu, il fallait éduquer au médias, ils nous faut maintenant éduquer au numérique.

 Le Domaine 2 : adopter une attitude responsable devrait être l'axe central du B2i.

Yahn LE PRETTRE
#335, le 24/01/2015 - 11:53

Réduire les inégalités demande de repenser à la base le problème

L'enseignement doit se doter, pour efficacement réduire la fracture numérique, de moyens à la hauteur des enjeux. Enseignant dans un établissement proposant des formations par alternance, j'utilise pour mes cours (de mathématiques notament) le support informatique. Je me retrouve en face de 3 problèmes récurents :

  1. L'absence d'accès à internet dans certaines familles, ou dans certaines zones rurales
  2. L'absence de matériel informatique dans le foyer ou à proximité.
  3. L'incompatibilité (parfois par manque de connaissances) du matériel ou des logiciels.

Pour répondre à ces 3 problèmes, il faut repenser à la base l'utilisation des technologies de l'information et de la communication.

1- l'absence d'accès à internet dans certaines familles, ou dans certaines zones rurales

Le maillage du territoire n'est objectivement pas équitable. Les fournisseurs d'accès ne jouent pas le jeu en zone rurale et les offres peinent à arriver dans les zones non considérées économiquement viables par les opérateurs actuels. L'enseignement ne doit pas dépendre de ces opérateurs. Il faut proposer un réseau de télécommunication éducatif à l'ensemble du territoire. On peut s'appuyer sur les réseaux 3G/4G existants peut être mais pourquoi ne pas développer un réseau à l'image de SYRACUSE ou RITA dans la défense? Ce réseau sera sécurisé et devra permettre un accès à internet.

Chaque établissement, où qu'il soit, doit pouvoir être connecté à un réseau fibre optique permettant des débits  de qualité.

2- l'absence de matériel informatique dans le foyer ou à proximité.

Le département des Landes où je réside, propose à chaque collégien un ordinateur portable. Il faut étendre ce principe à chaque jeune scolarisé. Le matériel doit être simple. Pourquoi ne pas s'appuyer sur des constructeurs français comme Archos pour concevoir une tablette (ou hybride) scolaire? Cette tablette, pour répondre aux enjeux, pourra être bi-système d'exploitation (Android et Linux). Elle doit permettre l'utilisation d'un stylet à différences de pression. En plus des caractéristiques classiques d'une tablette, pourquoi ne pas doter celles ci de fonctions permettant de la transformer en interface d'acquisition de données pour un usage en Sciences. De même, la tablette doit être en mesure de proposer la possibilité d'un accès en videoconférence. Une offre logicielle adaptée doit être accessible via une marketplace (comme google play ou windows store). Chaque tablette doit pouvoir en natif accéder au réseau avancé au premier point.

3- L'incompatibilité (parfois par manque de connaissances) du matériel.

Une fois les points 1 et 2 atteints, il de doit plus y avoir de problème de compatibilité si le système reste suffisament ouvert à la communauté du logiciel et du matériel libre.

 

College Diderot
#86, le 21/01/2015 - 09:48

Le numérique, seul moyen de lutter contre les inégalités ?

Dans un rapport de diagnostic de juillet 2013, il est écrit que "Le système français est fortement inégalitaire et ces écarts liés au milieu social se sont creusés ces dernières années. Il est, en particulier, défavorable aux enfants d’ouvriers et d’inactifs. L'influence de l’origine sociale dans l'éducation est particulièrement forte en France estime l'OCDE. Sur 34 pays, elle n'est plus forte en 2011 que dans un seul pays (la Nouvelle Zélande)"

Il avait décidé de réformer la carte de l'éducation prioritaire pour mieux coller à la réalité des établissements et qu'elle soit plus juste.

Le choix des établissements qui restaient, entraient ou sortaient de l'éducation prioritaire a été fait par les recteurs dans chaque académie sur la base d'une enveloppe attribuée par le ministère et d'un indicateur social, avec un arbitrage final de la ministre. Dans notre académie, il a été choisi de sur doter le département du 13 en établissement prioritaire (75% des établissement en éducation prioritaire contre seulement 67% des élèves scolarisés), alors même que ce département est plus riche que le notre.

Ceci conduit à un constat surprenant : il y a 5 établissements de ce département du 13 qui, sur la base des critères choisis par l'administration elle-même sont plus « favorisés », et qui entrent ou restent dans le dispositif de l’éducation prioritaire alors que notre collège n’en fait plus partie, notre tableau est ici http://goo.gl/2X2rxi

Le numérique est-il donc le seul moyen de lutter contre les inégalités ? Un classement en éducation prioritaire our un établissement qui est dans les critères ne peut-il pas aider à réduire les inégalités ? Y aura t'il une instance indépendante qui sera chargée de vérifier et de contrôler la mise à disposition des moyens informatiques aux établissements de façon juste en tenant compte de critères objectifs  ?

sophie
#438, le 28/01/2015 - 10:24

Et le handicap dans tout cela? Des idées pour leur réussite...

Je suis étonnée que dans ce thème, il ne soit pas mentionné la corrélation entre le numérique et les enfants "dys". Il serait judicieux de proposer davantage d'ordinateurs à des enfants ne pouvant pas trouver un moyen de communiquer leurs compétences autrement que par un ordinateur. J'ai vu maintenant, au bout d'un temps certain d'enseignement des enfants souffrants, déboutés du système scolaire parce qu'ils n'ont pas d'AVS, d'ordinateurs pour travailler quotidiennement. Je souligne aussi que le temps entre la mise en place d'un dossier MDPH et les premières décisions, il se passe une année de souffrance pour l'enfant, qui est souvent incomprise par ses enseignants, ses "copains" de classe,puis encore un temps fort long pour qu'il soit nommé une avs, parfois il n'y en a pas (j'ai le cas dans mon établissement) et l'octroi d'un ordinateur. Mais alors comment apprendre à l'enfant à utiliser l'outil? Et on continue à démotiver l'enfant... Des idées? Pourquoi ne pas répertorier ces enfants dys et les suivre réellement avant qu'ils arrivent sur le marché du travail sans qualification ou si peu? Certains chercheurs n'ont pas assez d'enfants pour faire évoluer leurs recherches parce qu'ils ne savent pas où les trouver... Pourquoi ne pas faire des liens entre l'INSERM, l'Education nationale, le CNDP, les médecins des inspections pédagogiques.

Pourquoi ne pas demander aux firms informatiques de céder les ordinateurs portables dont les consultants sont dotés tous les deux ans contre une aide étatique handicap en déduction d'impôts ou une diminution du nombre d'handicapés dans l'entreprise (j( n'ai pas dit annulation attention). Cette idée semble être abandonnées...

Pourquoi ne pas faire des annales handicapés qui pourraientt être utilisées par les enseignants, et les parents, mises en ligne sur Eduscol?Pourquoi ne pas faire une charte précise transmise aux parents et aux enseignants sur l'utilsation de l'informatique aux examens? Les informations sont difficiles à s'appropriées. Pourquoi ne pas faire des claviers numériques pour écrire un cours de math, même les enseignants trouvent que c'est fastidieux de réécrire un cours de math pour le diffuser sur un tni ou en ligne? Il est fondamental aussi de ne pas faire tout notre enseignement sur le visuel et de négliger les autres sens. Certains enfants sont auditifs et le numérique est là pour les aider à progresser. Pourquoi ne pas avoir un support auditif sur les manuels accessibles à tous. Ce temps qui passe alors qu'on estime qu'il y a un enfant par classe dans ce cas....

Association Perdons pas le Fil
#1105, le 08/03/2015 - 22:22

Développer le Numérique dans le Respect du droit à l'accessibilité pour les personnes handicapées Electro-Hyper-Sensibles

Lorsqu'on parle de plus de numérique à l'école pour réduire les inégalités et garantir l' ''accès de tous les élèves [...] à des informations variées et des ressources de qualité'' nous ne pouvons qu'applaudir des deux mains.

Mais concrètement qu'est ce que cela implique en terme d'accessibilité et en terme de respect des droits des personnes handicapées électro-hyper-sensibles (EHS) ?

En effet, il existe des personnes handicapées gravement intolérantes aux ondes électromagnétiques et particulièrement à celles des réseaux sans fil de type wifi, et internet sans fil.

De plus en plus d'enfants sont également touchés par ce handicap.

 

Notre association a pour but de garantir leur droit à l'accessibilité, en tant que personnes handicapées:

- à travers le développement des technologies de l'information et de la communication en mode filaire et non en sans fil

- grâce à des objets numériques de conception universelle adaptés aux personnes handicapées électro-hyper-sensibles (au regard de la convention relative aux droits des personnes handicapées), permettant une connexion en filaire à internet et sans aucune émission sans fil.

 

L'école de la République se doit donc aussi à travers son développement de la technologie et du numérique de tenir compte de ces aspects du handicap et de l'accessibilité, pour permettre à tous les enfants, EHS ou non, de pouvoir suivre les activités avec support numérique et les cours grâce à un mode de connexion à internet en filaire (câblage des établissements et raccord au réseau des ordinateurs ou tablettes en filaire, de type  RJ45).

L'adoption de réseaux wifi (avec bornes sans fil) dans les établissements scolaires ne peut convenir ni au principe d'égalité républicain, ni aux exigences liées à l'accessibilité, car elle exclut de fait les enfants handicapés EHS de l'école de la République.

Il y a donc un véritable défi à relever pour le développement du numérique à l'école. Pour qu'il soit vraiment par ses modes, ses usages et ses réseaux compatible avec l’accès de tous à l'utilisation de cet outil numérique.

Nous serons particulièrement attentifs à ce que les conditions techniques de développement des réseaux internet, à l'intérieur des établissements, prennent en compte le droit à l'accessibilité pour les personnes handicapées électro-hyper-sensibles.

La seule condition non discriminatoire qui permette de relever ce ''défi'', c'est le 100% filaire pour les réseaux internet et le 100% filaire pour les usages avec ordinateur ou tablette. L'accessibilité a un coût, mais c'est celui qui garantit l'égalité Républicaine.

Le 100% filaire, pour les accès à internet et ses usages en milieu scolaire c'est la condition pour que le numérique contribue à une vraie réduction des inégalités à l'intérieur de l'école de la République et respecte les droits des personnes handicapées, ainsi que les recommandations de la convention relative aux droits des personnes handicapées.

Lé réduction des inégalités par le numérique à l'école ne doit pas oublier les personnes EHS sur le bord du chemin.

 

 

 

 

Pascal PLANTARD
#798, le 11/02/2015 - 21:26

Inégalités éducatives et usages du numérique : que dit la recherche ?

Au sein du GIS M@rsouin et du CREAD, mon équipe mène des travaux de recherche sur les questions d'E-éducation et d'E-inclusion depuis 1997 en Bretagne (et moi depuis 1986). Voilà quelques réflexions issues de ces recherches de terrain.

A partir de l’ANR INEDUC :

Forte corrélation entre parcours scolaires, numériques et de loisirs.

Usages des ados contrastés socialement mais aussi en fonction des territoires sur 3  critères :

  • offre socio-technique (THD…)
  • socialisation secondaire (par les pairs)
  • socialisation parentale (voir article pour les Cahiers Péda).

Sur-stigmatisation des familles populaires avec des pratiques numériques consuméristes (TV, jeux, internet…) => aliénation VS éducation.

A partir de la recherche sur Collèges connectés :

Travail sur les SEGPA est en plein développement (St Brieuc, Brest, Lorient et Vannes)

Réelles compétences et appétences des jeunes par rapport au numérique

Avec la question de la « légitimité » à transposer ces compétences sur les plans scolaires et professionnels (poursuite dans ANR Capacity avec les Fab Lab dans les quartiers).

La réduction des inégalités est territoriale.

Sur travaux de recjerche sur l’E-inclusion :

Recherche sur les jeunes SDF de Rennes :

1 – Distinction

2 – 3 tribus (clochards, zonards, galériens)

Inquiétude sur les galériens : plus jeunes, violents, décrocheurs socio-scolaires, usages très limités, desocialisation extrême, démission parentale… Raccrochage numérique ?

Recherche sur les jeunes en situation de handicap mental de Bretagne :

1 – Pouvoir de dévoilement

2 – Effet « tablette »

3 – Ré-agencement des institutions et des professionnels

4 – Ré-agencement parental

Recherche sur les migrants primo-arrivants à Lorient :

1 – Pouvoir de dévoilement = apprivoisement + acculturation

2 – Pouvoir de lien : réseau de solidarité

 

Propositions :

Travailler le Pharmakon ;-)

Questionner la notion de « fracture numérique » (voir : Plantard, P. (2011). [dir.], Pour en finir avec la fracture numérique. Limoges : Fyp.)

1 - Transformer les représentations stigmatisantes des familles « pauvres » qu’ont les autres adultes à partir de la transformation des représentations du Numérique.

Mettre en place des projets éducatifs numériques qui permettent la continuïté entre les familles et l’école.

Sur l’Ex classique du voyage scolaire suivi sur les RSN => pensez à l’accompagnement des familles en difficulté socio-numérique par des « médiateurs » numériques.

2 – Mobiliser les territoires avec une approche systèmique et coopérative :

Arréter de considérer :

  • l’éducation populaire comme supplétive
  • l’éducation spécialisée et le travail social comme concurrents
  • le politique local comme un embarras mais comme un atout.

Avant de penser « association agréée par l’éducation nationale », penser territoire apprennant, ville éducative… (ce qui n’empêche pas la démarche d’agrément) sur des projet de dynamisation éducative des territoires par le numérique. Dans les autres domaines (Ex : French Tech), le numérique devient le catalyseur des dynamiques de territoires… que l’éducation suive le mouvement en termes d’innovations sociales et éducatives pour lutter contre les inégalités.

Ex : les cartes subjectives dans les quartiers populaires.

Formation des enseignants :

En orientant les projets numériques vers la lutte contre la pauvreté et les inégalités, ont re-légitime cette fonction de l’école républicaine au détriment du processus de reproduction sociale. Cela peut fonctionner comme un « booster » politique au niveau national mais surtout sur les territoires.

Formation initiale : encourager les projets pédagogiques numériques ayant un objectif social (voir humanitaire) en réseau des étudiants des ESPE (Pourquoi pas un concours de type « solidarités numériques » dans l’éducation – On aurait le soutien de la DUI, de l’Agence du Numérique et des nombreuses Fondations ;-).

Formation continue : hybrider des formations sur ce thème avec un suivi en ligne de type Prof Lab ou Analyses des pratiques pédagogiques. Importance de la recherche-action.

Formation des cadres : SHS et pilotage de projet +++

Question de l’intégration de l’éducation aux médias et aux cultures numériques dans l’enseignement morale et civique.

Jérôme G.
#488, le 30/01/2015 - 07:21

Ouvrir l'école en dehors du temps scolaire :

Puisque maintenant la fracture numérique est identifiée au niveau de la culture numérique plus que celui du matériel ou de la connexion Internet, pourquoi ne pas ouvrir une classe le soir ou le samedi après-midi pour dispenser un parcours de formation d’initiation et de perfectionnement à l’informatique, au multimédia et aux médias sociaux pour les élèves qui en ressentiront le besoin ?

Ce parcours personnalisé de type « passeport numérique » pourrait être délivré par un enseignant, un formateur ou un animateur.

Alain DEVALPO
#883, le 16/02/2015 - 15:20

Ville ou campagne, plus d'inégalité territoriale pour une éducation sans frontières

Le numérique pour permettre une ouverture au monde à des classes géographiquement  isolées, notre association qui réunit enseignants, journalistes et concepteurs du web y croit, car il permet des projets innovants comme Globe Reporters qui propose une correspondance numérique entre jeunes et journalistes.

C’est par exemple des élèves de CM1/CM2 du village de Gévezé en Bretagne qui dialoguent avec des élèves de Bucarest, en Roumanie.

Ou ceux d’un autre village breton qui découvrent que les jeunes de leur âge auront bientôt des tablettes fournies par le gouvernement roumain dans le village de Transylvanie de Bistrita.

C’est encore l’enquête Djerba bombée de collégiens de l’Île de la Réunion qui enquêtent en Tunisie, sur l’Île de Djerba.

Je laisse un enseignant d’une école rurale qui participe à Globe Reporters conclure : « C'est un peu le branle-bas de combat à Gévezé. Les élèves découvrent les articles des autres élèves et plein de choses les intéressent. »

Le numérique, une aventure pédagogique

Une fenêtre sur les cultures de la francophonie

Des élèves acteurs de leur formation

@nnie
#727, le 08/02/2015 - 12:06

La solitude de la différence

Quelle pratique dévelloper avec les élèves en situation de grande difficulté scolaire?

Les TICE peuvent réunir les élèves autour d'une collaboration. Les élèves en situation de handicap, en diffiucltés sont souvent seuls et souffrent d'une insuffisance d'intégration dans le groupe classe.En laissant un élève seul devant un écran le risque est de reproduire ses difficultés en les amplifiant. d'où l'intérêt d'utiliser l numérique pour rassembler , creer des coopérations et des collaborations. J'opte pour un écran avec deux, voir trois élèves autour. Partager un écran contribue au vivre ensemble, la co-écriture est le fruit d'une participation commune qui permet de lisser les difficultés de chacun. Mais le numérique ne fait pas tout....Le rôle fédérateur, et médiateur de l'enseignant demeure essentiel pour creer une dynamique positive de travail.

Deux questions se posent alors:

Quels intérêt d'équiper une salle informatique de 18 postes (1 poste par élève pour une demi classe dans une salle avec une capa d'acceuil de 18 palces?) Dans un EPLE quel indicateur pour mesurer le taux d'équipement nécéssaire, 1ordinateur pour combien d'élèves?

Quelle évolution pour le métier d'enseignant , est il toujours un dispensateur du savoir ou un médiateur capable de susciter un questionnement pour en faciliter l'appropriation?

MD
#599, le 04/02/2015 - 00:15

"il apparaît maintenant que ce sont les différences en termes de culture numérique et d’usages qui sont plus importantes."

Cette phrase résume tout à mon sens. Il y a 30 ans on aurait pu lire : "il apparait maintenant que ce sont les différences en termes de culture qui sont les plus importantes." Aussi, j'ai le sentiment le numérique ne sera malheureusement pas la solution. Les différences dont on parle, elles sont dues dans un premier temps à l'environnement familial de l'enfant, mais dans un temps que je ne peux qualifier de second car les enfants y passent plus de la moitié de leur journée, ce manque de culture est dû à l'ECOLE. 

Je suis maman de 3 enfants scolarisés dans une école primaire publique et ce que je vois dans les cahiers de mes enfants, ce qu'ils me racontent, me fait bondir. La culture du numérique c'est bien, mais la culture tout court, celle que j'ai eu plaisir à acquérir en ouvrant un manuel scolaire bien fait, imagé, ludique, expliqué simplement et justement par un enseignant concerné ou encore en regardant une carte de géographie/d'histoire affichée au tableau illustrant parfaitement une leçon qui du coup était quasiment acquise, ou encore une expérience faite en cours. Et là on me parle de numérique? 

L'application du numérique est apparemment très utile pour les enfants en difficulté comme les dyslexiques, des parents de mon entourage me l'on confirmé. Et pour les autres? Excusez-moi du peu, mais j'ai bien l'impression qu'on ne va pas tarder de demander à un enfant de CP d'apprendre à lire seul en regardant un écran bleu dont on ne commence qu'à découvrir les méfaits sur le cerveau humain! Jusqu'à quel stade de démission l'Education Nationale compte-t-elle aller? Je suis sidérée! Attention, je ne parle pas là des enseignants, mais de cette Institution qui nous pond des manuels débilisants, des programmes qui reculent : quand je regarde ce qu'apprend mon ainée en CM, c'est ce que j'apprenais en CE (j'exclue l'anglais bien sûr). A moins que nos enfants soient plus bêtes que nous étions...Comment parler de réduction des inégalités dans ce cas : un enfant déjà sur la touche avec le système actuel pourrait-il s'en sortir seul parce qu'il aura un écran? Et si cet enfant n'arrive pas à trouver de l'intérêt à l'école telle qu'elle est actuellement, ce n'est pas parce qu'il aura un écran demain qu'il aura tout à coup envie d'apprendre ce qui l'indiffère aujourd'hui. La vraie question qu’il faudrait se poser, c’est plutôt pourquoi cet enfant ne s’intéresse pas ? Jérôme G. dit " il n’y a pas toujours hélas, un enseignant ou un adulte disponible pour leur accorder l’attention dont ils auraient besoin". Le rôle de l'école n'est-il pas justement celui-là? Cette institution n'a-t-elle-pas été créée pour justement pallier au manque d'attention familial (quand il existe) et de cette manière remettre en selle les enfants en difficulté? 

Il est quasiment certain que dans leur vie professionnelle future, nos enfants seront constamment devant un écran, mais la base de la communication c'est  tout de même la parole. Comment des enfants qui "écriront" sur un écran qui corrigera pour eux toutes les fautes de grammaire, de syntaxe, d'orthographe apprendront à s'exprimer dans un français correct et par voie de conséquence à l'écrire juste sans aide numérique? 

L'apprentissage de notre langue est complexe, il faut souvent expliquer, réexpliquer, illustrer pour que les enfants en intègrent les tournures, règles, etc...Pour ma part, quitte à me faire taxer de rétrograde (mais rétrograde travaillant en CAO/DAO), un ordinateur ne peut remplacer l'humain ou alors il faudra s'habituer à lire ce que peuvent écrire nos écoliers et entendre le langage qui en découlera.

Jérôme G.
#538, le 01/02/2015 - 19:38

La première brique…

Par peur d’être mal jugés, les élèves qui présentent certains manques dans leur parcours scolaire n‘osent plus poser de question sur les sujets qui leur font défauts. Alors que de leur apporter une ou des réponses serait vital pour les aider à continuer d’avancer sans que ces lacunes persistent à aggraver leur situation d’apprentissage en prenant de l’ampleur dans le temps. Ce qui n’a pas été acquis au moment déterminé et souvent perdu par la suite.

Et, il n’y a pas toujours hélas, un enseignant ou un adulte disponible pour leur accorder l’attention dont ils auraient besoin. En classe, les professeurs sont confrontés aux limites de la personnalisation et ne peuvent dispenser un cours particulier à chaque élève. Les cours de soutien en petit groupe seraient sans doute une très bonne solution mais…

Si rien ne vaut la relation avec un « vrai » professeur, on peut se demander aussi, comment au-delà de la fracture numérique, les T.I.C. peuvent aider les élèves en difficultés scolaires, à limiter et réduire l’écart entre ce qu’ils devraient savoir et ce qu’ils savent réellement ?

Sans être la solution miracle, on pourrait mettre à leur disposition des outils pour leur proposer un parcours de formation complémentaire (non de substitution), pour leur permettre de « réacquérir » certaines bases indispensables dans la construction de leur apprentissage. L’objectif étant de consolider le socle des fondamentaux. Pour cela, il faudrait dans une première phase définir et établir la liste des Savoirs essentiels, notions élémentaires, méthodes de travail, le « minimum » à connaitre absolument en sortie de collège.

Le contenu de ce dispositif pourrait être élaboré par les enseignants qui souhaitent y collaborer via un site internet participatif.

En les résumant de manière claire et concise pour en faciliter la lecture et la mémorisation (sous forme de fiches pédagogiques par exemple et avec des supports multimédias), on pourrait dans une deuxième phase, élaborer un dispositif de formation en ligne où les élèves choisiraient suivant leurs besoins, les points à se réapproprier qu’ils n’ont pas ou peu acquis dans une collection de modules. Ces derniers constitueraient la base de connaissance initiale du dispositif à laquelle s’ajouterait des tests d’auto-évaluation (quizz, jeux et autres) pour vérifier l’acquisition des connaissances/compétences et proposer des pistes d’amélioration le cas échéant, un site de type Questions-Réponses pour déverrouiller rapidement les situations de blocage.  Et pour palier au principal frein des formations en ligne qui est celui de se retrouver seul face à soi-même, un service de tutorat en ligne pour accompagner les élèves qui en feraient la demande. A l’image du CNED, ce service pourrait être organisé avec des professeurs désireux d’exercer en télétravail.

Par ailleurs, ce dispositif pourrait être utile aussi à tous les élèves et également aux parents qui souhaiteraient réviser leurs connaissances.  

En résumé, ce dispositif serait constitué des outils suivants :

  • Une base de connaissance.
  • Des tests d’auto-évaluation
  • Un site de Questions-Réponses
  • Un service de tutorat en ligne.

 

Association des Maires Ruraux de France
#1117, le 09/03/2015 - 14:33

Pour l'égalité des chances, il faut poursuivre et renforcer la lutte contre la fracture - 8 propositions concrètes des maires ruraux

Contribution de l’AMRF à la Concertation nationale sur le numérique pour l’éducation:

Pour l'égalité des chances, il faut poursuivre et renforcer la lutte contre la fracture

 

Lyon, 9 mars 2013

Les enjeux du déploiement du numérique à l'école et ceux de l'émergence de nouvelles approches pédagogiques sont essentiels. Améliorer la réussite scolaire est le défi commun à tous pour l’école républicaine et de l'égalité des chances. L’impératif est encore plus fort dans les territoires ruraux.  Les maires ruraux et la population de leur villages sont confrontés à la fracture qui va de pair avec toute innovation majeure - un changement profond que la société peine à qualifier : mutation, révolution, changement de paradigme ou encore, dernier terme à la mode venu d'outre-Atlantique : "disruption".

L'équilibre précaire de l'école républicaine et de son principe d’égalité dans les territoires ruraux est mis à mal par l'arrivée du numérique.

Les effets du numérique sur une évolution de la pédagogie et les apprentissages tardent à se manifester et que l'appropriation du numérique par les enseignants reste limitée. Les communes, chargées de la première marche du parcours scolaire avec l'école élémentaire, sont sommées par les pouvoirs publics et les parents d'équiper les écoles avec le matériel nécessaire et de fournir aux élèves et enseignants un accès à Internet à très haut débit. Un budget qui va au-delà du seul achat de matériel, puisqu’il faut  y adjoindre le coût de maintenance et de son renouvellement prochain en raison de l’obsolescence rapide dans ce domaine.

Une dépense sans rapport avec les crayons et les gommes d'antan, dans un contexte budgétaire particulièrement contraint: hausse des dépenses de la commune pour l'école pour la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et baisse des recettes en raison de la réduction drastique des dotations de l'Etat, alors que la dotation par habitant des communes rurales était déjà 50% inférieure à la dotation reçue par les villes…

Seule association d'élus sollicitée par le ministère de l'Education nationale en 2009 pour porter conjointement le plan Ecoles Numériques Rurales (1), l 'AMRF a fait très vite la preuve de son engagement pour l'égalité des chances. Cette implication dans la réussite du plan ENR était le fruit de la certitude du potentiel du numérique pour le renouveau de l’école en vue d'une plus grande réussite des enfants. Cette conviction n’a pas été contrebalancée par la menace d’une fracture majeure. Un pari risqué. Perdu d’avance ?

La contribution de l'AMRF s'inscrit dans ce contexte, renforcé par l'attachement profond des maires ruraux aux services publics que l'on voit trop souvent quitter les campagnes dans un phénomène d'exode rural rétrograde alors que les territoires ruraux accueillent chaque année de plus en plus d'habitants.

La loi du 8 juillet 2013 pour la refondation de l’École de la République a instauré un Service public du numérique éducatif.  Une décision sage et juste dans l’intérêt de tous les élèves du pays. L’AMRF profite de cette concertation nationale pour formuler huit propositions pour favoriser la mise en œuvre de ce nouveau service public.

(1) salué dans le rapport de l'inspection générale du ministère de l’Education nationale « Le plan École numérique rurale » (juin 2011)

 

Les 8 propositions concrètes des maires ruraux

  1. Réviser la répartition du financement des équipements de l'école numérique entre ministère et commune ;
     
  2. Obtenir de l'Etat une liste d'équipements constituant l'école numérique rurale "minimum" indispensable pour assurer l'égalité des chances entre tous les élèves de l'école élémentaire ;
     
  3. Inclure les communes situées en « zones conventionnelles » (ex-« zones AMII ») dans le programme Ecoles connectées pour qu’elles puissent bénéficier de la subvention d’équipement en accès au très haut débit par voie hertzienne sans délai supplémentaire ;
     
  4. Etudier de manière approfondie la pertinence du recyclage d’équipements récents (issus d’entreprises ou d’administrations renouvelant leur parc informatique) pour un usage scolaire ;
     
  5. Statuer sur la pertinence du principe du "client léger" dans le cadre de l’école ;
     
  6. Mutualiser la maintenance des équipements dans un syndicat départemental ou régional ;
     
  7. Nommer dans chaque école un enseignant référent pour le numérique,  premier recours des autres enseignants, des élus et des parents ;
     
  8. Former les élus des communes rurales aux différents aspects de l’école numérique, aussi bien sur le plan des enjeux que des équipements ou des évolutions pédagogiques.

 

L'AMRF et le numérique - Un engagement fort

Depuis plus de dix ans, l'Association des Maires Ruraux de France porte l'exigence d'un aménagement numérique du territoire, avec un accès au très haut débit qui couvre bien l'ensemble de la population. De manière significative, sa récente contribution à la concertation du Conseil National du Numérique s'intitule "La Mairie numérique - Sur le chemin du numérique rural vraiment pour tous" et est assortie de 10 propositions concrètes pour développer les usages du numérique dans les communes rurales.

 

Historique :

2005

  • L'AMRF participe avec Orange au premier tome de Paroles d'élus, collection qui compte 10 tomes et a permis de recenser des initiatives de collectivités locales.
  • Partenaire depuis sa création de RuraliTIC, l'Université d'été des TIC dans le monde rural .

2009

  • Plan Ecoles Numériques Rurales : l'AMRF, seule association d'élus partenaire du ministère de l'Education nationale, participe au succès de ce plan qui permet de doter 5000 écoles communales dans un premier temps, et obtient ensuite l'équipement de 1700 écoles supplémentaires.

2010

  • Publication du guide méthodologique  « L’école numérique – Un enjeu de territoire », en partenariat avec le Réseau des Territoires innovants / Les Interconnectés
  • Lancement du service campagnol.fr, grâce auquel les communes rurales peuvent se doter d'un site web sans compétences techniques et pour un coût raisonnable. Le service obtient dès sa première année d'existence le Trophée européen de l'innovation territoriale.

2011

  • Enquête nationale menée par l'AMRF sur le développement du Très Haut débit : « Les maires ruraux impatients, responsables et ambitieux»

2011

  • Motion adoptée lors du congrès national de l'AMRF à Monts-sur-Guesnes (86) : «Le très haut débit pour tout le territoire : une grande cause nationale pour les Maires Ruraux de France »

2012

  • Le très haut débit, première priorité des 10 engagements pour la Présidentielle
  • Motion adoptée lors du congrès national de l'AMRF à Saint-Laurent (47) : « Très haut débit : priorité aux territoires ruraux »

2013

  • Connect'Ecole : Expérimentation nationale pour étudier l'accès des écoles à internet par satellite, en partenariat avec Eutelsat et Orange. Cette expérimentation préfigure le programme "Ecoles connectées" qui sera lancé quelques mois plus tard par le gouvernement
  • Siège au Conseil National du Numérique
  • Participation à la mise en place du "Comité des partenaires de l'école numérique" aux côtés des associations d'élus et avec le ministère de l'Education nationale

2014

  • Publication du guide « Le maire et l'école », dont un chapitre entier est consacré à l'école numérique

2015

  • Contribution de l'AMRF à la concertation du Conseil National du Numérique, intitulée "La Mairie numérique - Sur le chemin du numérique rural vraiment pour tous"

 

 

 

Syntec Numérique
#1113, le 09/03/2015 - 12:58

L'équipement et les outils

Discuter du numérique à l’école sans évoquer les outils à employer et déployer est une chimère. Or, nous constatons un fossé grandissant entre les usages du numérique dans le cadre familial et privé et le monde éducatif. Nous pouvons évoquer à cet égard deux outils : le logiciel et la tablette.

  • Le logiciel participe de la transformation de la pédagogie et donne une valeur aux terminaux numériques (ordinateurs, tablettes, etc). A ce titre, il est nécessaire de mettre à disposition des équipes pédagogiques et des élèves des terminaux supportant la grande majorité des formats des contenus éducatifs (manuels scolaires numériques) passés, présents et à venir.
  • Quant aux tablettes, elles permettent :
  • de faire progresser les nouvelles formes de la pédagogie notamment le travail collaboratif, nécessaire pour évoluer plus tard dans la vie professionnelle.
  • Aujourd’hui, à condition de supporter des périphériques de saisie, de produire et non plus de seulement consommer du contenu, jusqu’à des périphériques tels que des stylets.

 

L’Etat, producteur de recommandations, construites avec les parties prenantes

La compréhension de ces divers outils, de leurs intérêts et de leurs fonctionnalités, n’est pas chose aisée, compte tenu de l’offre disponible. Ainsi, nous pensons que l’Etat devrait produire des recommandations, afin de conseiller les collectivités et les équipes pédagogiques, qui restent libres de leurs choix, sur les produits et les logiciels qui s’intègrent le mieux à l’équipement généralisé et aux pratiques des familles.

Par ailleurs, nous avons salué le plan tablette annoncé par le Président de la République, nécessaire au regard des besoins de la modernisation des équipements numériques de l’Education nationale et afin d’accélérer la transformation de la pédagogie et son adaptation aux nouveaux savoirs. Afin de ne pas freiner les projets en cours d’équipement par les collectivités, un tel plan pourrait préconiser des spécifications techniques et abonder les projets des acheteurs publics en fonction des besoins : soit participation à l’achat de la tablette, soit subvention aux services (maintenance, gestion des parcs, etc) soit subvention à l’acquisition des manuels numériques.

En effet, un plan tablette « sec » ne sert pas à grand-chose et sa pérennité n’est pas assurée s’il  n’est pas accompagné de l’infrastructure qui va avec ; notamment la capacité d’administrer et de télédistribuer les contenus, les logiciels, les systèmes d’exploitation. Ces services dépendent aussi de l’infrastructure réseaux des établissements (s’il y a du THD ou non par exemple).

Enfin, l’Etat devra s’engager à soutenir la filière de l’édition des manuels scolaires afin d’étendre l’offre des contenus enrichis à disposition des enseignants.

bonob0h
#999, le 02/03/2015 - 09:47

Elliot dans le Web3D++

Imaginez

Elliot collégien rencontre le Web3D++

Par le hasard d’échanges sur des réseaux sociaux Elliot, un adolescent de 3ème se retrouve nez à nez avec un numérique d’avenir, le Web3D++(*), pour lequel il se prend de passion. Ni une ni deux, il fait participer deux copains de classe. Ensemble, ils commencent à prendre quelques premières photos de la façade de leur Collège, d'un couloir, d'une salle. Ils s'en servent pour reconstituer les bases de leu collège en environnement virtuel 3D. Ils commencent également à modéliser une transposition imaginaire/idéal de son collège.

Elliot propose

Puis Elliot, va voir le principal auquel il propose un projet qui pour chaque matière, explique comment on pourrait développer des activités pédagogiques enrichies et augmentées (2) de ce numérique d’avant garde, mais déjà en marche.

 

Elliot, fait aussi une première affiche puis en parle à quelques classes. Il fait aussi quelques copies d’écran de son travail, pour en faire une affiche proposant un Club Web3D++ pour l'établissement. Le club propose ses propres activités numériques, incluant l’entraide scolaire,  mais aussi celles qui pourraient être faites avec d'autres activités traditionnelles (2). Même au club de perle il es proposé de réaliser des développements associant le réel et le virtuel.

 

Au principal passionné d’aviation, il montre l’embryon d’un centre aéronautique permettant de faire découvrir l’histoire comme de se familiariser et utiliser les techniques du Web3D++. Il fait aussi une lettre à l'ensemble des enseignants pour leur expliquer ces difficultés à faire seul ses devoirs et proposer le projet d'entraide scolaire (4). Un projet destiné à ceux qui n’ont pas les moyens d’un soutien scolaire financé par leur parent. C’est aussi au travers de l'environnement 3D rendre plus attractifs l'entraide en même temps qu'apporter des compléments pédagogiques.

 

Elliot ne s'arrête pas là ! Il contacte les clubs de sa commune comme celui de photo pour faire participer les papys photographes en même temps pour que ces derniers transmettent leur savoir-faire en matière de photos (5). Il prend contact avec la maison des jeunes pour proposer des ateliers Web3D++ pouvant se marier avec ceux existants. Il va aussi voir l'élu du numérique pour un projet de commune faisant participer tous les habitants et monter des lieux numérique de proximité pour mutualiser les équipements d’avenir (3) pour les intérêts de tous : des établissements d’enseignement à la Gendarmerie en passant par les pompiers et artisans ou entreprises locales. (5)

 

A l'office du tourisme, il propose de mettre en place un système participatif pour reconstituer les patrimoines et développer un autre tourisme à la fois virtuel et interactif avec les visiteurs réels. Un des buts est le tourisme industriel pour qu’il serve pour les métiers, la sensibilisation à la formation tant passée, actuelle que future. (3)

 

Il va aussi voir la directrice de l'école primaire qui jouxte son collège pour que dès le primaire les enfants aussi puissent participer à tout un projet sur la commune, et bien sûr puissent apprendre avec des outils attractifs autant à l’école qu’en dehors.(1) (2) (5)

 

Au centre qui s’occupe des jeunes décrocheurs et en difficultés familiales, il propose de participer, pour leur offrir une autre pédagogie (1) en même temps qu’un autre avenir. A la Délégation Académique au Numérique, il parle du projet, pour le faire essaimer.  Il aborde également celui de l’apprentissage de la programmation qui se passe du code pur et qui dès le primaire permet de programmer visuellement dans l’environnement 3D pour l’électronique virtuelle associée à celle réelle. (3)(4)

 

  1. Le numérique, les apprentissages et la réussite de tous les élèves

  2. Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives

  3. Le numérique et les compétences de demain

  4. Le numérique et la réduction des inégalités

  5. Le numérique, un facteur d’ouverture de l’école à son territoire et à son environnement

Elliot interpelle

Ainsi de suite, de fil en aiguille, par les réseaux sociaux, il interpelle et tente de convaincre d’autres établissements d’enseignements, des communes, etc. Déjà plusieurs responsables d’établissements sont séduits et commencent à initier des développements. Plusieurs élus aussi s'intéressent. Il remonte ainsi jusqu’à la direction nationale au numérique de l’Éducation Nationale, et aussi auprès de secrétaires d’Etats et ministres.

 

Elliot ne s'arrête toujours pas, car il lui faut maintenant faire parvenir sa lettre ouverte. Il l’adresse au Président de la République et jusqu’à toute la nation pour dénoncer ce qu’il subit. Des mépris, diffamions, et autres insultes de ses camarades jusqu’à certains élus en passant par les parents d’élèves, les enseignants, etc, alors qu’il tente de faire avancer ce numérique d’avant garde tant technique qu’humain et pédagogique.

 

Cette lettre n’est pas inutile, car déjà il reçoit des soutiens et interventions au plus haut niveau.

Elliot existe

Non il ne s’agit pas d’une histoire imaginaire ! Tout ce qui est conté est véridique à un ou deux contacts pas encore pris ! Même sa lettre est disponible sur son blog et peut-être bientôt dans les médias.

 

Bien sûr il est accompagné par une association. A partir des orientations des développements à faire, elle laisse Elliot à l’initiative. Bien sur elle le conseille et l’accompagne à sa moindre sollicitation et rectifie d’elle-même ou fait rectifier les erreurs le cas échéant.

Laisser les enfant se faire enfermer ?

Le Web3D++(*)  est l’avenir d’un numérique libre, décentralisé et efficient. Mais cet avenir pourrait s’assombrir très vite, car alors que le Web3D++ avance péniblement depuis plus de 7 ans, des entreprises comme Facebook annoncent déjà un environnement virtuel de plus d’un milliard d’avatars captifs.  Un Facebook qui n’a ni plus ni moins comme ambitions que de devenir le Web en 3D de demain ! Et Facebook n’est pas seul ! Chaque fournisseur de technologies et services prépare ses armes concurrentes et quasi-incompatibles entre elles.

 

Allez vous laissez les enfants se faire enfermer ? Ou ne pas avoir droit à des outils et des apprentissages attractifs ?

 

Par ailleurs, alors que la nation entière n’arrive pas à se mobiliser, se reformer pour un futur humain, et où par exemple, il manque une vision claire diluée dans 34 grands projets d’avenir, le Web3D++ pourrait être l’objectif Lune. Global et transversal, il pourrait mobiliser toute la France comme un seul homme pour lui donner un élan sans pareil.

(*) Le Web3D++ en résumé

Le Web3D++ c'est déjà une base / plaque tournante constituée d'un Environnement virtuel en 3 dimensions, avec des territoires et objets. Par le biais d’avatars on se déplace et interagit avec les autres et les objets « Comme en Vrai » et en interaction avec le réel pour des usages dans tous les domaines ! Cette plaque tournante décentralisée est l’interface avec toutes les autres technologies allant des scanners 3D aux imprimantes en passant par le drones, objets connectés, robots, lunettes de réalités virtuelle et/ou augmentée, etc.

 

Il est porté l’association loi 1901 MEZA, un laboratoire de recherches, développements et enseignements en sciences et usages numérique. MEZA s'attelle particulièrement à développer son concept Web3D++ tant techniquement que sur les usages.

 

  • Techniquement il s’agit de réunir et enrichir les technologies Libres/Open source disparates pour les rendre plus accessibles et efficientes.

  • Pour les usages il s’agit d’initier des activités locomotives dans tous les domaines, et ce dans une vision globale et transversale. Ils sont conçus avec des blocs interactifs avec plusieurs domaines pour mieux les faire interagir.

Pour l'Education Nationale et Enseignement Supérieur, MEZA à un ensemble de propositions allant même jusqu'à ce que des équipes pluridisciplinaires d'étudiants de bac+8 jusqu'au CAP participent aux développements des outils et contenu nécessaires pour équiper, enseigner, apprendre et plus encore.

Véro50
#967, le 22/02/2015 - 17:13

La question du genre

Dans un métier aussi féminisé que l'enseignement, on peut être surpris de voir la sous-représentation des femmes dans les postes ayant un rapport avec le numérique (correspondants ENT, référents numériques, formateurs...). Ne s'agit-il pas là d'une forme d'inégalité, rien que par le (mauvais) exemple donné aux jeunes filles dans nos classes?

@nnie
#726, le 08/02/2015 - 11:43

Et qu'en pensent les familles populaire de l'école numérique?

L'école est vécue par les familles en difficultés comme un relais supplémentaire qui prolonge les inégalités dont elle souffre déjà. Les familles sont réticentes face à un professeur qui introduit le numérique surtout quand il s'agit d'une action "expérimentale". Il y a un décalage entre les corps enseignants et les familles qui se manifeste souvent par de l'agressivité (lettre corosive envoyée aux personnels de direction sans en informer le professeur...). Ce phénomène contraste singulièrement avec la volonté de réussite scolaire qu'elle manifeste et le sentiment que ces familles se sentent abandonnées.

Les politiques éducatives devraient mieux communiquer en direction des enseignants pour qu'ils prennent conscience qu'aujourd'hui la moitié des élèves font leurs devoirs sans l'aide de leurs parents. Chez les lycées, après enquête dans la classe, 55% d'entre eux commencent leurs devoirs après 22h...Certes ils sont sur les RSociaux, oui mais aussi parce que les temps de transports se sont allongés et nombreux sont ceux qui utilisent l'intermodalités des transports (trains - tram, trains - bus, vélo trains bus...) souvents mal organisés. Alors inégalités scolaire ou mauvaise organisation des mobilités urbaines? On est loin du numérique....Attention au hors sujet!!!! Peut êtrer pas tant que ça, car avec la portabilité les TICE et l'école peuvent apporter une solution....relire son cours dans le tram ou écouter un fichier son de récapitulatifs de définitions....Il y a des solutions numérique!

Les TICE offre la perspective de prolonger le travail scolaire en dehors de la classe et d'une manière individualisée afin de creer un lien qui va renforcer le face à face pédagogique (cours TD). Cett expérience a été tentée avec succès mais se heurte à la redéfinition du temps scolaire car cela signifie que le service d'un professeur peut avoir lieu en dehors des heures d'ouverture de l'école...Le numérique ne résoudra pas les problèmes de l'école il ne fait que révéler avec plus d'intensité, les problèmes qui existaient déjà avant....

Ghislain Messe
#521, le 31/01/2015 - 20:35

Comment les "dys" font avancer l'école !

La solution la plus souvent proposée pour répondre aux troubles de l'apprentissage (dyslexie, dysgraphie, dyscalculie etc.) est la fourniture de photocopies écrites avec une certaine taille de caractères et une police adaptée. Si ces copies sont effectuées à temps, ce qui n'est pas le cas à l'usage, étant donné que l'enseignant doit intégrer l'exception dans sa pratique routinière, cela n'enlève pas la charge d'écriture ...

 http://ghislainmesse.blogspot.fr/2014/08/comment-les-dys-font-avancer-le...

Eutelsat
#1118, le 09/03/2015 - 16:43

Faire connaître le programme « Ecoles connectées »

Eutelsat et ses partenaires sont parties prenantes du programme « Ecoles connectées » lancé en mai 2014 par le gouvernement (Ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique et Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche). Ce programme, initialement prévu pour durer jusqu’au 31 décembre 2014, a été prolongé pour l’année 2015.

Dans le cadre de ce programme, l’Etat a retenu plusieurs offres d’accès au haut débit (16 Mbit/s en métropole, 6 Mbit/s outre-mer), de différents fournisseurs d’accès à Internet par satellite, dont une majorité repose sur la technologie KA-SAT d’Eutelsat. Près de 8 000 sites d’enseignement éligibles ont été recensés par l’Etat en liaison avec les collectivités territoriales.

La phase de déploiement est en cours mais les acteurs économiques impliqués, en dépit de leurs efforts de communication ciblée, butent aujourd’hui encore sur la méconnaissance que les écoles et les mairies ont du dispositif. Les commentaires constatés à l’occasion de la présente concertation en témoignent : nombreux sont les acteurs de la communauté éducative qui pointent le besoin en accès Internet haut débit hors zones urbaines et la nécessité d’une intervention au niveau de l’Etat sur cet enjeu. La solution existe, l’Etat l’a déclenchée, mais les bénéficiaires potentiels n’en savent rien ou pas assez.

Il est donc crucial que les pouvoirs publics sensibilisent, à travers tous les canaux appropriés, les élus et la communauté scolaire à l’existence et à l’intérêt du programme « Ecoles connectées ».

 

Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#1086, le 08/03/2015 - 04:19

Donner un accès libre et gratuit aux pédagogies utilisées (réservées) dans les milieux favorisés

"Selon une étude PISA, en France, le milieu familial explique 28 % de la variation dans les performances scolaires des élèves, faisant de l'hexagone l’un des pays où l’environnement familial a le plus d’impact dans la réussite d’un enfant".

En effet, le milieu familial est déterminant pour l'approche pédagogique à la maison.

Voici quatre exemples de pédagogies "particulières" pour les maths au collège  en accès libre (pas d'enregistrement nécessaire) et gratuit

  1. Une définition du point mathématique sur un prélude de Chopin : http://cell001.organic-mooc.eu
  2. Calcul d'aire d'un triangle : exercice N°1  http://cell006.organic-mooc.eu
  3. Calcul d'aire d'un triangle : exercice N°2, http://cell005.organic-mooc.eu
  4. Problème de calcul d'aire d'un triangle : problème N°1 http://cell007.organic-mooc.eu

 

La définition a été proposée à des enfants en 8ième.

Les exercices et problème sur le calcul d'aire ont été proposés à des collégien(ne)s en 5ième.

 

Association FADBEN
#1043, le 06/03/2015 - 08:39

La construction d'un curriculum en information-documentation

L'inscription des professeurs documentalistes dans le texte de loi qui porte la refondation de l’Ecole de la République est un signe fort. La mention des professeurs documentalistes comme « particulièrement concernés et impliqués dans les apprentissages liés au numérique » constitue une avancée, dans laquelle la FADBEN voit un levier pour la construction d'un curriculum en information-documentation, en articulation avec l’Éducation aux médias et à l'information (EMI). Cette expression ne doit par ailleurs pas seulement remplacer l'éducation aux médias (EAM), essentiellement associée aux médias d'information. Il s'agit bien de développer chez l'élève des connaissances et compétences qui lui permettent un accès critique à l'information et la maîtrise de ses propres publications.

Il ne s'agit pas ici de défendre une approche exclusive et systématique du numérique qui, s'il peut faire l'objet de savoirs spécifiques, est davantage conçu comme un outil par les professeurs documentalistes, qui fondent la cohérence didactique des savoirs qu'ils enseignent sur les SIC. Le projet abouti de Socle commun de connaissances, de compétences et de culture, en date du 12 février 2015, va dans ce sens, pour « un enseignement explicite des moyens d'accès à l'information, à la documentation et aux médias, des outils numériques, de la conduite de projets individuels et collectifs et de l'organisation des apprentissages, sans les déconnecter des disciplines » (1).

Le contexte numérique introduit une redéfinition des notions dans le domaine de l'information et des médias. C'est en premier lieu le cas pour les termes même de médias et d'information, dont il apparaît difficile aujourd'hui de comprendre l'acception selon l'unique rapport à l'information journalistique. Le concept de culture de l'information apporte une réponse adaptée à ces évolutions contemporaine majeures. La FADBEN, dans son Manifeste 2012, en rappelle les objectifs : « construire des savoirs permettant la compréhension des phénomènes informationnels, favoriser la critique éclairée des enjeux et des mécanismes des industries de l’information et de la communication, ainsi que la distanciation à observer devant la course sans fin à l’innovation technologique et à la documentarisation de l’homme via l’exploitation de ses traces numériques [...] de développer des attitudes éthiques et responsables lorsqu’il est fait usage de l’information » (2).

La vision naïve d'une possible autodidaxie numérique, sous-jacente dans l'idée très controversée de digital natives, selon laquelle l'élève pourrait apprendre seul au contact des outils et des réseaux, ne peut constituer une réponse sérieuse aux enjeux de l'acculturation informationnelle. Une stratégie d'apprentissage qui ne serait fondée que sur des médiations technologiques trouve ses limites pour qui sait nécessaire l'intervention de l'enseignant dans l'acquisition de savoirs, de même que dans l'accompagnement de l'élève vers l'autonomie critique et intellectuelle. Dans le même ordre d'idée, la focalisation sur le lieu conçu comme outil, dans lequel sont mis à disposition du matériel numérique et des ressources, chaque élément devenant outil d'apprentissages, n'apparaît pas comme une perspective viable. Le passage d'un CDI à un 3C (3), au-delà du changement de nom qui donne à lui seul l'impression du changement, procède d'une expérimentation-vitrine, non systématisable, dont l'effort financier, en direction de quelques établissements scolaires, pour la plupart collèges en REP+ ou lycées professionnels, se fait au détriment d'une distribution raisonnable profitable à l'ensemble des établissements. Cela suppose par ailleurs une focalisation sur l'outil numérique et sur sa mise à disposition technique, qui se fait non seulement au détriment d'autres ressources, mais aussi aux dépens d'apprentissages raisonnés grâce à des outils didactisés, selon une progression intelligente et intelligible.

Dans ce cadre, le travail de didactisation des concepts de l'information et des médias est à poursuivre, afin que soit complétée la définition de savoirs scolaires spécifiques adaptés au contexte numérique. Les professeurs documentalistes, en relation avec les chercheurs, ont pris depuis de nombreuses années en charge cet aspect de leur mission, en particulier au sein de la FADBEN avec le référentiel de compétences de 1997 (4) et les savoirs en information-documentation de 2007 (5). Dans ce domaine de réflexion, l'exigence de la recherche rencontre l'esprit d'innovation des professionnels. Le projet collaboratif Wikinotions Info-doc (6), piloté par la FADBEN, contribue à la construction progressive de ce curriculum, dont le vœu d'une constitution fait maintenant consensus, avec une publication complète à ce sujet en décembre 2014 (7).

 

NOTES

(1) CSP. Projet de socle commun de connaissances de compétences et de culture. Février 2015. Page 3. Disponible sur http://cache.media.education.gouv.fr/file/CSP/05/7/Projet_de_socle_commun_de_connaissances,_de_competences_et_de_culture_12_fev_15_392057.pdf

(2) FADBEN. Enseignement de l’information-documentation et ouverture à la culture informationnelle : manifeste 2012. Disponible sur http://fadben.asso.fr/MANIFESTE-2012.html

(3) DGESCO. Vers des centres de connaissances et de culture : le vade-mecum. Disponible sur http://eduscol.education.fr/cid60332/-vers-des-centres-de-connaissances-et-de-culture-le-vade-mecum.html

(4) FADBEN. Référentiel de compétences pour l’élève. 1997. Disponible sur http://fadben.asso.fr/Un-Referentiel-de-competences.html

(5) FADBEN. Savoirs scolaires en information-documentation. 2007. Disponible sur http://fadben.asso.fr/Les-savoirs-scolaires-en,182.html

(6) FADBEN. Wikinotions Infodoc. 2014. Disponible sur http://fadben.asso.fr/wikinotions

(7) FADBEN. Vers un curriculum en information-documentation. 2014. Disponible sur : http://www.fadben.asso.fr/Vers-un-curriculum-en-information-346.html

christophe maury
#1032, le 04/03/2015 - 21:39

Les activitées extra-scolaires à notre aide ?

Peut être faudrait-il envisager la mise en place d'heures de activités encadrées?

Les inégalités face au numérique ne sont pas seulement dues à des problèmes financier mais aussi à des problèmes de pratiques.

Ayant participé à plusieurs salons de la fête de la science et 24H de l'innovation, j'ai constaté que les travaux hors du strict cadre scolaire sont extrêmement motivantes.

Donc, dans le cadre de divers "club" tels que cinéma, production de films/dessins animés, photo, robotique, journalisme, etc.. ; les élèves peuvent passer d'une pratique de consommateur de l'information à producteur. En plus de mettre à disposition le matériel de l'établissement, les sujets ciblés sont suffisamment hors du parcours scolaire pour motiver les élèves.

Si de plus nous pouvons les guider en tant qu'enseignant, les apports de telles activités ne sont pas négligeables.

Il est clair que de telles activités n'attireront pas en priorité les élèves qui pourraient en bénéficier. Mais, à mon avis, sur le long terme l'impact médiatique de telles pratiques  palliera facilement à ce problème.

@nnie
#724, le 08/02/2015 - 11:13

Les supports pédagogique numérisés et les inégalités scolaires

Les supports numériques selon leur démarche de conception peuvent lutter contre les inégalités ou bien les accroître......On peut aller vers le meilleurs mais aussi le pire...

"Ah oui depuis qu'ils ont installé le videoproj je peux projetter tout mon cours word , je gagne du temps je vais plus vite." Cette méthode d'utilisation peut produire chez l'élève une surcharge cognitive.L'encombrement visuel d'une feuille word chargée en caractère projetée nuit à l'intégration de l'information et g^ne la prise de note. Cette pratique va augmenter les inégalités. Cet enseignant n'a pas évolué dans ses pratiques et poursuit dans la m^me voie qu'avant mais avec de nouveaux outils : les TICE.

L'introduction du numérique dans la classe ne signifie pas que l'on va régler les problèmes de l'école. Les enseignants doivent mieux maîtriser les supports pédagogiques numérisés pour pouvoir agir dans la classe. Il est nécessaire de cibler le registre des difficultés scolaires présentes dans une classe et cela relève d'une démarche diagnostic qui n'est pas numérique...

 

f thom
#672, le 06/02/2015 - 18:15

l'inégalité, quoi qu'on fasse, demeurera

Plusieurs choses concernent les inégalités face au numérique. Etant prof des écoles, je ne parlerai que de ce qui concerne les élèves de primaire.

Chez les élèves, rares sont ceux qui ne possèdent pas d'outil numérique à la maison. Dans un sondage d'une classe de CM2 de mon école l'an dernier, 2 élèves sur 26 n'avait pas de tablette ou de PC à eux (personnellement), et devait le "partager" avec le reste de la famille. Mon école n'est pas en ZEP mais pourrrait l'être. Les parents ont donc suffisamment d'argent pour acheter du matériel informatique, mais il manque toujours un stylo, des feutres velleda, ou 5€ pour adhérer à l'USEP ou participer à la coopérative de classe... Même les enfants de maternelle ont une tablette kid ou du même genre...

Pour moi, l'inégalité d'accés n'existe donc pas ou très peu (cas des enfants en foyer ou vraiment dans une misère sociale forte).

En revanche, combien d'enfants vont sur leur tablette/PC... avec un parent ou un adulte à côté d'eux pour les guider ? Là bien sûr, ingéalités énormes, et pas toujours chez les plus démunis... Aucun élève de ma classe (la même que celle du sondage cité plus haut) ne connaissait baby go, mais tous connaissent google, youtube, facebook (ils étaient en CE2 et avaient donc 8 ans). Alors je m'interroge : comme ce ne sont pas les enseignants qui parlent de ces réseaux plutôt dangereux pour des utilisateurs non avertis comme les enfants, comment les connaissent-ils ? à quel moment les parents font-ils leur boulot en limitant les accés (tant au niveau des horaires qu'au niveau des contenus) ?? En quoi un enfant de primaire a-t-il besoin d'avoir un téléphone portable chez lui (et c du vécu!!) ?? Si l'institution ne mettait pas un frein, la moitié des enfants de primaire aurait son téléphone à la main dans la cour...

Pour que les inégalités soient réduites, il faut d'après moi rester dans la sphère publique, donc que chaque élève ait son matériel numérique propre mais qui reste à l'école (ce qui évitera par la même occasion les usages détournés à la maison, mais aussi les oublis, les casses...). La sphère privée ne regarde pas l'école et vice versa. Il faut à un moment, redonner leur responsabilité aux parents, et redonner son crédit à l'école.

Par ailleurs, tous les enseignants ne sont pas équipés et pour cause : tous ces achats (un peu coûteux) sont sur nos frais personnels. L'EN et les mairies n'offrent même pas une cartouche d'imprimante N&B (considéré comme un "abus de bien public") alors qu'on doit de plus en plus  imprimer : bulletins trimestriels (3 pages minimum par élève avec compétences détaillées, avec min 20 élèves par classe et 3 trimestres dans l'année, faites le calcul...) mais aussi  montages documentaires (au moins 1 par semaine voire par jour), préparations de séance (quotidien)...,et aussi de scanner le moindre arrêt maladie ou autorisation d'absence (donc on nous impose une imprimante 3 en 1 bien + chère qu'une simple) pour le transmettre le + vite possible à la hiérarchie. Bref, il y va de notre poche. Il arrive même que la hiérarchie nous demande d'investir dans une tablette pour la classe (si si)! J'aimerais savoir quel employé de mairie, pilote, ouvrier... achète du matériel pour son travail avec son argent personnel !!! Heureusement, Office est gratuit pour tous les personnels de l'éducation nationale...

Enfin, pour que les inégalités soient "réduites" un minimum, encore faudrait-il que le matériel informatique dans les écoles soit performant ! Depuis un an, l'imprimante de salle informatique de mon école est cassée (donc on est censé imprimer chez nous le travail informatique des élèves lol), les connexions internet fonctionnent 1 fois sur 3, quand tous les élèves se connectent à internet ou aux jeux de Linux (jeux pédagogiques), tout est ralenti et bug, pas de son sur certaines machines, impossibilité d'autoriser les cookies qui permettent la lecture de certaines vidéos... je ne vois vraiment pas comment on peut travailler de façon efficace et utile dans de telles conditions...

Sans compter que l'environnement utilisé à l'école est entièrement gratuit, mais ne correspond pas du tout à celui utilisé dans les chaumières par les enseignants ET par les élèves. On doit donc tout remettre en page, certaines polices ne fonctionnent pas sur Open Office, les vidéos lisibles chez nous ne le sont pas à l'école, l'accés sécurisé n'autorise que très peu de sites pas toujours pertinents, Linux et WIndows fonctionne très différemment... quelle perte de temps et d'énergie ! De quoi décourager d'aller en salle informatique...

Un tel projet me parait donc intéressant mais beaucoup trop ambitieux compte tenu du matériel mis à disposition par les mairies, des compétences du personnel de maintenance et d'éducation (nous ne sommes pas informaticiens!!), mais aussi de la maturité des élèves de primaire.

 

scheerlinckbruno
#295, le 23/01/2015 - 15:59

Le numérique pour le temps extrascolaire

Je cite ici le rapport de la mission parlementaire du député Jean Michel Fourgous

Apprendre autrement" à l'ére du numérique

Se former, collaborer, innover:

Un nouveau modèle éducatif pour une égalité des chances (2012)

" Le temps extrascolaire est source de fortes inégalités de réussite: les enfants des milieux favorisés se forment pendant que les autres désapprennent : l'e.learning représente un réel moyen de lutter contre l'impact des inégalités sociales sur les résultats scolaires ..."

Les devoirs en ligne pourraient permettre à chaque apprenant d'avoir accés à des ressources, des remédiations et un suivi personnalisé de qualité, pilotés par l'enseignant.

Ici nul besoin de gros investissements en matériel (les familles sont équipées) mais une formation et un accompagnement des enseignants.

Est ce que l'école à les moyens humain pour cela ?

Est-ce qu'elle doit faire appel à des structures extérieures ?

Laurence Grut
#931, le 18/02/2015 - 12:48

Le numérique, dans une école idéale : oui, dans l'école d'aujourd'hui : non

Dans une école idéale où :

- le nombre d'élèves par classe serait inférieur à 25,

- la formation des enseignants ET des parents à l'usage du numérique serait effective,

- l'équipement des familles et des établissement atteindrait 100%,

- les ressources financières de l'Etat seraient pléthoriques et autoriseraient de fait un investissement massif dans le numérique,

l'utilisation du numérique serait sans conteste bénéfique à tous (élèves, enseignants et parents). Il permettrait tout ce qui est suggéré dans l'enquête accompagnant cette consultation et avec quoi on ne peut qu'être d'accord.

Néanmoins, dans l'école actuelle, déjà tellement inégalitaire et tellement pauvre en moyens, le numérique ne ferait qu'accroitre les inégalités, entre les établissements, entre les familles et entre les élèves et ne peut être considéré comme une réponse aux défis de l'éducation.

En effet, à ce jour, les classes "tablettes" au collège par exemple sont un échec : absence de contenus pédagogiques (les élèves transportent, en plus de leurs livres, la tablette, accroissant encore le poids démesuré des cartables), absence de formation des professeurs (la tablette n'est quaisment pas utilisée dans un objectif scolaire), absence de formation des parents qui, dans un certain nombre de cas, ne peuvent aider leurs enfants (en tout cas le peuvent encore moins qu'à partir de manuels scolaires). Conséquence, la tablette est quasiment excusivement utilisée pour jouer ou pour surfer sur internet, au détriment de l'écoute des professeurs pendant les cours (multiplication des observations données aux élèves et accroissement des écarts de résultats), au risque d'accéder à des contenus inappropriés ou d'entrer dans des cercles de harcèlement (aucune formation n'est donnée aux élèves sur l'approche et l'usage d'internet et des réseaux sociaux, préalablement à leur remise de l'équipement) et à l'encontre des échanges et du partage (chacun joue dans son coin, de plus en plus isolé dans son monde virtuel).

La priorité aujourd'hui n'est pas d'équiper les élèves et les établissements outils numériques. LA priorité est de donner aux enseignants et professeurs les moyens de faire correctement leur métier, à savoir :

- réduire le nombre d'enfants par classe et investir massivement dans le recrutement (au lieu de cela, on assiste, année après année à la réduction des dotations horaires des EPLE),

- financer la formation des enseignants (au lieu de cela, on assiste à la réduction des crédits de formation),

- accroitre les moyens affectés à l'aide des élèves en difficultés et ce, dès le plus jeune âge (au lieu de cela, le nombre de RASED, d'AVS ne cesse d'être diminué).

En tant que mère d'élèves (primaire et collège), je ne nie aucunement les bénéfices ultimes du numérique, mais considère que l'école actuelle ne peut malheureusement pas se permettre d'en faire une priorité. Si l'on souhaite que tous les enfants apprennent à lire, à écrire et à compter, donnons nous les moyens humains adéquats.

Si nous voulons une société plus égalitaire, dans laquelle le civisme redeviendrait une valeur partagée, alors n'isolons pas nos enfants derrière des écrans mais au contraire encourageons les échanges "réels" avec leurs camarades, avec leurs professeurs et au sein de leurs familles.

 

 

@nnie
#527, le 31/01/2015 - 23:29

Le danger vient de l'intérieur.....

J'accorde de l'importance aux élèves qui souffrent d’inégalités scolaires et sociales. Certains de ces élèves pratiquent l'absentéisme perlé et fractionné. Ce sont des viviers de recrutement pour les groupes sectaires et terroristes parce qu’ils passent beaucoup plus de temps qu'un élève lambda sur la toile. C’est sur la toile qu’on recrute et plus dans la rue…..

Ces élèves  cumulent des difficultés sociales, personnelles et scolaires qui oblitèrent leur capacité à se projeter dans un avenir positif. Situation largement exploitée par des personnes mal intentionnées qui les identifient dans les tweet ou sur les réseaux sociaux. Ces élèves font l'objet d'un repérage particulier par les groupuscules de cyber terrorisme dans les forums ou sur les twitt. Ils sont vulnérables et résistent moins bien aux argumentaires sectaires, et terroristes. Les lycéens décrocheurs fournissent de bonnes recrues dans les milieux de la petite délinquance et  peuvent alimenter les réseaux terroristes.

J'adhère aux mesures du plan Vigipirate mais le vrai danger ne vient pas de l'extérieur mais de l'intérieur….Depuis près de 6 mois circule dans les milieux étudiants et lycées une plaquette en pdf, qui fait la promotion du terrorisme en expliquant aux élèves et aux étudiants comment accéder au « deep web » (la face cachée du web). On trouve de tout sur le « deep », de la pédophile aux « stages » d’utilisation d’une arme, voire des invitations à la prostitution pour boucler ses fins de mois, des listings d’étudiants piratés à l’université pour « se remplacer aux examens ». On y trouve le mode d’emploi pour imprimer des faux billets de théâtre ou de cinéma, ou ….Acheter des armes.

La lutte contre les inégalités sociales et scolaires doit passer par la construction d’un environnement scolaire numérique juridiquement sécurisé. Protéger, informer, expliquer développe l’intérêt et la motivation. Les élèves même les moins concentrés, ou les plus en difficultés, sont attentifs quand on leur explique qu’il s’agit de leur sécurité. Expliquer les règles, montrer l'intérêt de la sécurité informatique est un moyen de susciter la reflexion et le débat pour repérer des pratiques mettant en danger les élèves. C'est leur montrer qu'on est attaché à leur réussite et à leur devenir m^me en dehors du lycée et à la maison les protéger quand ils sont seuls avec leurs claviers. Les professeurs ne sont pas formés à la connaissance juridiques (CNIL....) et sont démunis. Hélas et c'est dommage , la charte informatique de notre lycée est signée à 90% sans être lue.....

 

Maxence Devigne
#261, le 23/01/2015 - 10:39

Les Organisations devrait proposer plus de formule étudiants

Ce que je veut dire par formule étudaints c'est par exemple le fait de proposer certains service éducatif mois cher pour les étudiants et les établisement par exemple les étudiants peuvent avoir la suite Office de microsoft gratuitement grâce à DreamSpark http://www.microsoft.com/france/etudiants/telecharger/logiciels-gratuits... mais faudrait aussi que les chef d'établisements pensent à inscrire leur établisement sur les differents site permettent ce genre de chose. Donc là une question se pose :

Est ce de la faute des chef d'établisement qui ne sont pas au point ou est ce de la faute des organisations propsant leurs service trop cher ?

Comment faire ? Proposition des parties prenantes

Proposer une solution
Tru Do-Khac consultant numérique auteur de MOOC
#1087, le 08/03/2015 - 04:24

Appeler chaque parent d'enfant de milieux favorisés à partager sa pédagogie en publiant des modules de pédagogique avec un outil individuel gratuit

Imaginons un instant que

  • cet outil individuel gratuit d'auto-édition et d'auto-publication de module pédagogique (vidéo/diaporama commenté + quiz) soit disponible
  • chaque parent de milieux favorisés délivre un module...

Une souche d'un tel outil existe d'ores et déjà ainsi que des exemples de tels modules produits avec cet outil.

Cette souche a été élue Trophée Innovation numérique par une association professionnelle revendiquant plus de 4000 responsables informatiques membres.

Néanmoins, en raison de l'ingénierie frugale de cette souche, le parent souhaitant partager sa pédagogie doit savoir blogguer et coder quelques rudiments de code HTML5.

Pour mettre cet outil à la portée de tout parent, il faut l'enrichir.

Dans cet objectif, des réflexions pour créer une communauté fonctionnant sur le mode communauté open source sont en cours.

Permettez-moi de profiter de cette concertation pour lancer un appel à soutien matériel et immatériel.

Site du projet de l'outil

Accès aux modules (en l'espèce des modules pour les maths au collège)
 

Thierry Munoz
#685, le 06/02/2015 - 21:21

Utilisons des solutions libres et mutualisons leur développement ainsi que la maintenance pour réduire les coûts

Au niveau du primaire, l'équipement des écoles mais surtout la maintenance/entretien est un frein au développement du numérique. Et on en revient toujours à la question du financement. Donc comment réduire les coûts ? Il y a plusieurs pistes aussi bien au niveau matériel que logiciel.

  1. Limitons la maintenance en recourant à des clients légers libres
    Il faudrait limiter les interventions au maximum sur les postes. Utiliser des clients légers permet de n'intervenir que sur le serveur (installation/déploiement des applications, stockage des données,...). De plus, les utilisateurs peuvent se connecter de n'importe quel poste pour retrouver leur document. Les clients légers n'ont pas de disque dur et sont donc moins sujet à panne...
    Il faut investir au départ dans le câblage Ethernet et dans un serveur puissant puis c'est tout, vu que le reste de l'équipement peut être récupéré assez facilement.
     
  2. Recyclons/réutilisons pour réduire les coûts
    À l'école nous n'avons pas besoin de bêtes de course, dernier cri pour travailler surtout si on utilise des clients légers (voir paragraphe ci-dessus). On peut très bien récupérer des ordinateurs (organismes, mairie, entreprises,...) à condition qu'ils puissent démarrer sur le réseau. On peut aussi en acheter pour des prix réduits vu leurs spécifications limitées, sans compter qu'on n'a pas besoin de payer de licence pour le système d'exploitation.
    En plus de la dimension économique, on a une action écologique concrète en évitant que du matériel finisse prématurément à la décharge à cause de la montée en version d'un OS (course à l'armement).
     
  3. Utilisons une solution clé en main fournie par l'Éducation Nationale qui existe déjà : Amonecole+
    La solution Amonecole+ développée dans l'académie de Dijon (projet EOLE) permet de gérer le système décrit ci-dessus. Elle est pleinement fonctionnelle et fournit toutes les garanties (notamment sécurité) pour être utilisée à l'école. Elle repose sur des logiciels libres dont le sytème GNU/Linux, ce qui fait que tout le monde peut l'utiliser "gratuitement".
    C'est vraiment un gâchis qu'elle soit si méconnue alors qu'elle est financée par l'EN et qu'elle permet de substantielles économies tout en limitant l'entretien.
    Si l'on soutenait les développeurs d'EOLE au lieu d'acheter des licences, cet outil pourrait être encore plus performant. D'où le point suivant.
     
  4. Payons le développement d'applications libres qui profiteront à tous
    Au lieu que chacun de son côté n'achète des licences (rentes pour les éditeurs), pourquoi ne consacrerions-nous pas une partie de ces dépenses (le reste serait des économies) au développement d'applications libres. Ainsi, ce que l'impôt aurait permis de financer, profiterait aux autres : on ne paie qu'une fois. L'argent qu'aurait consacré une collectivité au développement d'un outil servirait à une autre qui elle à son tour pourrait financer le dévelopement d'un autre outil et ainsi de suite. Tout le monde y gagnerait avec des améliorations permanentes.
     
  5. Mutualisons l'entretien sur un secteur plutôt que sur une seule école/localité.
    À l'échelle d'une commune, payer un technicien pour entretenir les ordinateurs n'est pas souvent envisageable. Par contre, au niveau d'une communauté de communes, ça peut être jouable. D'autant que cette personne aurait une vision globale du secteur. Elle pourrait aussi conseiller les politiques, les enseignants sur des solutions plus économiques que celles proposées par des entreprises qui ont d'autres intérêts (placement de produits sur lesquels elles margent, etc.).
    Cette personne serait capable d'administrer les serveurs permettant de faire fonctionner les clients légers.
    On pourrait aussi recourir à des sociétés rémunérées sur le service fourni plutôt que sur le placement de matériel.

Pour info, je suis un enseignant dans une école primaire de 14 classes qui a installé un serveur Amonécole+ pour une quarantaine de postes avec seulement du matériel de récupération (auprès de la mairie pour le serveur et les clients légers). Ce serveur héberge des solutions libres telles que SACoche, Iconito, ... Donc ce n'est pas de l'utopie, ça fonctionne avec l'inconvénient que tout le système ne tient qu'à une seule personne bénévole (pérennité ?) ...

En conclusion, il faudrait :

  • tout d'abord mieux informer les décideurs sur l'existence de telles solutions libres et sérieuses (pour un non-spécialiste ce qui est "gratuit" ne peut pas être crédible...) en dehors des éditeurs commerciaux qui ont pignon sur rue.
  • ensuite,  trouver des techniciens compétents dans ces domaines (Amonecole+ par exemple)... Si la demande est là, il ne devrait pas y avoir de problème.
  • Et ne pas oublier en dernier lieu la formation des enseignants à ces outils en les préparant/rassurant (les changements sont difficiles s'ils ne sont pas accompagnés).

 

Anita Rocaboy
#288, le 23/01/2015 - 13:43

Et l'équipement des enseignants !

Préparer des cours en utilisant les supports numériques suggèrent que les enseignants soient équipés.

Il faut savoir, qu'aujourd'hui, les professeurs s'équipent de matériel informatique par eux-mêmes, sur leurs propres fonds personnels. Aussi vouloir développer des cours via un support numérique est souvent le fruit d'une initiative et d'une volonté personnelle. Effectivement, aussi surprenant que cela puisse paraître, il n'est prévu aucun budget, matériel pour équiper les enseignants. 

Dans les établissements, il existe bien, en général, une salle des professeurs où sont installés environ une dizaine d'ordinateurs... une dizaine d'ordinateurs pour plus d'une centaine d'enseignants ! Et les rares enseignants qui bénéficient d'équipements font partis de zones où développer le numérique a été une priorité.

Si le numérique devient une nécessité pour enseigner, équiper de matériels informatiques les enseignants devient également une nécessité. 

Alors, il semble que l'une des solutions est aussi de penser à doter l'ensemble des enseignants d'outils professionnels (ordinateurs, tablettes, mp3, logiciels...) afin d'être au niveau des exigeances du marché éducatif numérique !

Ecole élémentaire Paul Arène à Draguignan- Var
#214, le 22/01/2015 - 14:03

Réduire les inégalités entre les élèves, c'est aussi réduire les inégalités d'équipement entre les écoles

Les écoles maternelles et élémentaires dépendent entièrement de financements communaux. Suivant les municipalités, ceux-ci peuvent présenter des écarts de 1 à 10 dans notre département. Certaines écoles ont pu bénéficier du programme ENR (Ecole numérique Rurale), mais dans les écoles urbaines, les différents projets pédagogiques proposés par les enseignants se heurtent encore souvent à l'absence de matériel : de (trop) nombreuses écoles travaillent à l'acquisition des compétences du B2i avec un matériel plus qu'obsolète, provenant de dons des parents d'élèves, et toute mise en oeuvre d'ordinateurs portables ou de tablettes semble relever de l'utopie, au regard du budget que certaines municipalités consacrent à l'équipement informatique. Il est temps de supprimer, par les textes, ces disparités de moyens entre les élèves d'une éducation qui est nationale. Existe-t-il une règle imposant de dédier un pourcentage minimum du budget d'une commune à l'équipement des écoles ?

Participer à cette indispensable réflexion sur l'utilisation de l'outil numérique semble toujours incongru lorsqu'on ne dispose pas du matériel informatique indispensable à la mise en oeuvre.

Corbeille

Les messages se trouvant dans la corbeille sont des arguments ou des propositions signalés abusifs par les utilisateurs ou le Ministère de l'éducation nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les contenus signalés sont examinés par le MENESR afin de déterminer s'ils enfreignent le règlement. En cas de non-respect de la charte, les comptes concernés sont pénalisés et des infractions graves ou répétées peuvent entraîner leur fermeture.

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