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La contribution #69

rems
#69, le 21/01/2015 - 08:31

Pérenniser les postes d'informaticien, Un CDI, un vrai statut informatique et un vrai salaire.

Dans les landes, depuis 2001 les classes de 3ieme et de  4ième (dotation plus tardive) sont doté d'ordinateur portables, "opération 1 collégien 1ordinateur portable" du conseil général. Sachant que les manuels ne sont pas numérisés ils se retrouvent avec  3 sacs quand ils ont sport, les élèves ne prennent pas du tout soin des ordinateurs, ils considèrent cela au  même titre qu'un cahier ou une trousse. Sur 300 machines j'ai déjà fait réparer en 4 mois  le tiers du parc des pc portables. Je suis AED TICE dans un collège landais .Alors AED tice un statut affreux , ce sont en fait des cdd de  1 an renouvelables 6 fois maximum payé au smic .Ce sont des postes très précaire , 41 h de travail semaine, pour s'occuper officiellement de l'opération des portables mais officieusement on s'occupe de tout le parc informatique du collège et on est a la solde du chef d'établissement qui peut nous faire surveiller la cours ou des classes quand il manque du personnel. Plus on avance dans cette histoire de numérique et plus on est pris pour des billes faut dire la vérité .On avance dans le numérique c'est bien mais les informaticiens on n'en veux pas , c'est clairement le constat qu'on voit au fil des jour sauf que les établissement en ont grandement besoin.( cela a été dit  dans un rapport de l'inspection générale).Le souci c'est que les professeur ne sont pas formé et les programme ne sont pas adapté a l'outil numérique , ici les ordinateurs sont utilisé maximum 3 heure par jour .

 

Il est incompréhensible de vouloir avancer dans le numérique sans prendre en compte qu'on a besoin de nous et qu'il faut pérenniser nos poste en revoyant le statut. J’aime mon travail et j'en suis fier, c'est le premier vrai boulot que je fais qui me plait vraiment c'est aussi pour ça que je trouve dommage la situation actuelle.

15 arguments pour ∨

garino
#989, le 26/02/2015 - 14:50

Bonjour

DEFI :
PARTI :Le numérique, les apprentissages et la réussite de tous les élèves
TITRE : Personnel AED-TICE

 

 

 

 

 

Gé-TICE
#760, le 10/02/2015 - 08:41

PARLONS DE LA SITUATION DES LANDES

LE DÉPARTEMENT LE PLUS AVANCÉ DE FRANCE ?

Depuis 2001 le département des Landes a mis en place l'opération "un collégien, un ordinateur portable" afin de favoriser l'émergence de nouvelles pratiques pédagogiques et d'assurer à tous les élèves de 4ème et 3ème une égalité d'accès à ces nouveaux outils. Ainsi tous les enseignants et les collégiens de 4ème et 3ème des Landes bénéficient d'un ordinateur portable en prêt sur l'année scolaire.

Pour assurer le bon fonctionnement de cette opération, des postes d'emplois-jeunes ont d'abord été créés en 2001, puis des postes d'assistants d'éducation TICE, dans tous les collèges Landais. En juin 2013, 11 assistants d'éducation ayant cumulés emploi-jeune (5 ans) + contrat d'assistant d'éducation (6 ans) ont été remerciés au bout de 11 années de service.

 

Ainsi recrutés à partir des années 2001 et 2002 dans une quarantaine de collèges Landais, nous supportons la gestion de tous les ordinateurs portables dotés par le Conseil général des Landes aux classes de 4ème et 3ème. Nous gérons seuls dans les collèges des parcs informatiques importants : jusqu'à 500 ordinateurs fixes et portables, les tableaux numériques, les vidéoprojecteurs, des dizaines d'imprimantes réseaux et des ressources pédagogiques sur serveurs dédiés. 

Nous sommes constamment sollicités par les élèves et par l'ensemble de l'équipe éducative, et sommes également de vrais référents numériques dans l'aide à utilisation de l'informatique et en matière de nouvelles technologies en assurant à la fois la maintenance du matériel, les choix d'acquisitions en informatique des collèges, et la formation de nombreux personnels dans les établissements d'enseignements. Et pour nous il n'existe pas de prime TICE versée ! 

 

Après avoir débuté comme emplois jeunes en tant qu'aide-éducateur, nous sommes donc devenus en 2005, date de la fin du dispositif, des assistants d'éducation dotés d'un contrat de droit public avec l'Education nationale, mais rémunérés tous les ans par une dotation du Conseil général des Landes. Ces contrats, d'une durée d'1 an, sont renouvelables six fois maximum comme les assistants d'éducation qui assurent la surveillance.  

Nous avons perdu de nombreux collègues depuis les dernières années, une dizaine d'entre eux ayant cumulé 11 années de service.

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Aujourd'hui nous nous retrouvons avec les memes stigmates de cette précarité qui durent depuis trop longtemps, nous n'avons toujours pas de statut réel tant au niveau de l'Education Nationale et que du Conseil Général. Avec une accumulation de CDD signés, des semaines de 42H pour beaucoup, nous travaillons en outre dans une grande précarité salariale : le SMIC. 

Nous n'avons pas pu voter pour la plupart d'entre nous aux dernières éléctions professionnelles, ainsi nous sommes les fantômes du rectorat, car nous sommes financés par le Conseil Général des Landes sous couvert d'un établissement scolaire, et qu'informatiquement parlant nous n'existons pas en tant que contractuels de l'État.

Les services de l'Etat et les collectivités territoriales se renvoient respectivement la responsabilité de notre statut et de notre avenir depuis plusieurs années.

 

Jérôme Martin
#720, le 08/02/2015 - 10:32

Non seulement nous n'avons pas de temps plein payé, comme dans n'importe quelle entreprise dotée de plus de vingt ordinateurs, mais on nous a supprimé les heures de décharge pour les TICE pour les remplacer par des primes : encore moins bien payé, en fin d'année, n'ouvrant pas de droit pour la retraite, etc. Bref, notre employeur, l'Etat, refuse de prendre en compte qu'il s'agit d'un vrai travail. Comment croire dans ces conditions à un quelconque progrès dans le numérique à l'école ?

Par ailleurs, un moyen de réduire les coûts liés à l'entretien est de systématiser l'usage du libre, système et logiciels, beaucoup moins gourmand en énergie à cet égard. Cela n'évitera pas de consacrer de réels moyens pour des techniciens à plein temps dans les établissements.
 

Yannick Colère
#114, le 21/01/2015 - 11:38

Dans mon Lycée on a dépassé les 400 ordinateurs en réseau et on continu vers le palier des 500...

Comment voulez vous que ça puisse tourner sans un administrateur informatique qualifié? Avoir un BTS informatique est un minimum dans ce cas, vu la complexité du réseau à maintenir.

Pourtant les chef d'établissements continu à engager des AED pour ce boulot, qui n'ont pas nécessairement les compétences et encore moins l'expérience, parce qu'ils n'ont pas le choix ! Il faut quelqu'un pour s'en occuper, mais les volontaires compétents ne se bousculent pas, vu que le contrat est précaire et mal rémunéré... Sans oublier le manque flagrant de reconnaissance des institutions. ("les informaticiens dans les établissements scolaires, ça n'existe pas et ne doit pas exister!" dixit un responsable Région qui a validé des contrats exclusifs pour l'informatique scolaire avec des boîtes privés...).

Bref, tant qu'il n'y aura pas une politique nationale à ce niveau, l'informatique et le numérique dans les collèges et lycées resteront une lourdeur et un gouffre financier vu les décisions qui sont prises en dépit du bon sens, par manque de connaissances techniques et professionnelles.

 

 

Alex
#106, le 21/01/2015 - 10:58

Les établissements scolaire, on une demande de plus en plus accrus pour les TICE. Gestion du réseau (Installation, réparation, Mise à jour...), Gestion des applications administratifs et pédagogique. Gestion de classe mobile, ENT bref j'en passe. Tout ça pour dire qu'un poste par établissement serait envisageable et une très bonne solution au développement du numérique et d'avoir une personne référente qui ne change pas tous les 6ans au maximun. La périnnisation serait une très bonne solution pour développer et être un moteur au sein de l'établissement pour être un appuis et aider les enseignants à la mise en place de différents solutions d'enseignement auprès des élèves.

nde-vathaire
#129, le 21/01/2015 - 14:13

Dans de nombreux départements français, les chefs d'établissement n'ont d'autre choix que de positionner un assistant d'éducation (ou autre contrat précaire) sur le poste d'administrateur systèmes, étant donné qu'il n'existe aucune nomenclature pour ce genre de poste dans les établissements.

Être administrateur Systèmes au sein d'un établissement scolaire c'est non seulement honorer des missions nécessitant de véritables compétences techniques (administration des réseaux, des serveurs/clients, maintenance, veille, formation, sécurité,...) mais c'est aussi accompagner les enseignants et administratifs dans l'utilisation des outils numériques mis à disposition.

Cela fait des années que état et collectivités se renvoient la balle pour savoir qui finira par créer les postes, et avec les futures réformes territoriales, la situation n'est pas prête de s'arranger.

Quel avenir pour le numérique dans les écoles si les services déconcentrés de l'éducation nationale s'accomodent en toute hypocrisie de cette situation précaire?

S. P
#109, le 21/01/2015 - 11:20

Je suis très intéressée par l'utilisation du numérique mais ma difficulté réside :

-manque d'équipements : 2 salles multimédias (avec 16 ordi chacune) pour 750 élèves.

-des logiciels qui plantent régulièrement et gênent l'action pédagogique (lenteur du réseau, non prise en charge de certains formats,pas d'enregistrement, pas de copier-coller ...)

-des périphériques (imprimantes ...) qui ne fonctionnent pas le jour où vous avez impérativement besoin que les élèves finalisent leur tâche.

etc ...

Les élèves sont toujours davantage motivés mais c'est un investissement en temps de préparation et de correction non négligeable auquel s'ajoutent les difficultés ci-dessus.

Donc, oui au numérique avec des logiciels performants (et donc ça a un cout) , avec du matériel efficace (coût d'entretien et d'investissement), du personnel ressource disponible pendant les heures de cours et cerise sur le gâteau des formations sur notre temps de travail !

S.J.
#231, le 22/01/2015 - 17:24

L'informatique est un domaine à part entière, technique et qui demande une formation appropriée. Pour les enseignants, ce doit être un outil, pas un sujet d'étude approfondi. Or pour l'utiliser à bon escient, et l'exploiter pleinement, actuellement, il faut être au top des connaissances, et même surpasser celles des élèves (les premiers à vous expliquer comment arranger telle chose ou contourner tel obstacle ou pare-feu !). D'autant que le numérique est un domaine qui va à une vitesse grand V où tout devient rapidement obsolète: à peine le temps de s'y habituer que l'on passe à autre chose. Tout cela demande un temps fou. Alors, pour quand même parer au mieux, chacun "bidouille" dans son coin, en échangeant parfois les astuces découvertes avec d'autres collègues. Ce qui fait qu'à chaque fois que vous voulez vous servir du parc informatique, c'est la surprise et vous ne savez pas ce qui a été changé ou qui marche encore depuis votre dernier passage. Il est alors indispensable de venir tester si tout fonctionne bien avant le cours, ce qui n'est pas toujours faisable. Il faut donc prévoir systématiquement un cours de secours, sans le support numérique que vous aviez prévu. Double travail, perte de l'intérêt que le numérique aurait dû vous apporter, prochain cours à ré-adapter... bref, de quoi dissuader quelqu'un qui même après avoir espérer et insister, reviendra à la version tableau-papier-livre, beaucoup plus fiable dans ce contexte. Si une personne gère le parc informatique, informe l'équipe éducative du fonctionnement en début d'année et régulièrement, donne des consignes, résoud les problèmes en temps réels... peut-être que là le numérique aurait pleinement sa place. Dans l'établissement où j'enseigne, l'informaticien doit s'occuper de 4 sites géographiques différents comportant 3 collèges, 2 lycées, un lycée pro, un BTS, et bientôt une école maternelle et primaire. Autant dire qu'on ne le voit jamais et qu'il ne devrait pas tenir encore comme ça très longtemps ! Une personne réellement compétente en informatique, étant à l'écoute des besoins de l'équipe éducative, est pour moi indispensable dans chaque établissement équipé et utilsant le numérique. Sinon, c'est comme avoir une voiture avec un puissant moteur mais avec des pneus usés: elle est inutile et on va dans le mur !

olivier LAXENAIRE
#407, le 27/01/2015 - 11:08

J'ai travaillé dans des entreprises d'informatique avant de devenir enseignant, d'où ma remarque.

Entrerpise avec 150 postes informatique = 2 ou 3 ingénieurs réseau spécialisés en sécurité, sauvegarde et mise à niveau du matériel et des logiciels

Education nationale : collège avec 150 postes informatique = 0 personnels dédiés.

Conclusion : nous ne prenons toujours pas au sérieux la chose.
 

SEBASTIEN LOEUILLET ITECH INFO
#250, le 22/01/2015 - 22:43

En primaire, je trouve dommage qu'on ne valorise pas les ERTICE dans la mesure ou ce sont les seules aides que puissent avoir les enseignants en matière d'informatique de la part de l'éducation nationale.

Leurs nombres se réduisent, leurs territoires augmentent.

Pourant ils sont force de conseil et d'assistance. Nous travaillons avec certains acteurs locaux ERTICE qui sont de vrais passionnés mais qui font ce qu'ils peuvent avec les moyens du bords.

Jean-François Brun
#235, le 22/01/2015 - 19:25

Pourquoi avoir supprimé les AIPRT alors que la présence de personnels qualifiés est indispensable sur le terrain !

Il est illusoire de nous faire croire qu'une gestion à distance des problèmes suffra, on constate tous les jours que ce n'est pas vrai.

Al
#526, le 31/01/2015 - 23:16

Exemple pour une école primaire (190 élèves).

La gestion retombe sur le directeur (1/4 de décharge), les animateurs de la circo ne peuvent prendre en charge un tel travail. La maintenance n'existe plus, la mairie ne peut pas la payer. Impossible de faire évoluer le matériel. Comment voulez-vous parler d' un tel sujet " Le numérique, les apprentissages et la réussite de tous les élèves" sans prendre en compte l'aspect matériel et maintenance ?

 

Rodolphe Robles
#228, le 22/01/2015 - 16:54

Pour répondre à S.P, si l'équipement est ancien, vous avez une alternative qui peut redonner une fraîcheur à de vieux équipements en les équipant de système libre GNU/Linux. Non seulement ils marcheront mieux, mais les logiciels seront stables et ils pourront encore servir une dizaine d'années sans planter et en étant à jour.

Pour l'éducation, les logiciels libres devraient être une priorité, puisqu'ils respectent des valeurs éthiques communes à l'école républicaine et démocratique et je suis convaincu que les outils  utilisés apprennent vraiment l'informatique.

Mais pour cela, évidement qu'il faut des compétences et des personnes bien payées...

 

 

 

CDI CassignolLarocheBordeaux
#218, le 22/01/2015 - 15:10

Il me parait évident que la question de la présence d'un personnel suffisamment compétent et formé à la maintenance de reseaux et outils informatiques est une des principales pierres d'achoppement de l'utilisation du numérique. Ayant fait l'expérience de voir partir au bout des 6 années règlementaires notre véritable Maître Jacques en charge de toutes les questions liées au fonctionnement informatique l'an dernier, je ne peux que souscrire. L'amélioration de la situation en cours d'année est venue de la volonté des collègues de prendre le taureau par les cornes et de nous attaquer au problème, mais c'est encore loin de suffire.

La solution passe, à mon avis, par la création d'un corps de responsables ad hoc, même si ceux ci ne sont pas assez nombreux pour être présents au sein de chaque établissement, et l'organisation de véritables formations aux collègues de chaque établissement, formations à mettre à niveau le plus fréquemment possible pour ne pas être dépassés.

flo_lafouch
#172, le 21/01/2015 - 22:42

Je suis en Poitou Charentes et nous avons la chance d'avoir des ATPR (appelons-les informaticiens), un par lycée. Mais j'ai aussi été en Ile de France et ce n'est pas la même chanson : 2 h de décharge à 2 profs différents pour un lycée polyvalent APV de 700 élèves. C'est donc aux inégalités entre établissements (parce que inéglaités territoriales) que je veux en venir. Mais ce n'est pas parti pour s'améliorer : depuis Janvier 2015 tout le numérique revient aux collectivités!!

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Henri Pierre Mousset
#807, le 12/02/2015 - 09:24

Faire emmener le matériel fourni par l'école par les élèves à leur domicile n'est pas très malin.

L'école pourrait très bien fournir du matériel à ceux qui n'en n'ont pas et laisser les autres se servir de leur propre matériel.

Dans notre société, tous les acteurs doivent aujourd'hui adapter leurs pratiques au numérique et acquérir, souvent par leurs propres moyens, de nouvelles compétences.

La difficulté est d'imposer ce parcours à certains professeurs moins volontaires. 

Alors je propose de laisser faire les professeurs volontaires, comme ils l'imaginent pour intégrer ces nouvelles pratiques, en fournissant aux élèves qui n'en ont pas des matériels suffisants (une tablette ?).

Et s'il vous plait éviter de créer des postes d'informaticiens dans chaque collège. Au mieux un service d'échange et de réparation déporté qui permette d'échanger les matériels cassés.

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