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La contribution #32

Bernard G.
#32, le 20/01/2015 - 18:28

Il est temps de remettre de l'ordre dans cette grande institution

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Il est temps de remettre de l'ordre dans cette grande institution. Les fonctionnaires de l'Éducation Nationale doivent réapprendre qu'ils appartiennent à un corps d'État et que, dans ce cadre, il sont au service de la France et doivent respecter les décisions de leur hiérarchie. Il n'est plus possible que chaque membre de ce corps d'État impose sa philosophie personnelle en matière d'éducation et de gestion de cette institution.

• Retour aux fondamentaux qui permirent à l'école d'être la meilleure du monde de 1946 à 1970. Si nous voulons sauver notre spécificité, nous nous devons de les restaurer sur l'ensemble du territoire français.

• Il est impératif de rappeler que l'enseignement de l'école n'apporte que l'assise du savoir, la bonne méthode d'apprentissage et la morale régissant la république, quelque soit la matière abordée et les évolutions technologiques. Jusqu'à la terminale incluse, le rôle de l'éducation nationale est de fabriquer des têtes bien faites sans l'assistance d'outils permettant, assurément, de dispenser le cerveau des enfants des efforts mémoriels et intellectuels. Que ces outils soient disponibles à la maison, c'est une chose ! À l'école, ils ne doivent pas sortir du cadre des ateliers d'expérimentations et d'apprentissages ; ils ne peuvent être considérés comme des éléments d'aide à l'instruction pouvant se substituer aux méthodes dites « traditionnelles », ce qui est le cas aujourd'hui, systématiquement.

 Certes, la technologie permet de faciliter le travail des professeurs dans la préparation de leurs cours, la gestion de leurs élèves et, grâce à « l'écran géant» venant en appuis du tableau noir dans les cours, à apporter une sophistication de la visualisation. Mais elle doit se limiter à la seule aide à la compréhension et non s'y substituer ! car, dans ce dernier cas, elle n'apporte que « l'illusion de la compréhension ». Cette suggestion de compréhension ne donne à l'élève que l'impression de la compréhension et n'a jamais permis l'assimilation des méthodes et des exemples. C'est pourquoi l'élève doit continuer à utiliser l'écriture manuelle, le crayon et la craie, le cahier et le tableau noir. Le livre, le travail de la main et du parler restant les éléments essentiels de l’apprentissage et de la mémorisation.

  C'est pourquoi, en classe, la tablette et l'ordinateur ne doivent pas passer du professeur à l'élève ; se substituer à l'ardoise (la vraie) et au livre. Dans le premier cas, l'élève doit assimiler et maitriser l'écriture qui contribue activement à sa structuration mémorielle ; dans le second, il apprend à rechercher manuellement les informations dont il a besoin et structure ainsi son organisation. Tout ce que ne permet pas le substitue informatique !

 Bien sûr, cela n'est que l'un des nombreux aspects de l’apprentissage. Il n'est pas question ici, de rejeter toute technologie ; mais il ne faut pas vouloir substituer la technologie aux méthodes et processus d'apprentissage. Pour avoir souvent écouté les motivations de celles et ceux qui tiennent à tout prix à imposer cette immixtion, il en ressort deux aspects majeurs :

- soit il s'agit d'utiliser les outils informatiques pour concentrer l'attention des élèves par le dérivatif de la fascination technologique, et assurer la tranquillité (presque) des cours ;

- soit nous avons affaire à des professeurs, véritables passionnés d'informatique, qui pensent vraiment apporter un plus par l'immersion de leurs élèves dans un monde technologique apportant l'illusion que le savoir peut être délégué à une machine.

 Dans ces deux cas, la technologie ne doit intervenir que, comme un élément secondant des savoirs correctement acquis et assimilés ; elle apporte ainsi un gain de temps, mais, elle ne doit pas être le catalyseur de la connaissance. Elle ne trouve donc sa véritable utilité qu'après la terminale et dans des écoles ou le fait d'utiliser ces substitues technologiques (ordinateurs) ne remet pas en cause l’apprentissage des fondements des savoirs à acquérir. En règle générale, la maturité intellectuelle des élèves ne permet pas de comprendre que la technologie n'est pas une finalité en soi, qu'elle n'est surtout pas une réponse conciliant la paresse et la nonchalance naturelle des efforts nécessaires de tout apprentissage.

C'est ainsi que pendant toute la période d'apprentissage de la culture générale, les outils technologiques ne sont en réalité qu'amusements et distractions ; les élèves ne les concevant que comme le moyen d'en faire le moins possible. Malheureusement, tous les enfants ne sont pas des génies ; même si c'est le rêve, et parfois l’illusion, des parents.

  Avant la terminale, il n'est donc pas acceptable de considérer que des élèves puissent être « en panne », dès lors qu'ils ne disposent pas de prothèses technolo­giques compensant l'absence des connaissance qu'ils auraient dû acquérir.

  C'est pourquoi il est essentiel d'en revenir aux méthodes éducatives pratiquées de 1946 à 1970, d'interdire l'utilisation des technologies à destination des élèves, jusqu'à la terminale incluse, sauf dans des ateliers éducatifs de découverte1.

• Redonner au personnel enseignant les moyens de leur autorité par la responsabilisation effective des parents2 et, avec parcimonie, autoriser le retour de la sanction corporelle modérée qui ne doit pas être utilisée comme élément de « torture » corporelle3.

• Quelles que soient les classes, remettre au goût du jour les bons et mauvais points impactant la moyenne générale du carnet de notes. Ils représentent un élément majeur pour éduquer l'élève et parfaire sa conduite en société. La mise en œuvre des sanctions sera conduite par des surveillants dont la profession sera revalorisée. Les sanctions doivent être totalement assumées par les responsables des écoles dans leur organisation, leur planification et leur maintien.

• Réoganiser la planification nationale des cours aux horaires suivants :

‣ Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h00.
de 17h30 à 18h30, étude obligatoire ;

‣ Mercredi et samedi de 8h30 à 12h30 ;

‣ Mercredi après midi, sport obligatoire de 14h00 à 18h30.

1Un exemple banal : regardez les enfant qui écrivent (lorsqu'ils savent écrire). Comment tiennent-ils leur stylo ? Une vraie catastrophe dont la variété des contorsions les plus diverses vont jusqu'à imposer au bras et au corps des positions les plus curieuses. Le porte-plume avec la sergent major a au-moins une qualité, celle d'imposer la bonne tenue du corps et de la main pour écrire proprement et correctement... et tout va ainsi de guingois, surtout en matière d’apprentissage de la lecture. Comment voulez-vous que plus tard, pour les études et la vie professionnelle, ces enfants ne rencontrent pas de difficultés ?

Autre exemple : suppression des calculettes et restauration du calcul mental, de l'apprentissage des tables de multiplications, de divisions, de soustractions et d'additions. Vous rendez-vous compte que des enfants ne sont même plus capable de calculer de tête « 15+5-20 » ?

2 L'idée de la sanction par les allocation familiales n'est pas mauvaise, en soi...

3 arguments pour ∨

137
#784, le 10/02/2015 - 22:15

En gros d'accord.

La technologie est par nature envahissante. Elle ne peut sauf précautions illusoires que détourner des apprentissages fondementaux, c'est à dire indispensables.

Ce n'est pas sous pretexte que le numérique nous envahit aujourd'hui qu'il faut oublier l'apprentissage des relations, de l'expression ... Les machines sont très utiles mais elles formattent nos representations du monde et cela nous rend très dépendant donc incapables de penser 'autrement'.

Quand on voit la manipulation médiatique qui nous fait accepter un asservissement affolant, on ne peut qu'espérer que les enfants se préparent à la logique, le raisonnement, la dialectique, ... Et surtout pas à se sur-déterminer à une structure existante et aliénante.

L'informatique oui, les sciences oui, les technologies comme outils à buts précis, mais Le Numérique au sens l'Internet c'est fou.

Alors bien-sur il faudra 'maitriser' les outils, mais TOUS, y compris à venir, donc avant-tout les discplines scientifiques sous-jacentes. Les techniques c'est bien trop reducteur (gros risque d'obsolescence) et trop vaste dans un apprentissage scolaire.

 

puech p
#255, le 23/01/2015 - 10:03

Ok pour des fondamentaux avec les adaptations au cas par cas (cf loi 2005 sur le handicap et BO HS juin 2002 !).

Par contre pour les disciplines techniques telle que la mienne, l'informatique est incontournable.

Nous vivons dans une société industrielle dont dépend les emplois de demain. Pour info la révolution de l'impression 3D génerera un volume de 250MD à 350MD de $ en 2025 !

la question est : qui en seront les acteurs et bénéficiaires ?

On a raté le tournant de la micro dans les années 70 dû justement à une concentration décisionnaire et non à une liberté d'entreprendre avec les moyens associés.

Olivier G
#124, le 21/01/2015 - 13:45

Visiblement, vous n'avez que peu de connaissances du fonctionnement cognitif des élèves.

En passant au premier plan l'écriture manuelle, combien d'enfants dyslexiques seront marginalisés et perdus alors que les outils informatiques sont une réelle bouée de sauvetage pour ces élèves ?

En refusant la calculatrice, comment ne pas perdre les enfants dyscalculiques ?

Bref, si on vous suit, on pourrait aisément créer de l'échec scolaire pour 10% de notre population (tous les élèves ayant des troubles des apprentissages). Heureusement que les outils informatiques sont là pour aider ces élèves à palier à leurs déficiences neurologiques, reste encore à tous les enseignants d'en prendre réellement conscience et d'être formés sur ces sujets...

La consultation est fermée

11 arguments contre ∨

fpar
#905, le 17/02/2015 - 10:24

Le nauffrage de la vieillesse...
 

M.C.
#869, le 15/02/2015 - 21:56

Dites-moi, cher Bernard G., comment se fait-il que vous publiiez ici ?
Et avec un outil aussi fallacieux et futile qu'un ordinateur ?
Pour être cohérente avec votre pensée, votre contribution se devait d'être rédigée au stylo à bille sur papier quadrillé et envoyée par la Poste.
Que dis-je ? calligraphiée sur parchemin à l'aide d'une plume d'oie (dûment taillée) et confiée aux bons soins de la diligence hebdomadaire à destination de Paris.

Pourquoi refuser à nos enfants l'utilisation des outils qui sont devenus ceux de la vie quotidienne ? Avez-vous peur à ce point d'être dépassé ?
 

alainmi
#868, le 15/02/2015 - 21:32

En voilà une contribution...!

On a affaire à un spécialiste !!!

Une vraie caricature...   ;+)

En tout cas, c'est le plus gros troll de tous les forums de cette consultation, je pense... (je mets le lien vers l'explication pour ce monsieur qui ne doit certainement pas savoir de quoi il s'agit, vu qu'il a arrêté son évolution en 1970...)

Romance Cornet
#132, le 21/01/2015 - 15:46

Je ne vois pas en quoi l'usage du numérique est contradictoire avec le tableau et le papier. Tout travail de publication sur notre ENT ou sur twitter est au préalable une réflexion au tableau, sur l'ardoise, le cahier de brouillon...

Mes élèves écrivent beaucoup en classe, mais apprennent aussi à exercer leur jugement aen manipulant des outils numériques. 

Je constate que si l'école n'éduque pas à l'utilisation réfléchie des outils numériques, ce ne sont pas les parents qui le font (enfin, certains !). En classe, mes élèves apprennent à utiliser intelligemment un ordinateur, twitter, une messagerie à des fins complémentaires.

 

Les encyclopédies papiers existent toujours dans ma classe mais nous avons aussi les ressources d'internet. L'un n'exclut pas l'autre, ils s'enrichissent.

o10nez
#126, le 21/01/2015 - 13:57

Tout est dit !

L'âge d'or est révolu par définition puisque c'était avant ! Le niveau baisse, cher monsieur, les enfants ne savent plus écrire, le Baccalauréat est donné à tout le monde...

Avec le retour de la plume et de l'encrier, en rétablissant les sanctions corporelles, le temps béni de l'instruction publique will come back. Mince ! Un anglicisme ;-)

Comment imaginer que l'école du 21e siècle ne s'empare pas du numérique afin d'en faire des outils d'apprentissage et d'ouverture sur le monde ? Ce qu'ils sont aussi ! Mais un outil n'est-il pas seulement que ce qu'on en fait ?!

Christophe GILGER
#864, le 15/02/2015 - 20:39

On réserverait alors les outils numériques, dont vous soulignez leur intérêt pour l'enseignant, aux seuls professeurs ?

S'ils sont bons pour les enseignants, pourquoi ne seraient-ils pas bon pour les élèves ?

Ces propos me semblent bien incohérents !!!

Yannick Colère
#111, le 21/01/2015 - 11:24

Vu que l'informatique et le numérique se retrouve à présent à tous les niveaux professionnels et de plus en plus dans le quotidien personnel, il me parait au contraire très important que les enfants soient accompagnés, encadrés et formés sur cet outil, dès le collège et de façon plus pointue au lycée.

Sinon on se retrouvera vite avec des adolescents totalement perdus et démunis face aux nouvelles technologies. Ils seront incapables de faire autre chose que du jeu vidéo ou du réseau social et en plus de manière irresponsable...

 

 

 

 

Christophe GILGER
#866, le 15/02/2015 - 20:57

Certains propos choquants (notamment sur les punitions corporelles), d'autant plus si ce contributeur est enseignant !

flo_lafouch
#179, le 21/01/2015 - 23:03

Oui en fait pour que nos futurs citoyens n'aient aucune compétence transversale et soit incapable de s'adapter, vous avez donné la recette !! lol #àCotéDeLaPlaque Merci o10nez!

Matthieu Rouyer
#55, le 20/01/2015 - 23:34

Je ne suis pas d'accord avec votre vision. Je pense plutôt que dans ce contexte moderne, l'apprentissage de l'utilisation des NTIC est une étape nécessaire dans la transition de l'enfance vers la citoyenneté. Ce serait donc dès le collège que l'on devrait commencer cet apprentissage. Il faudrait également prendre en compte tous les établissements particuliers comme le Lycée International de Saint Germain en Laye: 4h de sport, déjà que les journées sont assez longues avec les cours de langue supplémentaire, ce serait un cauchemar.Enfin, le punitions corporelles dont vous parlez, c'est tout bonnement révoltant. Des collégiens et des lycéens, même si ils font parfois montre de jmenfoutisme ou de violence, il ne faut pas les pénaliser comme cela. Cela les pousserait à sortir du système scolaire.

Ninon Louise LePage
#697, le 07/02/2015 - 15:26

Une question!  Les punitions corporelles ne servent-elles pas à apprendre à l'enfant, à l'écolier, à l'étudiant que la violence physique est "le moyen" de régler les désacords?

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