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La contribution #162

S. Pramil
#162, le 21/01/2015 - 19:44

Défi proposé : Faire confiance aux enseignants sur le terrain

Bonsoir,

Il serait bon de reformuler vos questionnement dont les réponses tombent sous le sens.  Je pense que vous devriez vous questionner et nous interroger sur ce que nous, enseignants, pourrions nous faire avec les outils numériques.

Ainsi, la question

  • De quelle manière le numérique peut-il contribuer à l’amélioration des apprentissages et à la réussite des élèves ?

deviendrait : de quelle manière l'enseignant peut-il contribuer à l'amélioration des apprentissages et à la réussite des élèves en se servant du numérique?

Puis pour la question suivante, celle qui enfonce une porte ouverte, il serait plus opportun de proposer celle-ci:

  • Quels sont les besoins en termes de ressources, d’accès et d’équipements permettant d’atteindre ces objectifs ?

De quelle façon le numérique Libre (open source) permettra d'atteindre ces objectifs?

 

Ainsi le débat serait plus constructifs et moins autocongratulant.

 

Pour finir, une question me taraude:

Sachant l'Education Nationale près de son argent au point de geler les salaires des enseignants depuis 8 ans, et réduisant les zones d'éducation prioritaire avec pour argument la ligne budgétaire, où va t'elle trouver cet somme considérable? Car il faudra bien nous équiper......et nous former....

 

Cordialement

2 arguments pour ∨

Guillaume L
#581, le 03/02/2015 - 17:19

Je suis complètement d'accord avec la reformulation de la première question. La question initialement formulée semble postuler que "le numérique", considéré comme une entitié presque divine, changera l'éducation si on l'invoque... Telle quelle, la question ouvre grand la porte  au "solutionnisme" dénoncé par Evgeny Morosov !

La reformulation me semble donc des plus sages et mériterait d'être déclinée :

De quelle manière les établissements peuvent s'appuyer sur les outils numériques pour mettre en place des stratégies ... (compléter : de lutte contre l'échec, de décloisonnement, etc.) ?

De quelle manière les collectivités territoriales peuvent utiliser le numérique pour créer des "territoires apprenants" (améliorer l'accès à des ressources, mettre en place les activités périscolaires, améliorer le lien entre école et autres services culturels, etc) aux services de tous ?

etc.

Je suis en revanche plus réservé sur la deuxième reformulation... voir la colonne de droite !

 

 

isabelle
#540, le 01/02/2015 - 22:18

Je suis bien d'accord, les questions formulées sont très consensuelles, et..très fermées ..et la place pour ajouter des commentaires bien réduite ! Aucun espace possible pour proposer , suggérer , critiquer ..le résultat ne peut être que lénifiant comme d'habitude ..

Et je trouve également que l'orientation qui se profile vers l'équipement massif en tablettes( aux systèmes verrouillés et commerciaux)  est bien réducteur, voire suspect ..le recours aux logiciels et systèmes libres devraient être bien plus soutenu et encouragé dans un espace où les moyens financiers et humains sont réduits, quand ils ne sont pas inexistants (notamment au niveau de l'école primaire ..)

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2 arguments contre ∨

Guillaume L
#580, le 03/02/2015 - 17:14

La reformulation de la deuxième question maintient selon moi une confusion qui dure depuis deux décennies sur ce qu'est réellement l'open source et, surtout, sur les bénéfices supposés que peut en tirer  la communauté éducative

En effet, il ne faut pas confondre les notions de ressources gratuites (application ou contenu), de ressources  libres (OER, creative commons) et le concept d'open source qui ne s'applique quant à lui qu'aux programmes informatiques : c'est l'accès au code source de l'auteur d'un logiciel (application, système d'exploitation, etc.). Cette particularité intéresse en premier lieu la communauté des développeurs et la recherche informatique.

Autant le bénéfice des ressources gratuites et libres dans l'éducation ne méritent aucun débat ; autant je m'interroge sur la réalité de l'usage qu'un enseignant (ou un établissement, ou même la communauté éducative dans son ensemble) peut faire de la liberté de mettre son nez dans les millions de lignes de code de son éditeur de texte (sans parler des centaines de millions de lignes de code du système d'exploitation...). 

Dans un monde où le plus important fournisseur d'outils open source de la planète s'appelle Google, la "liberté" que confère l'open source aux utilisateurs finaux mérite plus que jamais d'être précisée. Pour ceux que le sujet intéresse, l'article de Richard Stallman  rappelle la différence essentielle (pour ne pas dire existencielle) entre logiciel libre et open source.

 

gtouze
#578, le 03/02/2015 - 16:35

Pas vraiment contre, quoique...

On pourrait fondre en une seule question : comment le libre peut-il aider les enseignants à améliorer...

Parce que pour le moment, à l'exception de 2 ou 3 outils, le libre est plutôt réservé aux passionnés, non?

 

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