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La contribution #1122

AFDEL
#1122, le 09/03/2015 - 17:13

SYNCHRONISER LA STRATÉGIE NUMÉRIQUE ÉDUCATIVE AVEC LA POLITIQUE INDUSTRIELLE DU GOUVERNEMENT, ET RESPECTER LA NEUTRALITÉ DE LA COMMANDE PUBLIQUE

La stratégie numérique éducative devra en outre se synchroniser avec la politique industrielle du gouvernement définie notamment dans le cadre du plan e-éducation (un des 34 plans du gouvernement), afin de jouer son rôle de soutien à l’écosystème français en particulier aux PME et ETI du secteur de l’édition de logiciels, par exemple dans le domaine des applications éducatives ou des Environnements Numériques de travail (ENT). Il ne s’agit naturellement pas de déterminer les choix d’outils, de ressources, et de technologies numériques selon des critères de pure politique industrielle ; l’ambition doit être toute entière tournée vers l’éducation et la réussite des élèves, mais la puissance publique doit en parallèle impérativement être consciente du rôle de la commande publique sur l’écosystème. L’effet de levier de l’achat public demeure en effet déterminant pour faire émerger des champions du numérique éducatif, à vocation exportatrice.

Ce levier doit être activé dans le respect du principe de neutralité de la commande publique.  Ainsi, c’est l’accès de tous les acteurs économiques à la commande publique qui garantira le mieux l’adéquation entre les besoins numériques de l’école et les actes d’achat de la puissance publique. Plus globalement, et du point de vue de la politique industrielle, on ne construit pas de filière d’excellence, porteuse d’innovation, sur la discrimination de certains acteurs économiques. L’AFDEL rappelle à ce titre que le choix entre différents modèles de logiciels ne peut intervenir a priori : il dépend du cadre d’utilisation, de l’importance et de la composition des communautés concernées, de la complexité des systèmes d’information et de leur niveau de criticité etc. Contrairement à ce qu’expliquent certains acteurs, ce serait donc une erreur de décréter en amont que tel type de logiciel (qu’il soit libre ou propriétaire) est le meilleur a priori. Il faut analyser chaque contexte et chaque cas d’usage.

Au-delà, cela signifie également qu’un dialogue en amont avec les industriels est nécessaire. On doit à tout prix éviter de réinventer les outils et les usages. Il faut, tout en laissant une liberté de choix aux enseignants et aux collectivités, rester en phase avec les outils existants. Dans la mesure du possible, il semble ainsi préférable d’apprendre aux élèves à utiliser les outils répandus dans le monde professionnel plutôt que  de travailler sur des outils « maison » de l’éducation nationale. Ce type de question se pose de façon très concrète, par exemple, dans la préparation aux métiers de la comptabilité, à l’aide de différents logiciels d’ERP (Enterprise ressource planning).  

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Guillaume L
#1133, le 09/03/2015 - 22:58

"On doit à tout prix éviter de réinventer les outils et les usages. Il faut, tout en laissant une liberté de choix aux enseignants et aux collectivités, rester en phase avec les outils existants. "

Cette affirmation me sidère tant elle semble ramer à contre-courant et aller à l'encontre même de la dynamique à laquelle invite le numérique. Surtout éviter d'innover et, autant que possible, s'assurer que les élèves se familiarisent avec les outils "existants", sous-entendu les outils bureautiques, plutôt que d'embrasser les nouvelles possibilités offertes par les outils collaboratifs et sociaux. Vive donc les ERP, les progiciels, la bureaucratie et le XXeme siècle !

 

 

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