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La contribution #870

Dominique Arbieu
#870, le 16/02/2015 - 07:26

Indispensable formation (1er degré)

Il est devenu un lieu commun que de d’affirmer que :

  • l’intégration des TUIC dans l’enseignement scolaire est désormais une nécessité incontournable pour ancrer résolument l’éducation des élèves dans les réalités technologiques actuelles et à venir, et tendre vers une meilleure efficacité pédagogique.

Autre lieu commun ou autre affirmation établie par maintes recherches :

  • les facteurs formation et accompagnement de proximité sont déterminants dans l’évolution des pratiques pédagogiques chez les enseignants.

Il existe dans le premier degré une « organisation » qui s’est imposée par nécessité au fil des 15 dernières années dans les départements et qui repose sur l’affectation de personnels enseignants à des missions pour tout ce qui concerne le numérique.

Ces formateurs TICE œuvrent en particulier par des actions d’accompagnement et de formation auprès des collègues et au plus près des équipes pédagogiques, formations de celles qui sont les plus efficaces pour faciliter la transformation des comportements professionnels dans le sens d’une réelle utilisation des TUIC au service des élèves.

Le numérique prenant inexorablement sa place dans notre système au fil des ans la multiplication des « dossiers » à traiter par formateurs TICE devient telle qu’un éparpillement de leurs actions néfaste à leur efficacité en terme de formation est à redouter.

En l’absence de cadre national définissant leurs missions et les moyens à y consacrer dans chaque département, en période de pénurie (de postes) il est à craindre ces moyens soient menacés.

Ne faudrait-il pas, au contraire, à l’image de l’effort fait en son temps pour l’EPS (1 poste de formateur EPS dans chaque circonscription du 1er degré) et pour que les actes rejoignent enfin les discours accorder au minimum le même crédit au « numérique » ?

A l’heure où l’on parle de « fracture cognitive » ou s’affiche plus que jamais l’objectif permanent d’égalité des accès aux savoirs peut-on laisser se creuser cet écart entre le monde vécu par nos élèves et monde scolaire ? Fossé qui pénalise, avant tout, comme le démontre toujours enquêtes et recherches, les élèves issus des milieux « socio-culturellement défavorisés »

Jamais l’introduction de matériel dans une classe ne provoquera par je ne sais quel automatisme fantasmé, son utilisation pertinente en matière de pédagogie. C’est pourquoi l’entrée par la formation et son suivi me semblent indispensables à une réelle appropriation des outils numériques par les enseignants. Un embryon de structure formative existe pour le premier degré, il est à développer, repenser peut-être mais en tous les cas d’une existence indispensable.

 

 

 

2 arguments pour ∨

Philippe TASSEL
#944, le 19/02/2015 - 12:39

L'écart entre le monde scolaire et le monde dans lequel vivent les élèves, dans lequel nous vivons, devient de plus en plus grand.
La classe est organisée comme au XIXe siècle, à peu de chose près. L'époque de la locomotive à vapeur et du porte plume.
Les élèves d'aujourd'hui vivent dans une culture du visuel, du sonore, de l'écrit et de la communication où le numérique est présent partout.

À quel moment ça va craquer ?

 

Pierre Marie
#878, le 16/02/2015 - 10:44

Sur le site du ministère, il y a tout un espace consacré à l'école numérique.

Chaque rectorat possède son DAN.

Chaque département son IEN TICE.

Mais près du terrain, il y a des ATICE, ATUIC, MATICE, CTICE, EATICE, etc.

Avec des décharges, des zones d'intervention,  des missions variables...

Sans parler des frais de déplacements, du matériel fourni ou pas...

Le seul point commun, c'est le rôle de formateur demandé à ces xTICES ("x" pour multiple mais aussi pour non reconnu).

C'est le moment d'en faire un vrai "METIER".

Sans lui l'école ne sera pas numérique.

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