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La contribution #559

Thierry Marchand
#559, le 02/02/2015 - 22:04

Numérique dans l’enseignement : pourquoi tant de réticences

Le numérique ne prend pas la place qui devrait être la sienne dans l’éducation. Et au-delà de la longue liste des freins en tous genres, il y a deux (et seulement deux ?) raisons qui font qu’un enseignant refuse les solutions qui lui sont proposées.

La première est d’une évidence simplissime : pour s’intéresser à une solution, il est nécessaire qu’il y ait un problème !

Si je suis capable de faire mon cours efficacement dans un amphi de 200 étudiants attentifs alors que mon seul outil est la voix, pourquoi m’intéresserai-je à des outils tels que microphones, vidéoprojecteur, plateforme pédagogique,  boîtiers de réponses ?

Si je suis capable de suivre et aider les élèves de ma classe, de leur proposer des activités diversifiées, adaptées à chacun d’entre eux, avec un manuel scolaire, des fiches d’exercices et en circulant entre les tables, pourquoi m’encombrer de tout un tas d’écrans qui feront … écran entre les élèves et moi.

La deuxième raison du refus des éventuelles solutions numériques est tout aussi évidente : il ne faut pas que la « solution » apporte encore plus de problèmes.

Si je suis dépendant de la technique, de l’administrateur, du matériel oh combien peu fiable, du réseau, de la connexion internet, la probabilité que tout fonctionne est tellement faible qu’il est inutile de perdre son temps.

Si j’utilise des technologies pointues, je risque d’être désemparé si tout ne se passe pas exactement comme prévu. Et je vais me retrouver en échec devant mes élèves ou mes étudiants.  

Désolé si ma formulation comporte quelques éléments ironiques, mais c’est pour faire apparaître que, dans le premier cas, il arrive parfois qu’un peu de lucidité change la donne, et que dans le deuxième, c’est l’absence de compétences numériques, l’absence de formation, qui est souvent la véritable source du refus.

La réponse, c'est la formation avec bien sur des apports théoriques qui ouvriront l'esprit,  et remettront en cause les pratiques. Mais aussi avec de l'expérimentation pratique, celle qui permet de maîtriser les outils, au service de la pédagogie

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JACQUES MUNIGA
#567, le 03/02/2015 - 10:05

J'ai quelques fois 20 ans et je me souviens de mes premiers cours dispensés.

Il n'y avait jamais de sonneries de téléphone dans mes classes. Et pourtant aujourd'hui, même le téléphone du professeur sonne parfois (avec quelques gênes certes).

Donc si je prends les exemples de la personne, je peux dire aussi que le téléphone portable apporte son lot de problèmes : pas de réseau, plus de batterie etc.....

Mais, pourrait-on aujourd'hui s'en passer ?

Le numérique à l'école n'est pas un problème. Et pour reprendre une célèbre publicité, l'essayer, c'est l'adopter.

Jacques MUNIGA

http://www.geographie-muniga.org/

 

 

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