La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.

Vous êtes sur la page de contribution de Jérôme G. sur le débat « Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives ».

Retourner au débat

La contribution #487

Jérôme G.
#487, le 30/01/2015 - 06:56

Et Pourquoi pas les « jeux sérieux » ?

Bonjour,

Pourquoi ne pas proposer aux enseignants des filières technologiques et professionnelles qui le souhaiteraient de se former à la création et l’animation de jeux sérieux (serious games) pour mettre les élèves en situation afin de réaliser des taches qu’ils retrouveront par la suite dans le monde du travail ?

Par la simulation, il est possible d’obtenir de très bons résultats en termes de compétences. Ce concept de jeux peut être considéré comme un outil pédagogique à part entière.

Les enseignants pourraient créer ces applications de manière collaborative à l’image des projets dits Open source et se les partager sur un site Internet dédiés à cet effet. Ils pourront les adapter et les faire évoluer suivant les besoins de chacun.

 

4 arguments pour ∨

Ninon Louise LePage
#706, le 07/02/2015 - 22:10

À Jérome,

Lorsque j'utilisais IKEA et LEGO, ce n'était pas en tant que marque de commerce mais comme exemple de type de produit : avec IKEA, le produit est complet nous n'avons qu'à en terminer le montage (la structure du jeu est complète, l'enseignant n'a qu'à y intégrer un contenu  - comme Prezi - par exemple), avec les briques LEGO , l'utilisateur ne dispose que de briques avec lequelles il peut fabriquer n'importe quoi (Make an app, par exemple ).  Je ne m'étais sans doute pas exprimée assez clairement.  Je pense que nous sommes essentiellement d'accord l'un avec l'autre relativement à la possibilité d'élaborer ces jeux par certains groupes d'éducateurs.

Somme toute, je crois que notre seul point de discorde est le potentiel commercial et économique pour la société de l'élaboration de jeux par des firmes spécialisées. Je pense aux emplois créés pour les jeunes qui se spécialisent dans le domaine.  Je pense au dynamisme économique pour une région de la présence de start-up qui se spécialiseraient dans la création de jeux éducatifs.

Ninon Louise LePage
#537, le 01/02/2015 - 16:21

Par contre, il faut encourager l’ouverture du domaine. 

D’une part, offrir aux groupes d’éducateurs et d’étudiants qui désirent créer ces jeux, la possibilité de le faire :  les libérer de leur tâche habituelle pour leur donner le temps de travailler à leurs projets, accorder des subventions, . . . 

D’autre part, les jeux sérieux accrédités par les états pour usage scolaire pourraient présenter aux éducateurs et les étudiants qui le désirent la possibilité de changer certains éléments du jeux, soit pour l’adapter à leur contexte scolaire particulier, soit pour permettre aux éducateurs et leurs étudiants «un peu maniaques du numérique»,  de transformer le jeu au moment de son usage.  

Peut-être pourrions voir apparaître des jeux sérieux complets prêts à être utilisés tels quels, des jeux sérieux de type IKEA à compléter à l’école et des jeux sérieux de type LEGO (d’autrefois) à construire soi-même comme «Make an App», par exemple.

Ninon Louise LePage
#536, le 01/02/2015 - 15:01

Effectivement, il faut favoriser l’usage des jeux sérieux en éducation, un domaine sous-développé.  Entre autres, les jeux de simulation permettent réellement d’obtenir d’excellents résultats en terme de compétences. 

Penser que les enseignants pourraient créer ces applications est utopique.  Quelques enseignants talentueux pourraient créer quelques jeux sous la formule Open source. Mais . . .

  -  Être enseignant, c'est être présent en classe auprès de ses élèves, être attentif aux forces et faiblesses de chacun dans la limite du possible, leur tenir la main le long de ce parcours qui mène à leur éveil intellectuel, leur apprendre à apprendre dans notre monde où les connaissances sont à la portée de leurs doigts, leur présenter les concepts fondamentaux qui leur permettra  de s’orienter sur la mer d’information qui les submerge. . . - ( copie d’un paragraphe présenté ultérieurement)

Si on vise l’usage optimal des jeux «sérieux» comme outil pédagogique,  il faudra faire appel à des spécialistes du domaine.  Ces derniers ont l’expertise pour produire en un temps raisonnable des jeux complexes. 

Les jeux vidéos coûtent, n’en doutons pas,  très chers à développer comme le mentionne monsieur Pierre Couic. Rêver que ces applications soient de type Open source est à mon avis irréaliste et peut-être légèrement négatif.  Vous avez sûrement lu au sujet de cette mésentente historique entre Steve Jobs et Steve Wozniak au tout début de ce qui allait devenir Apple.  M. Wozniak, dans la foulée des idées d’ouverture de l’époque,  désirait que les premiers ordinateurs Apple soient de type Open source, ce à quoi Steve Jobs s’est fortement opposé.  Steve Jobs a gagné et on connait la suite de l’histoire.  Apple est une grande réussite commerciale qui génère des milliers d’emplois. 

La valeur et l’intérêt pédagogique de ces «jeux sérieux» dépendra de la créativité des éducateurs qui participeront à leur élaboration.

Par contre, il faut encourager l’ouverture du domaine. 

D’une part, offrir aux groupes d’éducateurs et d’étudiants qui désirent créer ces jeux, la possibilité de le faire :  les libérer de leur tâche habituelle pour leur donner le temps de travailler à leurs projets, accorder des subventions, . . . 

D’autre part, les jeux sérieux accrédités par les états pour usage scolaire pourraient présenter aux éducateurs et les étudiants qui le désirent la possibilité de changer certains éléments du jeux, soit pour l’adapter à leur contexte scolaire particulier, soit pour permettre aux éducateurs et leurs étudiants «un peu maniaques du numérique»,  de transformer le jeu au moment de son usage.  

Peut-être pourrions voir apparaître des jeux sérieux complets prêts à être utilisés tels quels, des jeux sérieux de type IKEA à compléter à l’école et des jeux sérieux de type LEGO (d’autrefois) à construire soi-même comme «Make an App», par exemple.

 

Delphine Imbert
#493, le 30/01/2015 - 11:33

Pas seulement en filière technique et professionnelle, d'ailleurs.

Les partenaires possibles existent (je pense à Tralalere) mais financements institutionnels et accompagnement pour de tels projets seraient bienvenus.

J'ai un projet de serious game pour enseigner l'histoire littéraire au lycée, et nous sommes certainement nombreux à pouvoir proposer de tels projets.

La consultation est fermée

3 arguments contre ∨

Sellisrev
#900, le 16/02/2015 - 23:38

Je sens que votre contribution part d'un bonne intention, mais je pense que vous mésestimez la difficulté inhérente à la création de jeu (ou la conduite de projets logiciels open-source). Il est extrêmement difficile de créer un bon jeu, et encore plus un bon jeu éducatif, car les contraintes que cela ajoute sont loin d'être triviales.

Alors un bon jeu, opensource, et éducatif, ce n'est pas impossible bien sûr, mais vous avez intérêt à avoir beaucoup de patience et de temps libre.

Jérôme G.
#621, le 05/02/2015 - 03:28

@Pierre

Bonjour Pierre,

Vous avez une vision un peu trop holywoodienne des jeux sérieux ;-)

Sans tomber dans les supers productions avec effets 3D, rayons lasers et tout le reste qui sont tout à fait remarquables, on trouve aujourd'hui des "petits" prestataires français qui proposent ce type de jeux pour moins de 10 000 euros, plus modestes mais qui ne manquent pas d'intérêt pour autant. Les équipes sont constituées d'ingénieurs pédagogiques plus que de designers...

 

@Ninon Louise

Bonjour Ninon Louise,

Vous reprenez certains points qui vont dans le sens de ma proposition. Peut-être me suis-je mal fait comprendre en manquant de précisions ?

Vous dites : « La valeur et l’intérêt pédagogique de ces «jeux sérieux» dépendra de la créativité des éducateurs qui participeront à leur élaboration.

Par contre, il faut encourager l’ouverture du domaine. 

D’une part, offrir aux groupes d’éducateurs et d’étudiants qui désirent créer ces jeux, la possibilité de le faire :  les libérer de leur tâche habituelle pour leur donner le temps de travailler à leurs projets, accorder des subventions, . . . » 

L'idée que je suggérais était bien de mettre avant tout l’enseignant au centre de l’initiative éducative et non pas le transformer en ingénieur.

De plus, faire appel à un prestataire privé n’implique pas obligatoirement une fermeture absolue des modes d’utilisation des logiciels. Dans le traitement de texte Word de Microsoft par exemple, il y a plusieurs modèles de lettre et même la possibilité d’en créer un ou autant qu'on le souhaite, de manière tout à fait personnalisable.

Delphine, dans l’argument précédent, parlait de son projet des plus pertinents et très original avec le prestataire Tralalere pour ne pas le nommer (cliquer ici). Vous remarquerez que ce dernier n’a absolument rien à voir avec Apple !

Il est aussi tout à fait possible d’élaborer des contrats d'exclusivité qui cèdent les droits de licence au commanditaire. Ainsi, vous n’aurez pas de marque comme IKEA ou même LEGO appliquées aux jeux mais bel et bien celle de Education Nationale qui n’en est pas moins une quoi qu’on en dise. Tout comme Médecins du Monde ou Boulangerie chez Marcel & Lucette...

 

@Dephine 

Bonne chance pour votre projet ! J'espère que vous pourrez le mener à terme. C'est une très belle initiative  :)

 

 

pierre couic
#517, le 31/01/2015 - 17:47

developper un serious game c est comme developper un jeux video. ca demande des milliers d'heures ingenieurs designer informaticiens.........................

bref ca coute tres tres tres tres tres cher

La consultation est fermée

Aucune source déposée

La consultation est fermée