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La contribution #36

Hervé Lalimace
#36, le 20/01/2015 - 19:19

Mettre en place au niveau national une proposition d'environnement de travail basée sur les logiciels libres, adaptés à l'éducation.

Pourquoi n'impulserait-on pas la création et la mise en place d'un environnement basé sur les logiciels libres type GNU/Linux, estampillé "éducation nationale" qui permettrait, pour le primaire (mais pas seulement) de standardiser les offres logicielles et résoudre le casse-tête des mairies ne sachant pas forcément comment équiper les classes?

On pourrait imaginer l'offre logicielle de cette OS autour des suites comme LibreOffice, Sankoré pour les TBI, GIMP pour la retouche d'image, et bien d'autres...

En utilisant ces logiciels, et SEULEMENT ces logiciels, en faisant leur promotion à travers les formations et les vidéos de m@gistère, nous changerions pour le meilleur les habitudes de milliers d'élèves en les rendant actifs dans la participation au developpement de ces logiciels libres.

15 arguments pour ∨

elsass leonie
#937, le 18/02/2015 - 22:33

j'ajouterai que c'est un bon moyen aussi d'associer des jeunes de l'instruction en famille sur des projets en pouvant travailler avec des jeunes des établissements même à distance. que la pratique du développement de logiciel est une nécessité de nos jours autant qu'une langue. de ce fait, il serait opportun que les jeunes y soient habitués très tôt. dans l'instruction en famille, c'est souvent le cas. peut être une mutualisation des compétences entre parents et enseignants, entre jeunes des établissements et de l'instruction dans la famille serait envisageable sur base de volontariat et échanges de compétences (bourses de compétences à créer au niveau des rectorats, cadre du service volontaire pourquoi pas) et pour répondre à ceux qui sont contre, les logiciels gratuits ne sont pas toujours de bonne qualité mais certains peuvent être développés par les jeunes via des concours d'innovation, un bon moyen d'encourager l'innovation. c sur cette base qu'il faut partir.

ludovic.leynaud
#920, le 17/02/2015 - 21:02

Les économies qui pourraient être faites en utilisant des logiciels libres, pourraient permettre d'améliorer un peu les équipements informatiques des écoles. De plus, en se servant des logiciels libres, il n'y aurait plus de problèmes de compatibilité avec la dernière version d'un logiciel propriétaire.

XTUIC-71500
#912, le 17/02/2015 - 11:31

Les logiciels libres doivent être déployés prioritairement, pour cela le premier obstacle est au niveau des enseignants qui par manque de formation ne connaissent et ne pensent maîtriser que les suites bureautiques payantes. Au bout de seulement 3 heures de formation, un groupe peut complètement changer d'avis entre les possibilités d'un publisher et un Open office draw.

Méconnaissance des logiciels libres et trop peu de formations techniques à leurs usages.

apdr
#138, le 21/01/2015 - 17:34

Je trouve d'autant plus invraissemblable que Linux ne soit même pas envisagé que:

- les serveurs dans mon académie fonctionnent sous Linux

- il existe au moins une distribution francophone de Linux pensée pour les enfants et l'école primaire (ASRI-EDU, basée sur PuppyLinux)

- les ordinosaures des parcs informatiques vieillissants de nos établissements ne tournent plus sous Windows XP et ne peuvent passer sous Windows 7 ou 8

- des sommes faraminueuses sont dépensées pour des licences établissements de logiciels propriétaires ET payants.

Alison Carter
#166, le 21/01/2015 - 22:15

On entend souvent dire que la maîtrise d'une certaine gamme de produits proposée par Microsoft est nécessaire pour ensuite pouvoir travailler dans une entreprise. La particularité d'un apprentissage basé sur le logiciel libre vient justement du fait que l'élève peut apprendre à se servir de l'outil, non pas d'un système commercial imposé. Et les élèves d'aujourd'hui auront besoin davantage de souplesse pour faire face à la recherche d'emploi dans l'avenir. @Hervé Lalimace c'est vrai que le monopole existe car les logiciel libres restent méconnus.

Allan Wauters
#137, le 21/01/2015 - 17:32

Les logiciel libres sont à promouvoir et les enseignant devraient y avoir accès.

Il existe aussi des sites qui mettent à disposition des cours comme khanacademy, kartable ou metaphysik.

Ce dernier,élaboré par un enseignant,propose même des logiciels pedagogiques open source et collaboratif (un manuel de physique-chimie et un logiciel d'évaluation par compétences).

Il faudrait davantage encourager ces pratiques en proposant des moyens aux concepteurs de ces projets.

MadPeW
#791, le 11/02/2015 - 15:00

Les logiciels libres ont largement rattrapé l'ergonomie des logiciels payants. En bureautique lorsqu'on maîtrise open office ou libre office on sait se servir de n'importe quelle suite bureautique. Dans un CV il faut marquer "maîtrise des outils de bureautique".

Le libre,  pour que le numérique reste une culture et non un produit marchand.

Thierry Munoz
#695, le 07/02/2015 - 09:51

Il existe pourtant une solution libre produite par l'Éducation Nationale qui permet de fonctionner : il s'agit de la solution Amonecole+ (projet EOLE de l'académie de Dijon). Cette solution fournit toutes les garanties pour une utilisation à l'école.

Le seul souci c'est que je ne sais pas pourquoi, elle est très peu diffusée (du moins par chez moi) ou connue des décideurs (municipalités) pourtant elle n'a que des avantages selon moi. Voir ma proposition ici : http://forum.ecolenumerique.education.gouv.fr/debat/30/avis/685

Hervé Lalimace
#149, le 21/01/2015 - 18:18

Par rapport à l'hégergement des ENT: la plupart sont déjà hebergés sur des serveurs sous logiciels libres, et beaucoup d'ENT sont des logiciels libres... Je parlais bien dans ma proposition d'un OS pour les machines de travail. Mais faire une offre standardisée.

On voit que des initiatives ponctuelles ont eu lieu

http://aft-rn.net/spip3/spip.php?rubrique67

Mais ça reste trop rare.

Si l'Education Nationale prenait les devants en parlant bien d'éducation aux logiciels libres, qui ne sont donc dépendants d'aucune marque, entreprise, et encouragent la participation, la coordination, le travail en équipe, et que de fait, c'est une solution libre qui devra être installée en classe!

bNach
#144, le 21/01/2015 - 17:41

Pour simplifier la maintenance il pourrait être mis en place un serveur CloneZilla.

L'état n'égocie avec les constructeurs des configurations puis propose une image pré-configurée. En cas de problème en 20mn l'ordinateur est remis à neuf.

FPC
#91, le 21/01/2015 - 10:09

En effet quel effort d'adaptation cela représente de changer d'établissement régulièrement et d'utiliser des logiciels différents. Pour cela je serai pour une concertation et un choix collectif.

Le choix des logiciels libres permettrait aux établissements des économies, ou de respecter la réglementation de leur utilisation.

Cependant cet effort d'adaptation sera surement attendu de nos élèves lors de leur entrée en milieu professionnel donc il est aussi de notre mission de leur présenter plusieurs logiciels.

Lucie Lebeau
#439, le 28/01/2015 - 10:24

Il est important de travailler avec des logiciels libres/gratuits car les élèves (du primaire jusqu'à l'université) n'ont pas tous les moyens d'avoir accès aux logiciels payants.

Lorsque j'étais étudiante (il n'y a pas si longtemps) je me suis plusieurs fois retrouvée embêtée lorsqu'il était demandé de rendre un dossier version .doc, n'ayant qu' Open Office.

Toutefois, j'ai récemment fait l'acquisition d'une clef Microsoft Office et il est vrai qu'on ne peut pas nier que la prise en main, l'ergonomie et les outils proposés sont supérieurs aux logiciels libres. De plus, c'est ce traitement de texte qui est utilisé dans l'univers de l'entreprise.

Alors il y a bien des moyens d'obtenir une licence Microsoft Office à prix réduit pour le personnel enseignant, les élèves, les étudiants, mais les offres sont peu mises en avant, les démarches doivent être faites par les établissement (inscription au programme Microsoft Education), et il y a des offres différentes. Cela est un peu confus.

Bref, le libre est accessible à tous mais ce qui est payant est de meilleur qualité mais exclusif...

 

Seb16
#755, le 09/02/2015 - 23:01

Amonecole est utilisé dans plus de 100 écoles de notre département.

Les capacités offertes par ces serveurs sont énormes.

Par contre, l'administration de tant de machines par peu de personnes peut poser souci.

Ninon Louise LePage
#698, le 07/02/2015 - 16:21

Les entreprises utilisent très rarement les logiciels libres.  Il faut donc tenir compte ici du but de la formation offerte à l'étudiant : s'agit-il d'une formation professionnelle en préparation d'un emploi bureaucratique au sein d'une entreprise, une formation générale ou  une formation au numérique? 

 

JACQUES MUNIGA
#584, le 03/02/2015 - 17:53

Le libre est une vraie fausse question.

En effet, que le logiciel soit libre ou pas ne résout en rien la pédagogie appuyée par le numérique. Pour l’heure il n’existe que très peu de  logiciels libres ou pas pour accompagner nos disciplines.

Pourquoi ?

Pour deux raisons principalement :

  1. Pour les productions payantes, le « capital » n’a pas encore trouvé le chemin du retour sur investissements tant les utilisateurs visés sont frileux (les enseignants). Oui j’ai raison, comparé le téléphone portable de l’an 2000 par exemple aux Smartphones d’aujourd’hui. Quatorze  ans nous séparent seulement mais observer le bon technologique !
  2. Pour les productions libres ou gratuites, elles sont bloquées. Bloquées par qui ? Par la hiérarchie interne à l’Education Nationale. Une hiérarchie incompétente dans le domaine numérique. Avez-vous déjà vu une production d’un inspecteur ? Non. Il ne sait tout simplement pas faire. Alors il choisit dans le lot de pionniers celles et ceux qui, sans démériter, font de toute petites productions souvent sans lendemain. Pourquoi ? Parce que les places de « chefs » sont chères. Et pendant ce temps d’autres pionniers galèrent et proposent des produits élaborés certes diffusés par Internet mais jamais reconnu officiellement. Des enseignants peu avertis hésitent donc à les utiliser. La boucle est bouclée, l’immobilisme gagne une fois de plus.

 

Jacques MUNIGA, inconditionnel du numérique et pionnier depuis presque deux décennies

http://geographie-muniga.org/

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6 arguments contre ∨

christophe maury
#980, le 24/02/2015 - 20:29

 L'utilisation d'environnement de travail open source pour les filières STI2D, S-SI, BTS et bac pro est tout simplement impossible.

    Il y a trop de logiciels spécialisés spécifiques et de plus certaines formations terminales apportent un plus avec l'apprentissage de logiciels courants dans les secteurs professionnels.

   J'ai eu testé avec un collègue le passage en double environnement linux / Windows dans une salle de travaux pratiques. Et, à moins que l'utilisation de logiciels open source ne soit fermement demandée, les élèves tendaient à utiliser des logiciels propriétaires.

Laurent Blanquer
#612, le 04/02/2015 - 18:09

Contraindre les utilisateurs  à n'utiliser QUE les outils "labellisés" ajoute encore plus de rigidité à un système qui ne l'est déjà que trop. De plus, cela ne correspond pas aux usages personnels tant des enseignants que des élèves. En général, on préfère avoir le choix et utiliser dans un souci d'efficacité les outils qui correspondent le mieux à nos besoins (d'où le succes du BYOD, là où on peut le mettre en place). Et puis, que cherche-t-on? Développer la capacité des usagers à utiliser n'importe quel outil, et non limiter les compétences à quelques logiciels.

bubulbul
#374, le 25/01/2015 - 17:00

Les logiciels libres n'ont pas loin s'en fait rattraper l'ergonomie  de travail des logiciels payants (libre office par exemple), ni leurs capacités. D'autre part, il faut prendre en compte que les entreprises n'utilisent pas libre office. Ce n'est pas l'école qui va amener le changement, cela passe d'abord les entreprises. Que voulez-vous répondre à un étudiant qui n'est pas retenu lorsque sur son CV il y a maîtrise de libre office et non office... Les entreprises choisiront les logiciels libres lorsqu'ils auront rapptrapé leur retard. Il faut pouvoir ne pas faire perdre de temps à ces salariés (valable pour l'éducation nationale aussi, on a vu ce que donnait certains ENT.... Logica, la classe.com en rhône alpes...)

Lilian BERNON
#225, le 22/01/2015 - 16:53

Linux est incompatible avec de nombreux logiciels dont il n'existe pas de version gratuite, notamment les applications de technologie (collège).

Isabelle Dufrêne
#49, le 20/01/2015 - 23:08
  • Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée, parce qu'un Ent suppose un hébergement. Où seront stockées les données? Comment gérer les flux? Qui sera en charge de la maintenance?

 

Hervé Lalimace
#147, le 21/01/2015 - 18:07

La plupart des ENT ne supposent qu'un espace minuscule par rapport aux possibilités actuelles de stockage. Pour le primaire, un serveur un peu puissant avec 10 giga de stockage suffirait largement, d'autant plus que le gouvernement propose d'avoir l'accés au très haut débit dans les établissement: un serveur derrière la fibre, c'est "doigt dans le nez" au niveau de la bande passante, surtout si l'on met en place un OS dédié à cet ENT.

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