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Vous êtes sur la page de contribution de marc plateau sur le débat « Le numérique, renouvellement et diversification des pratiques pédagogiques et éducatives ».

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La contribution #359

marc plateau
#359, le 25/01/2015 - 11:28

Peut-on prendre en compte qu'avec le numérique et les diversifications des pratiques pédagogiques la quantité de travail des enseignants augmente ?

Convaincu de l’intérêt des outils numériques et de la nécessité de les utiliser avec discernement pour le bien des élèves, certain aussi que nous sommes à un tournant majeur de l’enseignement, je souhaiterais que l’éducation nationale prenne en compte que cela représente davantage de travail pour les enseignants et que cela s’ajoute au temps de préparation, de réflexion, de recherche et de correction. Cela permet aussi parfois d’en gagner mais il faut, je crois, que l’on se garde de certains dangers des outils numériques. Utilisés dans le monde de l’entreprise, ils ont parfois fait disparaître la frontière entre vie privée, temps de repos et temps de travail.

Cela dit je suis conscient que ce tournant de la transformation de l’école avec le numérique est un défi passionnant qui demandera des efforts indispensables et transitoires de la part des professeurs.

 

 

 

 

3 arguments pour ∨

jilpat
#492, le 30/01/2015 - 11:10

Pour que le travail avec les outils numériques soit plus efficace, il faut qu'ils soient conçu pour-pour eviter de faire faire 2 fois la même tâche aux enseignants par exemple.

je pense au logiciel "pronote" qui pose problème chez nous qui n'est pas prévu pour publier les appréciations ( pas les notes ) à une date voulue pour que les élèves n'y aient pas accès tout au long du  trimestre ( et protestent à chaque modification!). impossibilité également d'injecter dans le logiciel des notes et appréciation rédigées à l'avance

je pense aux forum créés pour des activités d'expresssion sur moodle qu'on ne peut pas télécharger ( sauf un par un ) chez soi pour retravailler.

je pense aussi à l'absence d'outil de notation ( barre de commentaire, avec mémorisation des commentaire utilisés de façon répétitives )sur Moodle

Thierry Bonnafous
#480, le 29/01/2015 - 19:26

Je bascule de l'autre côté pour répondre à S.J. et abonder dans son sens. Mais à force de laisser des bouts d'idées ici ou là, on ne sait plus trop ce qu'on a écrit et où. Dans la description que vous faites, je suis d'accord. L'idée que je défends depuis un moment c'est qu'il ne faut pas de "course aux armements". On a déjà tout ce qu'il faut pour bien travailler. Cette course, elle est voulue et recherchée par les professionnels et les geeks (il n'y a qu'à voir ceux qui profitent de la concertation pour placer leurs "produits"). Elle est bien évidemment contre-productive. On doit pouvoir s'appuyer sur un pack EN de quelques logiciels et se débrouiller avec ça (tout en facilitant leur amélioration mais dans le respect d'une base de fonctionnement maintenue).

S.J.
#477, le 29/01/2015 - 19:08

Je suis d'accord avec vous. Certes il faut savoir perdre du temps au début pour en gagner après. Mais les technologies évoluent très vite et personnellement, à peine ai-je eu le temps de découvrir un nouvel outil, d'apprendre à l'utiliser correctement pour changer mes pratiques pédagogiques, que déjà on me fait comprendre qu'il y a mieux (plus rapide, plus simple, plus ludique, plus...). D'autre part, je reçois beaucoup d'informations sur ce qui existe par le biais de sites internet officiels, académie, ministère, réseau des profs de maths mais aussi éditeur, partenariat... C'est très bien mais ça me prend un temps fou de consulter tout cela, d'aller chercher un peu plus d'informations pour savoir comment ça marche, ce que je peux en faire et si c'est compatible avec ce qui se fait dans mon étéblissement, et éventuellement monter un projet en ce sens. Alors peut-être que je me débrouille mal ou que je suis perfectionniste, mais personnellement, avec toutes mes classes, les copies, les préparations, les réunions et rendez-vous... (enfin vous connaissez tout cela), je n'arrive pas à consacrer plus de temps pour le numérique. Donc j'apprécierai qu'effectivement l'éducation nationale reconnaisse l'investissement en temps que cela demande.

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3 arguments contre ∨

Thierry Bonnafous
#471, le 29/01/2015 - 14:35

Que cela demande du travail en plus, on ne peut pas le nier. Mais cela demande plus de travail à un moment M... et ça finit par en demander moins à un moment M+.

Le temps de travail en plus, il est dans l'acquisition de la façon de travailler avec le numérique mais lorsqu'on l'a intégrée, lorsqu'on sait construire sa PréAO, dominer un logiciel créant des pages web, fabriquer son quizz pour l'autoévaluation des élèves, ça roule tout seul et souvent plus vite que lorsqu'on préparait un cours classique car l'esprit finit par tout faire ensemble.

Quand dans les formations, on dit aux stagiaires qu'à la fin de la journée ou des deux jours, ils auront construit leur séance, ils n'y croient pas. Ils pensent qu'ils sont trop nuls pour le faire et que c'est un temps trop court pour "tout" apprendre (comme ils disent). D'un autre côté c'est aussi cet argument que nous opposent les élèves quand on leur dit qu'ils doivent travailler plus. Et que leur répond-on alors ? Qu'en s'organisant et avec de l'habitude, ça ne leur prendra pas plus de temps... Donc si ça marche avec les élèves, pourquoi cela ne serait-il pas pareil avec les profs ?

SABRINA CALIAROS
#392, le 26/01/2015 - 13:44

Faire évoluer ses pratiques, sentir que la classe adhére sont autant de gains que représente le numérique lorsqu'il est au service d'une intention pédagogique intéressante, bien conceptualisée et maitrisée dans sa mise en oeuvre. Certes cela suppose pour le professeur de changer sa façon de travailler, d'adapter des contenus en les enrichissant de différentes ressources et cela prend plus de temps que de faire "comme d'habitude". En revanche, les professeurs qui adoptent des méthodes "agiles" qui prennent en compte les différents temps d'acquisition des élèves peuvent échanger, partager, collaborer et faire en sorte que ce que chacun crée profite à tous. 

Un cluster pédagogique à l'échelle d'un établissement, d'un bassin, d'une ZAP(zone d'animation pédagogique) voire d'une académie!

Que la liberté pédagogique permette d'inventer!

PierretteL
#387, le 26/01/2015 - 00:56

Je ne pense pas que cela demande plus de temps à toutes les étapes de la préparation et de l'évaluation. On passe certes, encore beaucoup de  temps pour la recherche et l'élaboration des séquences ; mais la maitrise des outils, la connaissance des enjeux de la littératie numérique et de l'évaluation par compétences sont très importantes dans la gestion du temps. je trouve qu'on ne s'attarde pas assez sur ces deux derniers points dans la formation des enseignants. C'est comme si on vous donnait une machine sans vous donner les moyens de comprendre en quoi elle pourrait vous aider.

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