La période de participation est maintenant fermée. Merci à tous d'avoir participé.

Vous êtes sur la page de contribution de demoureg sur le débat « Le numérique et les compétences de demain ».

Retourner au débat

La contribution #566

demoureg
#566, le 03/02/2015 - 09:34

Et si on apprenait à apprendre?

Former des jeunes de 14 ans à devenir des développeurs de très haut niveau en C++ ou en cobol, est-ce la bonne solution? Je ne crois pas. Et tomber dans ce piège est facile. Comme le dit l'introduction ci-dessus, la plupart des métiers, à l’horizon de 2050, n’existent pas encore aujourd’hui. Nous ne connaissons donc ni les technologies qui seront utilisés et ni leurs usages. Ainsi, l'apprentissage d'un ou de plusieurs languages de programmation a du sens quie s'il a pour objectif de donner à l'élève le goût d'apprendre, la volonté de se former par lui-même afin de répondre à un besoin présent ou futur. Les développeurs d'aujourd'hui, de toutes nationalités, ont pour la plupart appris seul sans l'aide d'une école qui ,au mieux, leur a fourni les bases du savoir. Les métiers du numérique bougent vite, demandant une réadaptation pérpétuelle. Je pense ainsi que l'école doit évoluer en deux sens :

  1. Donner le goût d'apprendre en accompagnant l'élève dans l'apprentissage pour lui donner cette envie de se former
  2. Lui donner les outils nécessaires à partir du lycée voire même du collège pour se former sur d'autres sujets par lui-même (e-learning adapté etc).

Enfin, je rejoins Lepine Kong ci-dessous. Il faut lutter contre la dévalorisation de certains métiers et aussi réorienter les élèves (ce qui va au-delà du numérique). "ça fait bien" de faire du marketing digital ou être chef de projet, néanmoins, le marché de l'emploi cherche d'autres profils aujourd'hui qui peuvent être tout autant valorisé, mais l'aspect technique même parfois terre à terre (brancher des cables RJ45 ça fait pas rêver au premier abord), rebute, en premier lieu les parents. Mais c'est métier, on en a besoin et on a pas besoin d'un BAC+6 non plus pour les réaliser. Ainsi, je pense que l'école a encore deux autres défis à relever:

  1. Mieux orienter l'élève dès le collège même si il est le premier de sa classe, il ne doit pas forcément être orienté vers un cursus long.
  2. Revaloriser des filières techniques post-brevet et revoir/créer des cursus liés au numérique et ouvrir des portes de réorientation pour ne pas trop les engager.

Bref, l'école a du travail mais c'est l'affaire de tous.

 

2 arguments pour ∨

Olivier Duprez
#601, le 04/02/2015 - 02:35

Je suis d'accord, mais ce n'est pas suffisant ; il faut aussi donner à l'élève l'envie d'analyser, interpréter, ou contre-argumenter, puis de vouloir communiquer et partager avec pragmatisme les fruits de ces processus.

fxperdriole
#598, le 03/02/2015 - 23:51

En tant que professionnel de l'informatique, je ne vois pas l'intérêt d'enseigner, par exemple certains langages de programations qui seront caduques à brève échéance, pourquoi ne pas plutôt faire de l'algèbre de boole avec un papier et un crayon, c'est une aussi bonne méthode pour apprendre la logique. Quel est l'intérêt de connaître (si tenté que l'on puisse !) le fonctionnement des appareils que nous utilisons tous les jours ? Apprenons le micro-ondes et la machine à laver ça sera plus simple et sans doute tout aussi utile, surtout quant je vois dans le cours de physique de mon fils de cinquième que l'unité de température est le °C !!! L'unité SI a toujours été le kelvin (0k=-273,15°C).

Pourquoi aller apprendre TCP/IP les couches OSI etc. De toute façon, à l'heure actuelle le personnel enseignant en est incapable. D'ailleurs à quand un CAPES d'informatique ? J'ai contaté de plus pour avoir eu l'occasion d'intervenir dans une école primaire que, trop souvent, les élèves sont livrés à eux-mêmes devant des machines et "surfent" sans contrôle sur n'importe quel site web, je vous laisse imaginer ce que l'on peut trouver sur les écrans...De plus, ils peuvent trop souvent faire la même chose chez eux ; si tel n'est pas le cas ils peuvent aller n'importe où avec leurs smarphones, appareils sur lequels il est très très compliqué d'implémenter un filtrage d'URLs.

Donc, commençont par enseigner aux instits, parents et élèves les dangers potentiels de ces techonologies.

Une fois ceci fait, on pourra les utiliser efficacement à de nombreuses fins ; pour l'instant c'est trop tôt.

 

La consultation est fermée

Aucun argument contre

La consultation est fermée

Aucune source déposée

La consultation est fermée