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La contribution #20

Emmanuel
#20, le 20/01/2015 - 15:04

L'open source comme un grand défi à relever

L'appropriation des outils numeriques ne pourra avoir lieu que si nous savons comment ils fonctionnent. L'outil numérique n'est pas magique et comprendre son fonctionnement passe aussi par la nécessité de pouvoir le modifier et l'adpater à notre besoin.

L'open source offre un formidable terrain d'apprentissage et de liberation de l'utilisateur

7 arguments pour ∨

alainmi
#824, le 15/02/2015 - 10:44

Même remarque que la précédente : pas vraiment besoin de savoir en profondeur comment fonctionnent les logiciels libres, ce n'est pas là le problème.

En revanche, OUI et 3 fois OUI à l'utilisation systématique de logiciels libres dans l'Éducation Nationale !!!

Pour ce qui est des arguments "contre" évoqués dans la colonne d'à côté, on voit bien qu'ils tiennent plus de l'incantation et de la méconnaissance complète du sujet que d'autre chose...

@Pascal Auvrard : que veut dire cette opposition entre "logiciel professionnel" et "logiciel libre" ??? Les logiciels libres sont tout aussi "professionnels" que des logiciels "propriétaires". Et certains logiciels "propriétaires" sont très loins d'être "professionnels" ! Bref, cette confusion des termes utilisés montre bien la méconnaissance du sujet. Quant au fait que "un logiciel professionnel est plus performant et évolue beaucoup plus rapidement qu'un logiciel libre", (en remplaçant "professionnel par "propriétaire") c'est exactement le contraire ! Il suffit d'observer les délais incroyablement longs avec lesquels certains éditeurs de logiciels corrigent les failles de sécurité découvertes... (ou parfois ne les corrigent jamais, d'ailleurs...)

@Bubulbul : "Cela va bien pour bricoler des choses simples, mais dès que l'on veut faire quelque chose d'abouti, on peut oublier les logiciels libres..." Eh bien, voilà un argument de poids !  :+)  Quel rapport entre la nature d'un logiciel (libre ou payant) et le fait de réaliser "quelque chose d'abouti" ??? On croit rêver en lisant ce genre de choses... C'est exactement le genre de remarques qu'on entend quand quelqu'un teste un nouveau logiciel (libre en l'occurrence) pendant 5 minutes en essayant de transposer ses connaissances d'un autre logiciel (payant) qu'il maîtrise bien mieux. Forcément, on n'arrive à rien ou pas grand chose et on est déçu, on trouve tout "nul" puisque forcément, ce n'est pas exactement comme le logiciel auquel on est habitué. Pour faire quelque chose d'abouti, il faut maîtriser à fond son logiciel (libre ou payant, peu importe) et s'investir, passer du temps sur sa réalisation pour la peaufiner, c'est tout !

@flo_lafouch : "les baba cool du libre"...! Pourquoi cette vision réductrice et condescendante ? Les utilisateurs de logiciels propriétaires seraient-ils quelque part "supérieurs" aux autres ? Il y a toujours là-dessous cette idée selon laquelle "je paye mon logiciel donc, il est meilleur"... C'est quand même incroyable de ne pas arriver à se débarasser de ce genre de d'idées préconçues et de la justifier par des arguments aussi personnels et subjectifs que "C'est systématiquement moins intuitif." Tout dépend de l'intuition de la personne, j'aurais envie de répondre...! ;+)  Il ne faut pas non plus oublier que tout changement pour passer de "son" logiciel habituel à un autre logiciel (quel qu'il soit, libre ou pas) implique forcément un phase de découverte, d'adaptation, pendant laquelle on sera forcément moins productif. Il faut aller au-delà.

Pour en revenir au sujet de départ, je pense tout simplement que l'Éducation Nationale NE PEUT PAS exiger de ses personnels (et de ses élèves) qu'ils utilisent des logiciels propriétaires payants, comme c'est trop souvent le cas... (transmission de documents dans des formats fermés, non interopérables, comme le .docx).

L'Éducation Nationale DOIT faire en sorte d'utiliser partout et autant que possible des logiciels accessibles à tous, libres et gratuits.

phlr37170
#708, le 07/02/2015 - 23:28

Je suis un fervent partisan de l'utilisation des logiciels libres dans les entreprises, dans les administrations, dans l'éducation et à titre privé.

Cependant, contrairement à Emmanuel, il ne me semble pas nécessaire que l'utilisateur non spécialiste sache comment il fonctionne et encore moins qu'il puisse le modifier. Si ces possibilités sont des caractéristiques fondamentales et la marque même du libre, il est erroné d'en faire une obligation d'usage pour l'utilisateur "de base". Cela conduirait à limiter drastiquement le nombre de ces utilisateurs aux seules personnes ayant des compétences affirmées en matière de développement et donc in fine à favoriser les logiciels non libres.

Je vois d'autres avantages au libre qui tiennent justement au fait qu'on ait la possibilité de connaître leur "recette" et de pouvoir la modifier.

"On" peut d'abord savoir ce qu'ils font et surtout ce qu'ils ne font pas. "On", c'est d'abord la communauté des développeurs qui sont nombreux et qui, parce que justement le code est ouvert, sont en capacité de contrôler ces logiciels. Dès lors, cette communauté de développeurs valide les logiciels sous licences libres et apportent à l'ensemble des usagers le gage de sécurité que ne peuvent pas donner les logiciels propriétaires ou privatifs selon l'expression de RMS.

Ensuite, l'ouverture du code permet évidemment l'évolution rapide de ces logiciels dont les solutions innovantes sont souvent reprises par les logiciels propriétaires.

Enfin pour l'ensemble des usagers, il y a la question du coût. Quel bonheur de pouvoir utiliser gratuitement un OS comme l'une des distributions de Linux, un navigateur web comme Firefox, une suite bureautique top niveau comme LibreOffice et encore Thunderbird, Gimp, Inkscape ... Comme il est agréable de n'être plus la "vache à lait" de microsoft avec ses windows non fiables, son internet explorer imposé, son microsoft office obligé ...

Comme citoyen, je considère aberrant et scandaleux les retards de l'Education nationale, voire l'absence, dans l'implantation du libre à l'école. Pourquoi pas Linux, pourquoi pas LibreOffice alors que plusieurs grandes administrations les utilisent déjà et certaines (notamment la Gendarmerie nationale) depuis très longtemps?

Je rédige ce commentaire aussi pour répondre aux "arguments contre".

D'abord @Paul Auvrard. "Le développement de logiciels est un métier, certes passionnant, mais réservé aux individus disposant de compétences spécifiques". Les développeurs de libres sont au moins aussi compétents que les développeurs de logiciels privatifs (de liberté...). Un logiciel libre est un "logiciel professionnel" et tout aussi sinon plus "performant". Je rappelle, par exemple, que la grande majorité des serveurs dans le monde tournent sous Linux. Enfin les invectives de la fin de ce commentaire me semblent complètement déplacées dans ce débat et particulièrement infondées.

Ensuite @bubulbul . "Moins ergonomiques... pas aboutis". Complètement faux. Venez voir Linux Mint, LibreOffice, Firefox, Thunderbird ... Vous ne connaissez pas les logiciels libres. "Si le libre avait les mêmes capacités que le payant nous ne sommes pas idiots et l'on se saisirait de ces outils." Euh... eh bien, justement, il y a longtemps que, moi, j'utilise le libre et je vous invite à le faire pour ne pas mourir ... comme vous dites.

@flo_lafouch . "dès que j'utilise le libre je me casse les dents et je laisse tomber. C'est systématiquement moins intuitif." Je vous conseille les logiciels que je cite plus haut. Il n'y a pas plus intuitif sauf à être de très mauvaise foi. Quant aux "baba cool du libre", je pense que vous faites allusion aux milliers de militaires de la Gendarmerie nationale (cf plus haut)

@Frédéric Chotard . Je serais presque d'accord avec cet argument s'il n'omettait les dimensions sécurité et respect de la vie privée qui sont bafouées par nombre de logiciels privatifs. On ne peut pas comparer un livre à un logiciel. Ce sont des objets de nature différentes. Vous voyez ce qu'il y a dans un livre, vous ne savez pas ce que fait exactement un logiciel quand vous cliquez ici ou là.

En conclusion: oui pour le libre à l'école et tout de suite.

 

 

 

yoannd
#409, le 27/01/2015 - 11:13

Le logiciel libre vient en grande majorité d'université, qui sont probablement en pointe au niveau des technologies de demain. D'autre part une forte documentation gratuite est disponnible (peut être qu'un effort de traduction en français sera nécessaire pour certain logiciel).

Utiliser les systèmes d'exploitation libres (et là je pense à Linux) est la chance de pouvoir comprendre comment les ordinateurs et les machines (et j'inclus téléphonne portable, tablet, les futurs IoT) peuvent fonctionner. Avoir accès à une communauté gratuite (impliqautn l'échange, le partage, l'apprentissage de la lange Angalise). Devenir acteur de son outils numérique. Peut être que certain ont du mal à appréhender le libre, car peut être ont été trop endoctriner dans une vision réduite des possibilités d'un système informatique. Certe je ne dénigre pas les outils qui sont produits par les entreprises professionnelles qui nous facilite la tâche tous les jours, mais je péblicite quand même l'approche ouverte du logiciel libre qui permet d'explorer son fonctionnement si nécessaire. J'utilise beaucoup de système libre et logiciel libre, je n'ai pas passé mon temps à recompiler quoi que ce soit, ou a entrer dans son code informatique. Par contre j'ai été ravis des tutoriels qui chaque jour me permette de mieux comprendre et appronfondir la maîtrise de tel ou tel outil.

Marie-Odile
#34, le 20/01/2015 - 18:55

Plus que l'open source le Logiciel Libre. Richard Stallman dans ses nombreux discours L'école doit enseigner l'utilisation du logiciel libre pour former des utilisateurs habitués au logiciel libre et prêts à participer à une société libre, une société numérique libre" ou encore "Les écoles doivent utiliser uniquement le logiciel libre" Voir ici une conférence de 2012 Logiciels libres et Education

pagitau
#119, le 21/01/2015 - 12:36

l'open source, et les logiciels libre doivent etre encouragée dans l'enseignement. pas tant au niveau de la philosophie qu'ils portent, mais surtout parce qu'ils permettent la pérénités et l'inter-opérabilité des documents, et également parce qu'ils ne coutent rien aux élèves.

Il n'est pas acceptable que l'éducation nationnal utilise des logictiel propriétaires, que beaucoup d'élèves ne peuvent pas se payer, ce qui les empêche de travailler sur les documents de cours chez eux.

Ventilator Dude
#236, le 22/01/2015 - 19:50

L'équipement des postes de toutes les écoles et des établissements publics avec GNU/LINUX et des logiciels libres ferait également économiser à l'Etat des dizaines de millions d'euros de licence pour les prochaines decennies.

Antoine Desaulnes
#183, le 21/01/2015 - 23:32

En effet, c'est quand on sait modifier l'outil informatique lui même (et plus précisément les logiciels) que l'on gagne en autonomie et en créativité. L'utilisation de logiciels libres et surtout des "distributions" (=système d'exploitation) linux pourraient être encouragés plus dans les établissements ! D'abord cela coûterait moins chers à l'Education Nationale d'installer des Ubuntus (ou autre système d'exploitation gratuit) plutôt que de payer des licences microsoft. Ensuite les élèves découvriraient le fonctionnement des logiciels libres (construits par et pour les utilisateurs).

Cette proposition est donc admirable et pleine de bon sens...

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4 arguments contre ∨

Pascal Auvrard
#497, le 30/01/2015 - 14:24

Est-il nécessaire d'être mécanicien automobile pour conduire?

Le développement de logiciel est un métier, certes pationnant, mais réservé aux individus disposant de compétences spécifiques.

On peut certainement déplorer les profits fait par certains reste que tout travail mérite salaire et qu'en général un logiciel professionnel est plus performant et évolue beaucoup plus rapidement qu'un logiciel libre.

Laissons aux développeurs le soin de produire les outils qui vont bien et faisons découvrir l'usage de ces outils incontournables à nos élèves.

Chacun chez soi et les chêvres seront bien gardées.

bubulbul
#376, le 25/01/2015 - 17:12

Souvent moins ergonomique. Perte de temps pour tous. C'est dommage mais la réalité. Si le libre avait les mêmes capacités que le payant nous ne sommes pas idiots et l'on se saisirait de ces outils. Ce n'est pas le cas. Cela va bien pour bricoler des choses simples, mais dès que l'on veut faire quelque chose d'abouti, on peut oublier les logiciels libres...

flo_lafouch
#320, le 23/01/2015 - 21:15

J'ajouterais qu'il serait sympa aux baba cool du libre de le démocratisée. J'utilise beaucoup le numérique mais dès que j'utilise le libre je me casse les dents et je laisse tomber. C'est systématiquement moins intuitif. Pourquoi?

Frédéric Chotard
#99, le 21/01/2015 - 10:36

On peut être favorable à la démarche de l'open source, ainsi qu'à la philosophie générale qui sous-tend l'usage de logiciels dits libres, sans pour autant voir cela comme un élément essentiel de la pédagogie. Je ne pense pas nécessaire de comprendre en détail le fonctionnement d'un logiciel (et encore moins son code source) pour pouvoir me l'approprier, et en tout cas je crois que ce n'est pas une priorité pour l'école. Que je saisisse un texte sous Word ou sous OpenOfice Writer n'est certes pas innocent en soi, mais dans le débat qui nous intéresse c'est beaucoup plus important de se demander ce qu'on écrit, pour qui, pourquoi, et non pas si l'outil employé est libre, propriétaire etc.

Pour prendre une autre image, lorsque je lis ou fais lire un livre, son contenu peut très bien être sous copyright à visée commerciale, et je ne sais pas exactement par quelle méthode l'objet a été composé, imprimé, relié; mais en termes d'enseignement et d'apprentissage c'est une question très secondaire.

En revanche, il est utile que ceux qui décident des choix matériels et structurels de fonctionnement des établissements scolaires soient imprégnés de ces questions.

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