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La contribution #169

Claude-Albin ROLLAND
#169, le 21/01/2015 - 22:26

Commencons par convertir les enseignants avant les élèves

De nombreux professeurs sont encore réticent au numérique. Combien de professeurs ont un smartphone connecté à internet en illimité ?

Ne faudrait-il pas commencer par convertir et accompagner les enseignants dans ce changement car nos élèves nous devance souvent dans la maitrise des nouvelles technologies. En les équipant des moyen de communication récent ?

C'est souvent pour cela que l'on s'obstine à présenter les risques car ils representent nos peurs.

Certaines de mes évaluations sont effectués sur PC et smartphones (si les élèves ont un smartphone et une connection internet illimité). Résultat la note est immédiate et non contestable. (dommage que je doive utiliser des sites non-français).

Mon avantage je travaille en STI et je maitrise ces technologies. Mais je suis convaincu qu'elle peuvent être exporter dans de nombreuses autres discipline.

Cependant rien que d'évoquer l'idée de sortir le smartphone en cours, bloque nombre de mes collègues, c'est dommage.

1 argument pour ∨

Ghislain Messe
#382, le 25/01/2015 - 21:03

Tout à fait d'accord, tout vient de la pratique. J'observe de plus en plus de professeurs utiliser leur smartphones, d'autres moins nombreux, des tablettes. Et forcément ils utilisent plus le numérique dans leur pratique professionnelle.

Ces mêmes professeurs disaient il y a 5 ans que ces outils étaient des gadgets inutiles, ils se rendent compte par eux-mêmes de toutes les possibilités qu'offrent ses ordinateurs de poche.

Dans ma pratique professionnelle je demande de plus en plus à mes élèves d'utiliser leur appareil. C'est là que je vois tout le travail qui reste à faire. Ils ne savent pas écrire, lire, stocker, ou s'ils le savent, ils le font de façon très désordonnée. 

Je fais les évaluations via notre ENT qui est 100% français (ENT MESTEK), mes élèves les font en cours ou chez eux.

Je suis convaincu que dans très peu de temps, chacun, professeur et élèves, utilisera son propre materiel, exactement comme pour les anciens outils : stylo, règle, papier, livre etc.

En ce concerne le coût : une voiture est nécessaire pour travailler, un appareil électronique est aussi nécessaire. Au lieu de dépenser dans ce qui est très vite périssable : papier, stylo, utilisons ce que nous avons déjà ou que nous aurons très rapidement.

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5 arguments contre ∨

Vandymath
#640, le 05/02/2015 - 23:19

Je suis d'accord avec Antoine. Utiliser un smartphone ne veut pas dire être au point sur les nouvelles tchnologies. Pour ma part, j'ai un vieux téléphone qui ne reçoit même pas les MMS. J'émets beaucoup de réserve sur l'utilisation des nouvelles technologies et notamment internet dans les écoles.

Je pourrais donc passer pour l'un de ces vieux profs dinosaures. Pourtant, je suis pour mes collègues la référence en informatique. Dès qu'il y a besoin d'apprendre à faire quelque chose, trouver un logiciel pour faire telle ou telle chose, c'est moi qu'on vient voir. 
J'utilise en classe des diaporamas, du tableur, des logiciels de géométrie dynamique, des logiciels de programmation, de la diffusion de vidéo. des grapheurs, des exerciseurs, tous mes cours, corrections sont en ligne... Bref, je pense que je maîtrise 2 ou 3 trucs en la matière. Et c'est justement pour ça que j'émets des réserves. Croire que les jeunes sont plus au fait des nouvelles technologies que nous est une erreur. Oui, ils sont plus habiles sur twitter, facebook et clash of clans. Par contre, en seconde, ils sont incapables de savoir où est stocké un document sur leur téléphone portable ou sur leur PC. Ils ne font pas la différence entre Word et Windows (bah quoi, c'est pas pareil Monsieur ?) Il ne savent pas insérer une image dans un document ou faire une mise en page basique. Ils passent beaucoup de temps sur Internet, mais ne savent pas comment chercher. Par contre, si on leur explique qu'il y a un livre au CDI qui donne toutes les réponses, ils répondent: "mais comment on fait pour le télécharger ?" voire "si c'est pas sur Internet, c'est pas fiable" (si si , je vous assure). Enfin, pour un confort de lecture, lorsque je corrige des rédactions de démonstrations, je préfère le bon vieux papier, parce qu'avant que des élèves sachent rédiger en LaTeX ("traitement de texte" scientifique)  qui est un mélange d'anglais, de programmation et pour lequel on ne voit même pas ce qu'on écrit (il faut d'abord faire une compilation ), il va couler de l'eau sous les ponts (pas assez "convivial" et trop de mots à apprendre avant d'être utilisable). 

Donc pour faire des exercices de rappels automatique type QCM, oui, mais si on veut évaluer une rédaction de raisonnement, c'est non.

Et puis, c'est bon parfois de lâcher son smartphone et faire 15m pour parler à quelqu'un, c'est plus amical qu'un SMS.

flo_lafouch
#325, le 23/01/2015 - 21:36

Pourquoi faut-il convaincre les enseignants? Car comme tout le monde ils ont peur de ce qu'ils ne maîtrisent pas! Donc encore une fois se pose la question de la formation et non de la bonne volonté.

Les élèves sont convertis, n'ayez craintes.

En revenche les écarts se creusent sur 2 points : la pluspart du temps les élèves sont meilleurs techniciens que nous (alors utilions ces compétences en cours si nous avons peur de nous planter sur tel out tel outil) mais nous sommes bien "meilleurs" citoyens qu'eux, que ce soit pour le numérique ou pas. Donc l'enjeu est de former de futurs citoyens du monde numérique. cf contribution de Michel Guillou plus haut.

Enfin je refuse de ME payer un forfait internet illimité si je n'en n'ai pas usage personnel. Ce n'est pas donné, ne nous leurrons pas. Si cela doit être une obligation de service, que l'adminstration me le paie!

Luciel
#260, le 23/01/2015 - 10:30

Le réseau mobile propre des élèves est un facteur agravent d'injustice sociale et géographique.

http://www.numerama.com/magazine/31010-l-ufc-charge-free-et-sfr-sur-la-q...

Antoine Desaulnes
#182, le 21/01/2015 - 23:19

Cette contribution est un attristant cliché sur les vieux professeurs qui tels des "dinosaures" resisterait à l'inéluctable "progrès" et aux outils high tech...
Est-ce vraiment nécessaire d'avoir "un smartphone avec accès à internet en illimité" pour être un bon professeur? Bien sûr que non !

Je vous cite encore "C'est souvent pour cela que l'on s'obstine à présenter les risques car ils representent nos peurs." Mais les risques des technologies sans fils sont pourtant bien réels que ce soit leurs effets sur le psychisme, encore difficile à évaluer et surtout les effets physiologique et biologique largement AVERéS.

lire par exemple cet article du monde (si vous n'avez pas le temps de lire les nombreuses publications scientifiques) :

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/12/01/micro-ondes-le-wi-fi-tueur-...

Donc l'enjeu de l'école numérique est avant tout d'utiliser les bonnes techniques pour diffuser et accéder aux informations. Bannir le wi-fi des écoles et préferer la fibre optique et les cables ethernet pour accéder à internet dans les établissements, qui se doivent de protéger les capacités physiologiques et cérébrales des futurs citoyens.

 

Bertrand Collet
#189, le 22/01/2015 - 09:35

Je ne suis pas certain du tout que la possesion d'un Smartphone soit un indicateur des compétences numériques des enseignants. Effectivement, les numériques sont par définition portables sur différents supports (un vieux micro-ordinateur avec un navigateur à jour suffit largement ...).

Enfin, et surtout, doit on considérer que nous devrions être en "avance" sur nos élèves en matière de numériques ? La même question se pose dans les entreprises.

Auparavant c'était les entreprises qui apportaient le progrès informatique, maintenant, avec les usages numériques, ce sont les employés qui sont en avance sur les usages de l'entreprise.

Il s'agit, pour les entreprises, et les enseignants d'une réelle opportunité, avoir la possibilité de s'enrichir des usages divers et variés de la société dans nos enseignements.

Pour mieux comprendre mon point de vue, voir l'entretien de Dominique Turcq (Professeur à HEC, ESCP, INSEAD) qui fait un "Eloge du retard de l'entreprise" qui peut apparaître iconoclaste, mais qui apparaît comme évident une fois intégrés ses arguments :

Durée : 10:24 minutes

Source : Précepta Stratégiques

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