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La contribution #17

Ghislain Dominé
#17, le 20/01/2015 - 11:21

Encourager l'expérimentation pour s'investir dans le numérique

Le numérique, entre archéologie et recherche pédagogique

 Penser le numérique comme un au-delà à atteindre est borner le sujet à de la simple prospective. Si ce n'est de la science-fiction. Or, on sait à quel point la fiction a pu se fourvoyer imaginant des classes sans professeurs, les élèves recevant le savoir par la magie mécanique de distributeurs de contenus.
Le numérique est un pont. A maints égards. Un pont temporel d'une part. Spatial d'autre part. Humain surtout. Examinons chacun de ces points

  • Un pont vers les rives du passé pédagogique

Parce qu'il rend  plus facilement accessible les ressources, le numérique est une formidable invitation à l'archéologie pédagogique. Comment l'enseignement se pratiquait-il au Moyen-Age? Gallica est là pour vous le montrer. Qu'écrivaient Péguy ou bien Freinet à propos de l'enseignement? Vous pouvez aisément redécouvrir ces penseurs sur votre liseuse ou votre tablette. Sans même sortir de chez vous.
Cet accès si facile à des siècles de recherches pédagogiques est une invitation à prendre du recul. A raviver des pensées puissantes mais trop souvent laissées pour alternatives.

  • Une ouverture vers les collègues d'ici et d'ailleurs

Les enseignants sont des passeurs d'expériences. Mais bien souvent celles-ci ont un horizon géographique restreint : les collègues de son établissement ou de son secteur au mieux. Or, le numérique vient ouvrir de nouveaux horizons. Les réseaux sociaux sont les terres d'accueil de communautés éducatives élargies dépassant les frontières géographiques. Des rencontres virtuelles dans le cadre des #ClavEd ou des #TwittMOOC sont l'occasion d'échanges et de co-constructions tout simplement inimaginables sans le numérique.
Ces changements d'échelle sont une vraie richesse car ils nourrissent réflexions et expérimentations.

  • Parce que nul n'est autre

Le numérique n'est pas que technique. Derrière l'outil il y a toujours une pensée active. Et ô combien semblable à la sienne. La pédagogie à l'heure du numérique s'apparente à une forme de natation synchronisée. Cette ouverture profite aussi naturellement aux élèves puisque les enseignants sont naturellement invités à mettre à profit en classe les liens tissés avec les collègues. Quoi de plus concret que de mettre en pratique son anglais avec des camarades new-yorkais? Et pour étudier le château de Versailles, pourquoi ne pas solliciter les touristes présents sur place et qui tweetent photos et commentaires? Or, pour découvrir ces trois territoires du numérique, il convient de donner du temps mais aussi et surtout à encourager l'audace pédagogique. Les échecs doivent être analysés et servir de levier et non stopper immédiatement le processus expérimental. L'extension du domaine pédagogique au numérique ne pourra se faire sans lier ces trois points :

  • le numérique n'est pas une éradication du passé. Il s'agit au contraire d'une opportunité pour faire vivre des approches variées, parfois très anciennes, avec des innovations
  • le monde éducatif a tout à gagner à user des dimensions planétaires du numérique. Jamais le Monde n'a été aussi palpable pour le monde de l'enseignement
  • dans un contexte géopolitique troublé, tout voisin peut aisément devenir autre. Le numérique ouvre les portes et invite à la rencontre, aux dialogues. Plus que jamais cela est vital pour nos sociétés.

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Romance Cornet
#127, le 21/01/2015 - 14:05

Je me retrouve tout à fait dans ces propos. J'ai toujours utilisé l'ordinateur à modeste échelle dans ma classe mais le manque de connexion, de mises à jour ne me permettaient pas de faire évoluer mes élèves dans cet espace.

Depuis que j'ai les moyens techniques dans ma classe (TBI, classe mobile), j'ai pu donner une dimension autre non seulement à mon enseignement mais aussi à ma formation.

- La préparation des cours/applications plus dynamique et participative, plus riche aussi puisque je peux désormais intégrer des ressources plus variées.

- Je peux illustrer instantanément mes propos, trouver une réponse visuelle plus rapide aux questions de mes élèves.

-  Ma classe est plus ancrée encore dans le monde à travers des projets via twitter (#twictée, #défi, #conte...), via ENT. Elle n'est plus restreinte à son territoire mais ouverte aux autres pour coopérer encore plus. Je n'oublie pas pour autant le monde proche puisque nous n'avons pas abandonné le travail en projet (correspondance papier, journal, classe découverte...)

-  Mes élèves sont plus aptes à comprendre les mécanismes du numérique dans la mesure où il testent les outils, en comprennent les intérêts et les limites. Cette ouverture donnée en classe les aidera à devenir des citoyens éclairés, sans aucun doute.

 

- De mon côté, j'ai pu tisser des liens encore plus forts et cohérents avec des collègues d'ici et d'ailleurs, élaborer des projets, se mettre d'accord, faire le bilan des actions... Le numérique a vraiment été pour moi un tremplin de plus dans mon auto-formation quotidienne. Chaque jour, je prends connaissance de nouveaux outils qui pourraient enrichir mon travail auprès des élèves.

Le numérique est pour moi un outil formidable d'expansion et de mémoire du savoir. Il est un complément essentiel de mon enseignement.

 

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